Sapir a mis le pied dans la merde, et ça ne lui portera pas bonheur

Internationaliste depuis toujours, j’ai toujours regardé la notion de souverainisme, et son pendant moyenâgeux qu’est le patriotisme d’un mauvais œil. Ce registre politique me semble receler des relents de nationalisme putride que je réprouve, prétexte à bien des débordements, dont le plus évident est un repli sur d’antiques références historiques, culturelles et religieuses figées dans le temps et l’espace, ainsi qu’ un mépris bien franchouillard, quand ce n’est pas une haine, de l’étranger. En France, il se traduit par un discours souvent virulent, voire carrément haineux envers l’Europe et ses instances, qui prend un tour particulier en ce moment avec la crise grecque. Même si l’on partage certaines critiques, parfois justifiées, d’un certain comportement oligarchique et fascisant des instances européennes, il s’agit pour autant de ne pas être dupe de la manipulation exercée par les souverainistes, qui sont prêts pour certains, si ce n’est tous, à s’allier avec nos pires ennemis pour résister à leur effacement, que personnellement je souhaite. Aucune haine dans mes propos à leur endroit, juste de la cohérence dans mes idées et positionnements politiques personnels, qui excluent tout recours à des fins stratégiques et électoralistes à des alliances avec la droite nationaliste et l’extrême droite, ce que je réprouve formellement. Or, quand on voit en France le rapprochement en train de s’opérer entre Chevènement et Dupont-Aignan (dont  je n’hésiterai pas pour ma part à qualifier le parti d’extrême-droite tant il se montre dans ses orientations et dans le discours de ses sympathisants si poreux avec le FN),  voilà qui m’apparait comme potentiellement dangereux.

L’ancien élu belfortain, qui a démissionné du MRC avant l’été, veut avec son club « République moderne » (RM) dépasser les « clivages obsolètes » des partis politiques pour s’adresser à « tous ceux pour lesquels le mot patriotisme a gardé un sens ». La majorité des membres du MRC ne l’a pas suivi dans sa volonté de se joindre à Nicolas Dupont-Aignant, le président souverainiste, et pour eux répulsivement de droite, de « Debout la République » (DLR).(source)

