Mes adieux au Front de Gauche

bc4884e0761134223b770eeaa80d43d3« Oui, vous avez bien lu : à ceux qui vous parlent de souverainisme comme d’une baguette magique qui eut été nécessaire en Grèce, vous pouvez les envoyer jouer aux billes. » (Yannis Youlountas)

Ma gauchosphère tant chérie, si intime, celle qui allait du PS au NPA ¹ au moment où j’ai commencé ce blog, est en train de se désagréger. Irrémédiablement. Si je pensais qu’il puisse y avoir la moindre possibilité que cette famille politique qui fut la mienne pendant si longtemps puisse renaître de ses cendres, je pourrais peut-être changer d’avis. Mais tel n’est pas le cas. Pire, je vois chaque jour des signes qui me font en désespérer. Elle est de toute évidence en train de s’auto-détruire. J’ai bien trop attendu, en vain. Elle ne cesse de trahir, jour après jour, ses valeurs fondatrices, et donc les miennes, tant j’ai pris l’habitude de  m’identifier à elle. Pendant toutes ces années d’animation de ce blog, où j’ai pu par le biais des thématiques de mes billets successifs, écrits à un rythme frénétique, renforcer mes valeurs personnelles et m’éclaircir la teneur profonde de mes combats, j’ai réussi à comprendre comment je fonctionnais et ce qui m’importait. La ligne rouge qu’il s’agit à mon sens de ne pas franchir où que l’on soit à gauche est très clairement celle de la lutte contre toutes les discriminations :  le racisme, le sexisme, l’homophobie et la transphobie et autres perversions humaines. Mon ennemi idéologique est donc très clairement  l’extrême droite et ses antiennes sacrées qui vont à l’encontre de mes valeurs : patriotisme, nationalisme, grand remplacement, refus de l’étranger, du différent, des musulmans, d’une vision un peu plus humaniste que la leur,  la nôtre étant considérée comme décadente…   Incroyable inversion rhétorique qui me voit qualifier si souvent de collabo alors même qu’une certaine filiation spirituelle les voit plus sûrement du côté de l’ennemi… J’ai pourtant trop vu de compromissions avec ma ligne directrice tout au long de ma réflexion personnelle dans mon propre camp. J’ai constaté à quel point certaines directions de partis arrivaient aisément à s’accommoder de certaines entorses notables à leurs belles déclarations de principes, quand bien même certains éléments y contrevenaient gravement. Il me suffira pour éclaircir mon propos de parler du cas Balme. Depuis, j’en ai connu bien d’autres, et quand bien même je les ai dénoncés, ils n’ont pas disparus pour autant….  Ainsi, l’insupportable antisémitisme qui se dissimule derrière la cause palestinienne. Détestable compromission, incompatible avec mes valeurs.   Derniers épisodes en date qui signent mon profond désaccord et la consommation de mon  divorce, cette monumentale connerie du PG, dont je suis soulagé de ne plus faire partie, de se lancer dans un aussi mégalomaniaque qu’irréfléchi plan B dont le but inavouable et inavoué est de sortir de l’euro. Une erreur grossière qui range à mes yeux le PG dans la  même voie sans issue qu’est le souverainisme, tant apprécié par certains au Front de gauche, derrière des gens comme Sapir, une vedette au PG, alors même que, incroyable paradoxe et totale contradiction idéologique dont certains militants mélenchonnistes ne semblent pas s’apercevoir, il se range derrière le mouvement nationaliste de Dupont-Aignan, tout comme Chevènement., ce qui me déplait au plus haut point. Un  mouvement pas franchement de gauche, il est utile de le rappeler.  Yannis Youlountas a superbement traduit récemment tout le mal qu’il convenait de penser de cette notion, qui ressemble fort d’expérience à une planche savonneuse…  Il a traduit dans ses deux derniers billets ma propre réflexion  mieux que je ne saurais le faire,  au point que je m’en suis retrouvé soulagé. En un mot comme en cent, pour moi, conformément à mes valeurs personnelles, le souverainisme, c’est de la merde qui a trop à faire avec le nationalisme et cette autre valeur que j’exècre : le patriotisme, valeur totalement dépassée à l’heure de la mondialisation. Seules la peur et le recroquevillement peuvent expliquer.

