ce Président si désespérément normal. C’est à dire déconnecté et méprisant.

« On ne peut pas s’engager en disant je veux être président, on n’est pas sûr d’y arriver quand même ! Il y a un problème de débouché, il n’y a pas de Pôle emploi des présidents. Certains sont inscrits depuis un certain temps », a plaisanté François Hollande lors d’un échange samedi avec une douzaine d’adolescents à Pourcharesses (Lozère).

Non, il n’y a pas de Pôle emploi pour les présidents… Juste une modeste indemnité de 6 000 euros bruts par mois, accordée à tous les ‘ex’ présidents, quelle que soit la durée de leur séjour à l’Elysée », une autre indemnité tout aussi modeste de 11 500 euros net mensuel s’il décide de siéger au Conseil constitutionnel, diverses primes de « sujétion spéciale » accordées par l’Etat pour « compenser les contraintes subies dans l’exercice de ses fonctions », dont le montant est laissé à discrétion, une « série d’avantages matériels » : appartement de fonction « meublé et équipé », deux policiers pour assurer sa sécurité, une voiture de fonction avec deux chauffeurs, sept collaborateurs, mais aussi des cartes de circulation illimitées sur Air France (en classe affaires) et à la SNCF (première classe). Enfin, à l’étranger, tout ancien président sera accueilli par l’ambassadeur de France et bénéficiera d’un « hébergement dans les résidences de l’ambassadeur ou des consuls ». René Dosière, observateur bien connu des dépenses de l’état au point qu’on puisse le qualifier d’expert impartial en la matière, dont les compétences sont reconnues à droite comme à gauche, a chiffré (en 2012) l’addition pour l’Etat  à 1,5 million d’euros par an et par ancien président… (source)

Et dire que populiste est une insulte, plutôt qu’une préoccupation digne d’un socialiste réel… qui se perd en galéjades inconséquentes et méprisantes pour le demandeur d’emploi que je suis.