Ce genre de rapprochements entraîne en outre un confusionnisme politique du plus mauvais effet sur les personnes les moins politisées, dont certains stratèges et pseudo-penseurs politiques auront beau jeu de railler ensuite l’enfermement obsolète dans un clivage-partisan droite gauche qui selon eux n’aurait plus lieu d’être. Je récuse cette idée tellement en vogue avec d’autant plus de virulence que je vois au quotidien les effets que ce genre de confusionnisme militant entraîne chez les bas du front, les têtes fêlées, les personnes les moins cultivées et politisées.  Cette volonté d’effacement du clivage droite/gauche fait partie en effet des éléments de langage que ceux qui combattent le confusionnisme et le complotisme connaissent bien, pour lutter contre au quotidien.  On peut le constater à la fois, pour ne rester qu’en France,  à l’UPR d’Asselineau ¹, au MRC, chez les Chouardisants, et dans un groupe plus crépusculaire nommé « les citoyens constituants » (LCC) dans le Mouvement 6ème République, qui tente de faire de l’entrisme depuis l’extrême droite vers le front de gauche par ce biais… En vain, puisque ses dirigeants ont été alertés sur le phénomène et se montrent à présent plus vigilants. Par delà ce discours facile sur la nécessité de l’effacement des frontières partisanes, il n’est pourtant un secret pour personne que le patriotisme et le nationalisme sont les vertus cardinales d’une certaine droite qui ne répugne nullement, contrairement à moi, aux extrêmes, puisque bien des cadres du MRC par exemple  ont émigré (sic) vers le FN. Ainsi, Florian Philippot, une des figures les plus médiatiques du Front national (FN) se revendique régulièrement du MRC. D’autres personnalités comme Paul-Marie Coûteaux et  Bertrand Dutheil de La Rochère, co-fondateur du Mouvement des citoyens puis du MRC, a été conseiller République et Laïcité de Marine Le Pen lors de la campagne présidentielle de 2012. La même fiche wikipédia sur le MRC dans laquelle j’ai pioché une partie de ces infos nous invite en outre à « noter la participation de militants (ou anciens militants) MRC à des sites classés à l’extrême droite. Ainsi Christine Tasin, ancienne militante également passée par DLR, copréside le site Riposte laïque22, largement consacré à la défense de l’islamophobie. On peut également citer Julien Landfried, encore membre du MRC et candidat aux législatives de 2012 sous cette étiquette, qui a cofondé avec le très controversé François Devoucoux du Buysson l’Observatoire du communautarisme23 (aujourd’hui dissout). Ce même Julien Landfried sera pointé du doigt pour avoir donné une conférence sur son livre au local dirigé par le militant fasciste Serge Ayoub24, fait qu’il admet en expliquant ignorer qui tenait l’endroit. Aussi, quand j’ai vu cet article d’Ornella Guyet, de Confusionnisme.info sur Jacques Sapir, en le lisant, j’ai peu à peu compris pourquoi j’étais si méfiant, tant envers le concept de souverainisme qu’ envers ce personnage que tant à gauche écoutent attentivement… et pour certains admirent. Moi pas.  Malgré la crise grecque, je n’ai toujours pas la religion de la sortie de l’euro chevillée à l’âme comme bien d ‘autres au Front de Gauche qui en font presque un signe de ralliement et d’appartenance gauchiste, ce qui me rend moins sensible au discours de Sapir, si volontiers récupéré par le FN. Par ailleurs, je n’apprécie guère sa complaisance (visible régulièrement sur son site de Russeurope) à l’égard du régime de Vladimir Poutine, que je considère très clairement comme un tyran  raciste xénophobe et homophobe. Cet ultra-nationaliste expansionniste est si  proche de l’extrême-droite qu’il favorise très concrètement et par un réseau d ‘influence nourri le développement des mouvements d’extrême droite européens (voir ainsi le prêt de la Russie au FN).  En outre, apprendre que Sapir s’est rapproché lui aussi depuis 2012 du droitier Dupont-Aignan, voilà qui renforce ma méfiance. Et quand j’apprends qu’il participe entre autres joyeusetés à des colloques avec le gratin de l’extrême droite française m’oblige à le ranger dorénavant dans le champ de l’extrême-droite, n’en déplaise à ceux, qui à gauche, le prennent poru l’un des leurs. Sans moi. Un simpe exemple :

le 6 janvier 2011, Jacques Sapir a par exemple participé à un colloque organisé à l’Assemblée nationale par Les Cahiers de l’Indépendance, une revue animée par Paul-Marie Coûteaux, lors duquel se sont retrouvés le ban et l’arrière-ban du souverainisme le plus réactionnaire et même, disons-le, de nombreuses personnalités d’extrême droite : Eric Zemmour, Paul-Marie Coûteaux, Nicolas Dupont-Aignan, Renaud Camus, Marie-France Garaud, Roland Hureaux, Jean Robin, Jean-Pierre Gérard, Alain Paucard, Philippe Laurier, Philippe Cohen, Pierre Lévy, John Laughland, Nicolas Stoquer et Hervé Coutau-Bégarie5.

Savoir ensuite que Sapir a participé activement à un autre colloque plus récent présidé par le très droitier Nigel Farage,  chef du Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP), un parti non seulement « euro-sceptique », comme le présentent pudiquement régulièrement les journalistes et commentateurs politiques, mais également raciste et xénophobe, voilà qui non seulement me refroidit, mais m’oblige dorénavant à le considérer comme un ennemi politique. Fréquenter les adversaires de la République, de la démocratie, et des droits humains,dont nombre d’entre eux sont des racistes et xénophobes convaincus, cela n’est pas négociable. No passaran.

.

¹ Lequel a appelé dernièrement au rassemblement, du front de gauche au FN, en passant par l’UPR, bien sûr… mouarff f!

19 réflexions sur “Sapir a mis le pied dans la merde, et ça ne lui portera pas bonheur

  1. C une chose de critiquer Sapir. Mais il est urgent de contrecarrer ses arguments point par point car dans sa dernière livraison il met Pierre Laurent en pièces de façon plutôt convaincante et à cette heure je n’ai encore rien lu de nature à démonter l’argumentaire de Sapir … Alors si ça continue comme ça, la gauche radicale va se retrouver submergée et noyée par la m…e !