Et un mot, un seul mot, plus que tout autre, revient sur toutes les lèvres : souverainisme. Autrement dit, la cause principale du problème serait l’hétéronomie politique du gouvernement grec dominé par les institutions supranationales. Et la solution, élevée au rang de formule magique, se résumerait en une seule phrase : « sortie de la zone euro, abracadabra ! »

Permettez-moi de sourire. Le problème du souverainisme est l’arbre qui cache la forêt et occulte le vrai débat. Pire encore, appelons un chat un chat : le souverainisme est le principal piège de la débâcle grecque. (source)

Le dangereux revirement que je vois poindre derrière le thème de la sortie de l’euro, et cette convergence de certains personnages et de certains points programmatiques, autour de cette notion de souverainisme qui dissimule si mal certains relents nationalistes, me conduit à me retirer de cette gauche qui, vraie ou pas, n’est plus la mienne. Trop de choses nous séparent désormais. Elles ne sont pas seulement idéologiques, mais personnelles. J’ai bien trop de mal en effet à m’identifier à quelque parti que ce soit.  Mais en outre, je supporte bien mal tout mot d’ordre, toute autorité, et toute personne dont le culte et l’admiration sans limites (comme c’est manifestement pour certain(e)s le cas pour Mélenchon) demandent à éteindre tout sens critique. Il me semble, avec l’avancement en âge, que je suis de toute façon indigérable pour quelque structure politique que ce soit. Il y faudrait pour cela la disparition de ma distance critique, de mon intelligence, de mon esprit de remise en question, ce qui est proprement impossible. J’ai donc décidé de donner ma révérence à ce champ politique là, pour me consacrer librement à ce qui à présent m’importe. Et si au détour d’une conversation, comme cela est inévitable, on me demande quel est mon positionnement, je répondrai à présent que je suis libertaire de gauche. Puisqu’il parait qu’il y aurait des libertaires de droite… Un non sens à mes yeux. Mais puisqu’Onfray, bien plus intelligent que moi,  se revendique quant à lui comme capitaliste libertaire, alors… Il me faut le marteler : bien qu’à présent libertaire, je suis de gauche; vraiment. C’est à dire libre  de penser ce que je veux, loin des programmes partisans qui m’enfermeraient dans un carcan idéologique qu’il est bien difficile de réfuter quand on y appartient. Voilà. La suite au prochain épisode. j’avance…

¹ L.O. n’a jamais fait partie de mon spectre, désolé. Son fonctionnement est bien trop autoritaire/sectaire/militaire. Et quand je croise ici et là l’un de leurs militants, dans la vie réelle ou les réseaux sociaux (ainsi, Récriweb, bien connu sur twitter), je suis toujours navré du caractère automatique et idéologisé à outrance de leur positionnement et de leur rhétorique, sans qu’il y ait la moindre intériorisation et personnalisation du discours, comme des arguments.

23 réflexions au sujet de « Mes adieux au Front de Gauche »

  1. Je ne suis plus au PG et au Fdg, mais pour d’autres raisons que toi.
    Je m’étonne que tu t’accroches à l’euro malgré l’échec cinglant de la stratégie de Tsipras. Une politique de gauche ne pourra jamais voir le jour dans le cadre de l’eurogroupe. Il est préférable d’en sortir et de construire de nouvelles et véritables solidarités internationales.
    Sur cette question je suis totalement d’accord avec Lordon.
    Par ailleurs, faut-il attendre que le FN se détermine sur telle ou telle question pour se déterminer soi-même ?
    On peut être favorable à la sortie de l’euro pour d’autres raisons et même des raisons totalement en opposition au FN.. De même, la souveraineté peut être définie selon que l’on soit de droite (capitalisme national) ou de gauche (peuple souverain), et là encore, l’opposition est totale.
    De façon générale, les mots peuvent avoir plusieurs sens, et il faut les utiliser avec précaution.
    Enfin, l’accusation d’antisémitisme revient souvent. Delapierre, Mélenchon en furent frappés. On peut penser ce qu’on veut d’eux, mais nous savons qu’ils ne sont pas antisémites. Pour autant, faut-il soutenir aveuglément la politique de l’Etat d’Israël ? La nuance n’est-elle plus permise en ce monde ?
    Voilà l’ami mes quelques remarques.

