#LycéeMigrants : loin des discours de la meute, un photographe en terre humaine

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                                  Ceci n’est pas une photo de Louis Witter (mais à qui donc alors ?)

j’ai parmi mes followers sur twitter un jeune photographe très prometteur dont l’une des particularités que je lui reconnais est d’être semble-t-il très investi dans un certain nombre de luttes et de mouvements sociaux, qui correspondent en général plutôt bien à mes propres préoccupations personnelles. Parmi ceux-ci, les migrants. Je crois d’ailleurs (mais je n’en suis pas très sûr)  que c’est sur ce registre là que j’ai fait connaissance avec lui sur twitter, à l’occasion d’un billet sur l’expulsion de la halle Pajol. Depuis, cette histoire, bien d’autres camps, rassemblements et expulsions de migrants et/ou autres palabres avec la municipalité parisienne ont eu lieu depuis le squat de La Chapelle…. Une longue errance émaillée d’incohérences et particulièrement symbolique de la gestion à la petite semaine de cette question par les politiques de tous acabits, de toutes tendances, jusqu’à ceux qui ont tenté de l’instrumentaliser à leur profit, en négatif ou positif… Des séquences que je suis attentivement, de loin, n’étant pas en capacité de m’y rendre en direct. Les photographes et les militants, quand ils ne sont pas les deux, comme Louis,  sur twitter, sont donc mes yeux et mes oreilles… et viennent compléter, affiner ou infirmer la vision parfois stéréotypée que l’ont pourrait avoir de cette problématique à la seule lecture des articles de journaux main stream :

Depuis vendredi soir, 200 réfugiés squattent un lycée désaffecté dans le XIXe arrondissement. Le collectif de soutien organise dimanche soir une fête pour informer les habitants (source)

Aussi, en suivant comme à mon habitude ce genre d’actualité sur mon réseau social favori, j’ai vu défiler devant mes yeux une photo de Louis. Il s’agissait du squat du « Collège Guillaume Budet, en phase de désamiantage pour l’été« , selon les propos même du jeune journaliste ici. Nos amis étrangers y sont arrivés après avoir été poliment invités à quitter les lieux qu’ils occupaient précédemment non loin de là, des locaux de l’association Ni Putes Ni Soumises sis à la Maison de la Mixité, qui ne voyait pas franchement leur occupation d’un bon oeil…. passons. Cette photo, forcément, m’a tout particulièrement interpellé et a aussitôt fait sens en moi pour des raisons que comprendront parfaitement ceux et celles qui me suivent régulièrement, et pour les autres, que je vous laisse imaginer… (je la mettrai bien sur la bannière de mon blog, l’actuelle étant moins parlante à mes yeux) :

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Quand j’ai vu passer en suivant le fil de  l’un de ses tweets une information sur facebook  selon laquelle il avait trouvé un engagement, j’en ai éprouvé une joie spontanée et sincère pour lui, bien que nous ne nous connaissions que par le biais de twitter…

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C’est cette impulsion qui m’a donné envie d’écrire ce billet. Son travail est visible ici (suivre ce lien):

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je suis vraiment content de suivre ce gars là. On est loin en effet, en regardant ces photos, du discours malheureusement un peu trop dominant de la meute politique de droite et de ses extrêmes, de ces aboiements destinés à faire peur volontairement et cyniquement aux franchouillards sans cervelle ni recul devant la soupe médiatique sale qu’on leur sert pour les appâter électoralement.  Vous savez, ces gens qui relaient sur twitter et ailleurs leur discours stupide et affreux de tant d’ inhumanité, quand il n’est pas purement et simplement délirant, ce qui ne fait pas franchement honneur à notre pays. La réalité que nous donne à voir Louis est toute autre, et nous réconcilie (on en a bien besoin actuellement !) avec notre commune humanité, et réveille en nous un humanisme « de bon aloi ». Louis, moi, les migrants, les militants du collectif de la Chapelle… Réunis en une réalité plus fraternelle. Merci à tous. Et merci plus particulièrement à toi, Louis, qui n’hésite manifestement  pas à renvoyer l’ascenseur vers d’autres chaque fois que tu le peux. Cela  méritait bien à ton tour une mise en lumière… Chapeau bas. Capture3

(Louis, j’espère n’avoir pas écrit trop de conneries dans ce billet, mais n’étant nullement parisien, je me suis peut-être emmêlé les pinceaux ici ou là… Je compte sur toi pour rectifier les détails. L’essentiel est ailleurs…. et j’espère que ce billet le refléte suffisamment…).

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