    J'aime

  2. tant que ses arguments sont purement économiques, je ne saurais le faire, n’ayant pas cette prétention, et ne me situant en outre pas sur ce registre modélisable là… Par contre, sur le plan social, et notamment celui de son positionnement contre le racisme et le fascisme, je suis compétent, et je dis donc ce que j’ai à dire. Je laisse le soin aux économistes du front de gauche de le contrecarrer. Quant à son « expertise » sur la Russie, elle est d’une telle vision hémiplégique, qui fait l’impasse sur les dimensions sociales et sociétales, qu’elle en m’intéresse tout simplement pas. Il ne fait que prolonger la propagande de sputnik, ce site complotiste.

    J'aime

  3. Il me semble qu’il faut être aveugle pour ne pas le comprendre : ce qu’on appelle l’extrême-droite, en France, ou le Front National, ou ce qu’on voudra, se nome aussi « national socialisme ». C’est sympa, le National-socialisme, parce qu’il y a du socialisme. Autrement dit, « l’extrême-droite » s’inspire de « l’extrême-gauche » pour le socialisme (Marine Le Pen pompe à ce point Mélenchon qu’elle a même repris son leit-motiv sur mer… pfff), mais sans les arabes, les noirs ni les étrangers, comme ça, c’est plus simple et ça laisse de la place aux cons : tout pour plaire. C’est ce qu’avait pigé Hitler.

    J'aime

  4. On peut concevoir une approche où on ne priorise pas au même niveau géopolitique et souveraineté d’un côté, problème sociétaux de l’autre, selon le rapport de force international à un moment donné. Quand on voit le désordre et la barbarie dans lequel l’interventionnisme des États-Unis et de leurs alliés de l’Otan a plongé le monde depuis 2002, on peut concevoir que le contrepoids Cino-Russe présente dans ce contexte un intérêt majeur. Les membres de l’Otan ne sont tout de même pas des enfants de coeur … Alors entre deux maux on est en droit de choisir le moindre, c’est-à-dire favoriser l’émergence d’un monde multipolaire pour empêcher une hégémonie unipolaire des puissances occidentales. On peut préférer un monde où des forces s’équilibrent en s’opposant plutôt que la perspective d’un totalitarisme néolibéral homogène et totalement dépolitisé. Les options sur la table ne sont pas très nombreuses et il y a urgence.

    J'aime

  5. En acceptant certaines invitations, est-ce que cela revient à cautionner les idées de ceux qui invitent ou, seconde hypothèse, de les combattre.

    Les idées peuvent être poreuses ou être reprises par certaines formations pour étendre leur influence. Doriot a quitté le Pcf et Mussolini le parti socialiste… Les parcours de certains personnages ne peuvent permettre de tirer des conclusions générales.

    Enfin, l’emploi du terme souverainiste me gêne parce qu’il met dans le même sac la souveraineté nationale et la souveraineté populaire.

    Et, pour conclure, je ne crois plus en une UE à visage humain.

    J'aime

  6. Le web est une véritable cacophonie. Economiquement, je ne retiens que ceci d’essentiel : nous avons un problème avec le système monétaire. Je propose de relire cet article qui date de 2011

    Dette publique et « loi Rothschild » : le silence des médias
    Publié le 12-11-2011
    Par Olivier Bonnet
    Édité par Hélène Decommer

    On parle beaucoup de crise et de dette en ce moment, mais de quelle manière ? Le journaliste Olivier Bonnet reproche aux médias de relayer la théorie libérale, sans s’interroger sur des étapes fondamentales comme celle de la loi Pompidou-Giscard en 1973.

    C’est le point aveugle du débat : la dette publique est une escroquerie ! En cause, la loi Pompidou-Giscard de 1973 sur la Banque de France, dite « loi Rothschild », du nom de la banque dont était issu le président français, étendue et confortée ensuite au niveau de l’Union européenne par les traités de Maastricht (article 104) et Lisbonne (article 123).
    D’une seule phrase découle l’absolue spoliation dont est victime 99% de la population : « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la banque de France ».