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  2. oh, la bonne claque du matin-café-clope ! tu mets en mots des trucs qui me trottent dans la tête, comme un bruit de fond. je me suis ramassé pas mal de critiques quand je disais (mais ma lucarne de visibilité et mes compétences politiques et scripturales sont bien moindres que les tiennes) que je votais méluche 1er et 2ème tour mais avec un flingue sous l’oreiller : ses discours (ah, quel orateur) avaient toujours, quelque part, un tel relent de NÂTION françouaise, de beauté de la france, que je finissais par avoir la gerbe. et je dois dire que les éléments de langage actuel genre « redonner-sa-dignité-au-peuple-grec » sont pas loin non plus. mais étant en grèce, je les entends peu. ouf. car ce qu’il se passe en grèce n’a rien à voir avec la dignitié du peuple, de la nation mais avec une attaque et une destruction de population, de culture et d’environnement proprement capitaliste d’un truc qu’on ose à peine appeler un pays. moi, ce qui me touche c’est « the corporation  » (https://youtu.be/0ZmQ-YL63fM) qui s’attaque à mon voisin, un petit vieux tout fripé qui aide comme il peut sa famille et qui a vu sa retraite passer de 486€ à 392,70€. enfin, la corporation s’en bat les couilles il faut bien dire. mais dans sa grande entreprise de démolition, c’est mon voisin qui en paie le prix, en euros. je vois que ça, et je dois dire que mon horizon s’est singulièrement rétréci dans cette crise et en particulier ces 2 derniers mois. c’est les gens qui sont souverains. les gens. pas les peuples (même si ça me plaît l’idée de « peuple souverain » dans le cadre de la démocratie directe). et puis le souverainisme, on a vu ce que ça donne en grèce : l’ANEL, que les gazettes se plaisaient si fort à décrire comme le pendant d’extrême droite de cet extrême gauchiste (aïe, j’ai failli m’étouffer en écrivant ça) de tsipras, s’est proprement crashé sur les bancs de la vouli, pour un plat de lentilles constitué par quelques postes au gouvernement et l’extrême jouissance d’être au pouvoir. mais, bon, j’ai aucune réponse, aucune solution, je suis profondément anti-UE telle est est, un marché et rien de plus, et profondément pour une sorte d’union solidaire et coopérative entre pays méditerranéens (sud europe/afrique nord) donc pas mainstream. mais tout ceci pour dire que ton article m’a bien remuée.

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  3. Voilà, tu découvres que tu es un anar viscéral : ni dieu, ni maître, ni parti… pas confortable, mais tu t’y feras.
    Le truc qui nous rend infréquentables pour presque tout le monde : nous pensons par nous-même. Ce qui ne signifie pas que nous ne lisons pas, n’écoutons pas, ne discutons pas, n’échangeons pas. C’est juste qu’à la fin, ce qui sort, c’est notre pensée, pas un vomi prémâché.
    Et ça, ça énerve du monde, crois-moi!

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  4. @des pas perdus : je ne répondrai que sur la question de l’antisémitisme, car pour le reste, en effet, nous ne sommes pas d’accord. Mais ça je m’en doutais déjà, nous nous exprimons tous deux suffisamment sur ces sujets dans nos blogs respectifs pour nous connaître un peu… Je ne suis pas de ceux qui accusent sans raisons, il y a de l’antisémitisme au front de gauche, suffit d’aller voir sur les groupes pro-pal pour le constater. Le cas Balme n’en est que la partie la plus visible, d’autres le cachent derrière le petit doigt de l’antisionisme, qui le dissimule bien mal. Pour autant, tous ceux qui, comme c’est mon cas il est nécessaire de le rappeler au vu de certaines critiques grossières et infondées que je viens de voir à l’instant sur twitter, luttent contre une certaine politique expansionniste, colonialiste, raciste, terroriste, militariste et autoritaire d’Israël ne sont pas antisémites, bien sûr. Me ranger dans le même sac que ceux qui ont accusé Mélenchon et Delapierre n’est pas correct. Eux le faisaient par cynisme, sachant que cela allaient les toucher, par calcul tacticien tordu. C’est du genre « salissez, salissez, il en restera toujours quelque chose…Il convient d’être prudent et de ne pas manier cette accusation à la légère, et donc de juger au cas par cas. Mais tous ceux qui généralisent en mettant tous les israéliens dans le même sac me font vomir. Si ce n’est pas de l’antisémitisme, c’est au moins de la xénophobie, et en tous cas de la connerie.

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  5. @le monolecte : je ne le découvre pas depuis hier, c’est un long processus, dont il m’a fallu accepter, avec un peu de courage et de détermination, l’issue. Il m’était bien plus facile de me reposer sur une structure politique ou une autre, quitte à la critiquer. Mais je le répète, car je le ressens ainsi : je suis indigérable (d’autres diraient ingérable, me l’ont déjà fait savoir) par quelque structure que ce soit. Même un groupe d’anars ne me supporterait pas bien longtemps… Quand à énerver du monde, en effet, les réactions à ce billet sur twitter sont éloquentes. Que de violence, d’agressivité, sans me connaître ! Aurai-je à me conformer à l’image idéale que certains se font de moi ? je suis vivant, pensant, aimant, agissant. Et je me fiche de leurs petites déceptions personnelles. je ne veux être le mètre (pour les têtes de clou : cette graphie est volontaire) à penser de personne.