    En clair et pour faire simple, la Banque de France a désormais interdiction de faire crédit à l’État, le condamnant à se financer en empruntant, contre intérêts, aux banques privées, au lieu de continuer à emprunter sans intérêt auprès de la banque de France qui lui appartient. Depuis l’application de ce principe, la finance et son infime oligarchie donnent la pleine mesure de leur asservissement des peuples, en une spirale exponentielle d’accroissement des inégalités.
    Le pouvoir est désormais aux mains des créanciers privés, qui l’exercent au bénéfice exclusif d’intérêts particuliers, quand la puissance publique a renoncé à son devoir de protéger l’intérêt général. La démocratie, étymologiquement pouvoir du peuple, est morte. On le voit en Grèce, en Irlande, au Portugal, en Espagne, en Italie, en France…

    Qui gouverne ? « La troïka » – Union européenne, Fonds monétaire international et Banque centrale européenne – resserrant toujours davantage son emprise jusqu’à l’étranglement des peuples. Et l’on pérore sans fin sur les plateaux de télévisions, sur les ondes et dans les colonnes de la presse sur « l’insupportable fardeau de la dette », « la France en faillite », « les nécessaires sacrifices », que « nous ne pouvons pas continuer à vivre au-dessus de nos moyens » et que, d’ailleurs, « les Français l’ont compris ».

    Silence médiatique
    Inlassable propagande des conservateurs-libéraux ? Bien sûr, mais relayée par le silence complice des médias. Et c’est ainsi que s’imposent dans l’opinion les apparentes évidences biaisées qui prétendent l’austérité inéluctable, contre la justice et l’intelligence. Deux ans d’austérité en Grèce déjà, pour quel résultat ?
    Avec toujours la même justification simpliste et manipulatrice, résumée par la question posée par un journaliste d’Europe 1 à Jean-Luc Mélenchon : « Mais comment des pays européens endettés peuvent-ils faire autrement pour réduire leurs déficits ? »

    Extrait de la réponse de JLM : « Si vous demandez aux Etats d’aller se réapprovisionner pour payer ou financer leur dette auprès des banques privées c-a-d de renoncer à la possibilité qu’ils avaient autrefois de recevoir de l’argent de leur banque nationale …
    C’est donc une agression pure et simple contre notre pays qui est fait. Que font les gouvernements ? Ils se mettent à genoux devant les banques … »

    Parenthèse personnelle : est jointe à l’article l’hallucinante évolution de la courbe de la dette publique qui n’apparaît pas ici mais que tout le monde connaît à présent.

    « Ainsi, entre 1980 et 2008, la dette a augmenté de 1088 milliards d’euros et nous avons payé 1306 milliards d’euros d’intérêts », résume Mai68.org. Faisons la soustraction : sans les intérêts illégitimes encaissés par les banksters financiers privés, la dette publique française se serait élevée, fin 2008, à 21,4 milliards d’euros – au lieu de 1327,1 milliards ! Un escroc peut-il rêver pareil butin ? Et personne ne dénonce jamais ce scandale absolu ! A part Mélenchon (et l’extrême droite – qui ne le fait que par opportunisme, étant entendu qu’elle a toujours été au service zélé du capitalisme libéral et ne remettra donc jamais en cause son empire…)
    Mais les éminents confrères ? Les Calvi, Barbier, Demorand, Joffrin, Apathie, Bourdin, Pujadas ou qui savons-nous encore ? Ceci ressemble bien à une omerta. Et à une honteuse trahison de leur mission d’informer.
    Article initialement publié sur plumedepresse.

    J'aime

  7. @despasperdus @partageux : vous pouvez dire ce que vous voulez, ma conviction est faite, les preuves sont là, sur la table et vous ne voulez pas les voir… je pensais au départ, restant prudent que ce n’était pas de sa faute si ses théories sur la sortie de l’euro étaient reprises par le FN. Mais là, ça commence à faire beaucoup. Mettre les saletés sous le tapis, alors ? En outre, il n’est pas le seul problème. Il s ‘agit aussi d’une convergence de vues parmi ceux qui prônent le souverainisme et la sortie de l’euro… qui tend à masquer le rapprochement en train de se faire avec l’extrême droite, et vous n’y voyez que du feu. En outre, concernant la journaliste de confusionniste.info, je suis d’accord sur le fait que les textes qui y paraissent sont de qualité très inégale. j’en sais quelque chose pour en avoir moi-même fait les frais. Mais là, en l’occurrence, tel n’est pas le cas. Il ne s’agit pas, partageux, d’un procédé marabout d’ficelle, puisque chaque fait est prouvé, source à l’appui. Je considère ce texte comme étant de bonne qualité, et je le soutiens donc. Et je maintiens : Sapir n’est pas de gauche, et il est en train de basculer dans le côté obscur… Son seul soutien inconditionnel envers Poutine suffirait à appuyer cette accusation. Personne ne me fera jamais apprécier ce cinglé, impérialisme ou pas.

    J'aime

  8. en outre, Le Partageux toi si sensible au malheur des plus modestes et des démunis, cela ne te dérange pas que Sapir les fustige comme un vulgaire Wauquiez ou le fn : «  »certaines catégories de la population » reçoivent trop d’aides (!), ce qui entraine « des effets pervers » et « une désincitation au travail légal ». Voilà voilà. Non, désolé : votre héros est nu;

    J'aime

  9. Je l’ai dit ailleurs, je ne cautionne pas des rassemblements « apolitiques » au nom de la sortie de l’euro. Pour autant, je ne mets pas Sapir au même niveau qu’un Chouard qui lui fait du relativisme politique et historique. Je ne suis pas d’accord non plus sur tout, mais les analyses de Sapir sont pour la plupart intéressantes pour démonter le discours dominant.

    Sinon, je ne me positionne pas en fonction du FN sur telle ou telle question. Par conséquent, je ne suis pas hostile à une sortie de l’euro, hypothèse aujourd’hui étudiée par le PG.

    Enfin, je maintiens que l’emploi du terme souverainiste est un abus de langage au même titre que populisme. En l’occurrence, je t’encourage à relire Lordon sur la souveraineté populaire , à moins que lui aussi soit frappé de je ne sais quelle impureté…

    J'aime

  10. de plus, vous passez sous silence tous deux le danger de ce relativisme politique qui ne voit pas de problèmes à effacer le clivage droite/gauche, ce qui est l’une des caractéristiques du complotisme e du confusionnisme politique à la Chouard, sur lequel est également DLF et Sapir. Sans moi. Et si ça continue, je vais franchement me barrer du Front de gauche qui va finir par devenir un nid de réacs relativistes qui en voit aucun inconvénient à ce qu’un Balme ou d ‘autres sévissent en leurs rangs. Pour le moi, le racisme ne se négocie pas.

    J'aime

  11. @partageux : si je le faisais, ce en serait sûrement pas à cause de vous, mais du fait que plus le temps passe, plus je déroule la pelote de la lutte pour les droits humains et contre els discriminations, plus je m’aperçois que le FDG est pourri de l’intérieur, et que nous y sommes bien peu nombreux à tenter d’agir sur le sujet, et à ne pas accepter que la frontière idéologique entre les idées d’extrême droite et celles de gauche soit si perméable….. Ainsi, que des Balme et d’autres y répandent leurs saloperies antisémites. Que des quidams y dégueulent leurs ordures racistes, et que des abrutis y vomissent leurs immondices sexistes et autres… en toute impunité, et sans que les dirigeants des partis ne s’en émeuvent… voire les soutiennent en me renvoyant, comme dans le cas du complotisme par exemple au fameux maraboutd’ficelle dont tu me gratifies parfois, malgré les évidences…. De plus, le front de gauche existe de moins en moins, et si peu, alors…. Ensemble est une si petite famille, si désunie, et avec si peu de ligne directrice commune que… voilà quoi. De plus, l’attitude de certains communistes orthodoxe est si violente à notre endroit, et si sectaire, que cela ne m’encourage nullement à y rester. Donne moi une seule et unique bonne raison d’y rester ? De plus en plus, le monde libertaire me parle davantage…..