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  6. J’ai bien apprécié le contenu des 2 premiers commentaires. J’ai quitté le PG car Mélenchon, avec ses propos, accentue finalement les tensions avec l’Allemagne ou ses voisins. En plus le second tour en 2012 me reste en travers de la gorge quand on voit ce qui a été fait depuis par ces gens dits de gauche. En plus, on perd peu à peu son libre arbitre mais en quittant un parti on ne fait pas avancer le schmilblick mais on retrouve sa « petite » liberté. Changer cette Europe de l’intérieur est techniquement impossible ou alors cela revient à faire pression sur les autres pour que ces derniers acceptent des choses qu’ils ne veulent peut-être pas. Je ne crois plus en l’UE ni en l’Euro ni en l’OTAN et je ne pense pas être souverainiste mais je suis comme un chat, j’aime bien connaître les limites de mon territoire (pouvoir s’y rendre) En fait chacun tente de trouver des solutions. Si seulement le bon sens et le respect de l’autre pouvaient être mis en avant mais ce monde est ainsi fait que ce sont plutôt des choses malsaines comme éloigner les centres de décisions du citoyen (communautés de communes, régions, parlements européen, etc.) mais aussi les excès de pouvoir, de consommation, de cupidité, de fric et de sexe qui motivent les politiciens avides de pouvoir. La malhonnêteté semble être le critère de sélection de cette engeance là qui fait les lois. Comment faire pour mettre des gens honnêtes en place sans qu’ils ne deviennent malhonnêtes ? C’est bien compliqué si ce n’est impossible. Je crois que plus les années passent et moins on avance dans la bonne direction.

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  7. Excuse-moi , mais ce billet pourrait se résumer ainsi : » Moi, Moi , Moi ….Moi quoi ! »
    le propos d’Onfray était (est) hautement plus complexe que le petit « résumé  » ici cité ….et il tournait autour d’une définition qui me va très bien « je suis de la Gauche de gauche « …c’est clair et très suffisant pour se situer dans la confusion actuelle .

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  8. Bien d’accord. Est-ce à dire tu es sur la ligne du FDG des élections européennes quant à l’UE et l’euro ?

    @monolecte, ta réponse est assez insultante parce qu’elle tend à généraliser en faisant de tous les militants encartés des êtres aliénés et fan d’un leader, et je te le dis d’autant plus que je suis non encarté, et que j’avais la prétention de penser également par moi-même quand j’étais dans une organisation.

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  9. Bonjour je ne connais personne ici et en lisant tous vos post je retiens que du negatif
    mes adieux « au front de gauche «  » comment dire vous me deseperez tous ici c4est pas possible y a rien a faire on est comdamné a notre divison permanente MARRE DE VOS CONNERIES car je vous le dit nos ennemis et je le repete NOS ENNEMIS eux se divisent pas bien au contraire eux se regroupent et font FRONT DE TOUTES LEURS PIECES LE MEDEF CE GOUVERNEMENT DE MERDE FINANCIERS EUROGROUPE BCE NELIBEARUX etc etc partout dans toute L’europe ils sont en train de se regrouper e t vous ici vous faites vos adieux au front de gauche et etes la a vous lamenter PUTAIN QUEL BORDEL MAIS QUAND ALLEZ VOUS VOUS EFFACER DEVANT LE BIEN COMMUN , L’INTERET GENERAL construire un front de gauche demande de la suite dans les idées du courage de L’abnegation du don de soit du volontariat pas des adieux ni du decouragement CAR EN FACE EUX DEPUIS TOUJOURS SONT CONFORTABLEMENT INSTALLES ET LE SERONT ENCORE LONGTEMPS SI on est ainsi vite decourage individuellement
    pour finir la gauche a besoin de bonhommes desinteressés qui donnent sans recevoir qui lachent rien quoi qu’IL arrive pour un objectif du bien commun et interet general et cela dans un FRONT DE GAUCHE UNI FORT SOUDE QUOI QU’iL ARRIVE
    merci de M’avoir lu Fraternité

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  10. Très en phase avec ce billet, mais pitié , pas Onfray, dont l’islamophobie et les propos de plus en plus reacs ne dépareraient pas le torchon « Causeur »…

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  11. @valdo : en effet, je me suis déjà exprimé à plusieurs reprisses ici sur son cas. Onfray n’est qu’un réac et ses positions identitaires me répugnent. Notons qu’il ne se revendique plus du tout de gauche comme l’a dit à tort celui qui s’est exprimé dans les coms ci-dessus, mais comme du « capitalisme libertaire »…. Il ne m’est pas apparu que c’était un positionnement précisément de gauche, à moins de considérer que le capitalisme (et son ersatz plus moderne, le libéralisme) soit une valeur de gauche, ce qui n’est pas mon cas.

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  12. la lente décomposition dupg et du fdg me file le blues. mais je suis fait d’un bois bien plus dur que « la soi-disante raison actuelle. » Je ne nourris aucun espoir de réussir oùd’autres ont échoué mais je joindrais mes forces à celles et ceux qui oeuvrent à l’élaboration de l’alternative DE GAUCHE AUQUEL JE POURRAIT SOUSCRIRE sans honte, ni remord..

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