    J'aime

  12. Un seul petit commentaire pour partageux…
    Tu dis :
     » Il y a toujours deux côtés à une pièce de monnaie… Face je suis volontiers partisan de la suppression totale des allocations logement qui n’ont fait qu’enrichir les propriétaires en faisant monter le coût des loyers. Pile je sais bien que cette suppression mettrait beaucoup de gens modestes dans la merde.  »

    Nous en sommes là, le manichéisme débonnaire pour effacer les réalités révolutionnaires.
    Donc, le seul choix c’est j’enrichis les uns ou j’appauvris les autres, la seule idée de dire qu’il y a d’autres solutions n’entre plus dans le jeu politique, la créativité est du domaine du passé, même le sens du mot « égalité » a disparu des rayons.

    Et pourquoi tout cela ? Parce que l’esprit de la révolution fait peur, dérange les bons principes inculqués par la bourgeoisie dominante, échappe au champ des possibles : il n’y a plus personne pour dire que le propriétaire l’est parce qu’on accepte qu’il le soit, on a entériné sa réalité comme fait établi et immuable…

    Désolé de te le dire mais on ne reconstruit pas un monde avec les gravats des mondes précédents. Le propriétaire dérange, on ne tergiverse pas, on le supprime, il n’y a aucune justification à jouer les vierges effarouchées d’un côté sans prendre les dispositions pour ne pas avoir à les jouer parce qu’une fois fait le constat il s’agit d’agir et de ne pas rester béat en espérant que le vent tourne et qu’une idée va germer.

    Voilà en quelques mots ce qu’est la radicalité, et non pas cette espèce de fatras dont on se goberge avec le maximum de précautions possibles pour ménager la chèvre et le chou et au final ne rien faire, exactement à l’image de ce PS que vous êtes nombreux à imiter inconsciemment…

    Aimé par 1 personne

  13. C’est donc bien ça, tu penses que face à la mondialisation capitalistique on ne peut qu’opposer les états-nations isolés.

    C’est bien cette problématique que soulève GdeC, opposer au capitalisme mondial le souverainisme/nationalisme, sans aucune analyse du sujet dans son entièreté, c’est calquer les réponses faciles de l’extrême droite qui s’en réjouit tant celles-ci sont son apanage exclusif.

    On omet simplement que l’européanisme n’est que ce que nous en faisons, idem pour l’internationalisme, l' »oligarchie » remplit le vide laissé par la classe ouvrière, elle en profite autant que nous lui abandonnons, ce n’est pas la bourgeoisie qui a fait la Grèce, c’est la classe ouvrière qui a démissionné en cela aidée par les démiurges de l’économie médiatique souverainiste, les Sapir, Chouard, Lordon et la pression totalitaire.

    Le souverainisme, le nationalisme, le poujadisme ne sont que les outils de division mis en place par cette même oligarchie et croire que la destruction de la CE et de l’euro règlera la situation est un dangereux leurre qui, au contraire, ne fera qu’accentuer les divisions en accroissant la compétitivité économique et le dumping social en plus d’intensifier les haines, ce qui ne servira encore et toujours que l’extrême droite et son corollaire ultra-libéral, mais en aucun cas la classe ouvrière.

    De fait, jeter toute les forces populaire dans ce combat vitrifiée à l’issue certaine (souverainisme/nationalisme), c’est bien travailler pour le fascisme, c’est bien revenir aux vieilles antiennes populacières de la supériorité des uns sur les autres, c’est bien favoriser l’économie de « guerre » contre l’économie sociale, c’est bien enrichir les grands groupes contre les petites unités de production ou les coopératives, c’est bien rendre la tension inévitable et maîtresse de toute l’action sociale et politique, c’est enfin donner libre cours à la force policière, à la répression et à l’installation d’un pouvoir fort.

    Si nos anciens ont cru en l’internationale, ça n’est pas par hasard, ils ont bien compris que le nombre pouvait contrebalancer le(s) pouvoir(s), ils n’ont pas sorti ça d’un chapeau, si Machiavel servait et sert encore de référent aux oligarques, il reste en vente libre et chacun peut observer que le pouvoir se nourrit définitivement des divisions…

    L’ennemi n’est pas l’Europe, l’internationalisme ni même le mondialisme, le seul et unique ennemi est et demeure le pouvoir…

    J'aime

  14. C’est donc bien une erreur de s’en prendre à L’Europe, elle n’est pas le mal puisqu’on peut agir sur son fonctionnement, encore faut il bien faire la différence entre l’Europe chemin vers l’internationale et l’Europe bureaucratique imposée par ceux que les Européens élisent avec les charrettes de mensonges, de corruptions et d’autoritarismes qui siéent à tout politique dès qu’il détient une parcelle de pouvoir.

    L’impression que tu me donnes c’est de jeter le bébé avec l’eau du bain, c’est qu’il ne peut rien y avoir de bon avec l’Europe parce qu’elle priverait chaque pays de sa souveraineté, mais tu ne fais que réduire le problème, tu ne le solutionnes pas, On peut constater les mêmes travers de l’état sur les régions, des régions sur les départements et des départements sur les communes.

    Personnellement je ne vois aucune différence entre l’entremise européenne et l’entremise parisienne, le seul constat que je fais c’est que du plus bas au plus haut, on trouve la même caste politicienne et que s’il y a bien une calamité quelque part c’est dans ce système représentatif, source de cette désolation qui fait le nid du totalitarisme.

    C’est bien le pouvoir à tout niveau, représenté par ces professionnels de la politique qui est responsable, ce n’est pas l’esprit, or tu sembles jeter l’autre plutôt que l’un, exactement ce que rejette l’extrême droite, peut-être pas avec les mêmes raisons, mais le résultat est similaire.

    Tu dis que  » l’Union européenne […] est l’exécutif de l’oligarchie  » , parfaitement, elle l’est, or doit-on condamner le bourreau ou le tribunal ? L’exécutif ne fait qu’appliquer les décisions du pouvoir, encore une fois, c’est le seul législatif, les politiciens donc, qui est responsable de toutes les avanies que seul le pouvoir peut inventer, ce que tu nommes  » oligarchie « , Pourtant, bien que le mal est repéré, tu ne remets pas en question cette caste mais l’assimile à l’exécutant quand elle est européenne mais pas lorsqu’elle est nationale ou régionale…

    Je trouve cette démarche paradoxale, notamment parce que ce sont les mêmes qui sont à la tête de l’une et à la tête des autres, cette oligarchie que tu dénonces au niveau de l’Europe, tu ne la dénonces pas, bien au contraire, au niveau du pays.

    Encore une fois, je suis certain que le raisonnement sur le colonialisme et l’anticolonialisme est fallacieux, je ne me sens pas moins asservi par l’état que je ne me sens colonisé par l’Europe. C’est le système qui doit être analysé, le colonialisme et imposé de force, alors qu’ici, les gouvernants nationaux et européens sont choisis par vote de la même façon.
    En bref on paie les cordes qui nous attachent, ces oligarques seraient bien idiots de ne pas en profiter et c’est ce qu’ils font, mais on leur fournit les outils sans rechigner ou tout juste à la marge ce qui donne le très mauvais exemple de la Grèce qui nous a uniquement appris que l’être humain peut tout accepter à la seule condition que l’emballage soit acceptable.

    Les grecs n’ont pas été colonisés, ils ont ouvert les portes, signé le contrat, baisé les pieds des « enfoirés » et renouvelé leur confiance aux affameurs, personne pour dire que le travail est pitoyable et qu’il serait préférable de le faire soi-même, non ils continuent à foncer tête baissée avec leurs élus, leurs banquiers, leurs commissaires et leurs forces de police en chapeau pointu…

    Et encore une fois, on soigne les symptômes sans s’occuper du mal profond…

    J'aime

  15. Je vous lis et écoute, oui, mais tous ces mouvements ce sont de plus en plus de clivages, et le français ne sait plus qui écouter et éventuellement suivre… Je suis de gauche, l’est toujours été et.le resterai, je n’ai jamais été inscrite dans aucun parti, je veux garder ma liberté de choisir je votais sauf au dernières élections, je ne voterai plus tant que l’on nous proposera que des politiciens plutôt douteux de moralité

    J'aime

Les commentaires sont fermés.