#Grèce : désinformation et bidouillages des médias aux ordres de l’Eurocratie

CaptureIl paraît qu’en Grèce, la propagande est tellement la règle sur la plupart des chaînes de TV privées que les Grecs en ont terriblement l’habitude… et n’y prêtent plus grand intérêt. Difficile en effet de se faire une opinion éclairée quand on a tant de peine à y trouver de quoi satisfaire son sens critique et sa recherche d’arguments construits, équilibrés. Rien que pour   trouver une chaîne qui évoque, même pudiquement le Non, c’est déjà la croix et la bannière… si difficile. .

Capture3C’est pas en France qu’on verrait ça ! Normal, selon des sources autorisées qui engorgent nos ministères, et des journaux aussi sérieux que le Monde ou Le Point,  la Grèce est un pays de sauvages, de fainéants, de parasites, d’assistés, de…

juron-1264451635347 (nom de Zeus !)

Pourtant, moi, humble petit français très moyen, je n’en reviens toujours pas de tant de bêtise crasse et d’un tel déluge outrancier de propagande à ras des pâquerettes dans nos médias mainstream pourtant bien franchouillards au sujet de la crise grecque. Cela devient proprement hallucinant. On avait déjà eu droit à tout un tas de délicieuses logorrhées (sentant étrangement le vomi) de la part de ces inévitables chroniqueurs mondains si invariablement libéraux qui ornent joliment (ou pas) nos salons (si peu) politiques, genre Apathie, Leparmentier, Quatremer (lequel sait toujours jusqu’où aller trop loin manifestement, mais ce doit être de l’humour…) ou BHL, voyez…

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Et puis on a eu droit au sondage truqué, qui fait douter de la crédibilité de tous les autres, qui battent actuellement le rappel des partisans du oui (NAI) pour faire taire l’immonde populace grecque qui fait rien qu’à contrarier les intérêts des gens bien mis de Bruxelles qui eux n’ont pas le mauvais goût de venir à moto faire leur petite commission au saint siège de l’Eurogroupe.

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On a eu également le cas de ce chroniqueur de France Inter qui range la Grèce dans le même sac de honte internationale que le Zimbabwe ou le Soudan. C’est fin et délicat quand on sait le niveau de démocratie qui règne dans ces pays, ce qui me semble-t-il, sans vouloir désobliger nos amis africains, n’est pas le cas de la Grèce… comme le prouve entre autre le référendum de ce week-end, que nos chers eurocrates sans scrupules n’ont guère l’air d’apprécier.

 Autre détail hilarant qui me fait croire de plus en plus dur comme fer à la qualité inébranlable de nos informations bien nationales, on a eu dernièrement (ce matin) le cas de l’ineffable Dominique Seux (qui officie sur France Inter et Les Echos) qui, histoire probablement d’honorer comme il se doit un gouvernement démocratiquement élu, prétend qu’il recèle en son sein un serpent d’Aube Dorée. Il faut dire que chez ces gens là, Syriza et l’extrême droite, c’est souvent la même chose… (Le Monsieur sérieux a dit sur twitter qu’il « corrigerait lundi ». On lui fait confiance… mais je compte sur vous pour vérifier…).

Et enfin, cerise sur le gâteau, ou plutôt dernier clou de ce spectacle qui relève à mon sens d’une incroyable pantomime qui me ferait rire si elle n’était pas si tragique pour le quotidien de nos amis grecs, cette incroyable déclaration de Schultz, le président social-démocrate du Parlement européen :

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En effet, pourquoi s’embarrasser de démocratie… quand de simples salariés de l’Eurogroupe feraient tout aussi bien l’affaire. J’ai failli m’étrangler… Et voilà dans quel monde on vit. Belle Europe que voilà. Lorsque j’ai voté NON en 2005, la mienne était plus belle, franchement…

6 commentaires

  1. Ca n’ennuie pas les technocrates, ça leur fait peur ! Quant au ballet médiatique en faveur du OUI/NAI… dramatique ! De quoi s’arracher les cheveux. Du coup, je ne regarde que les documentaires à la téloche. Je n’écoute que FIP (même pas leurs journaux) et m’informe avec twitter et FB… et en direk de Grèce (ou par le biais de la page FB d’ Yannis Youlountas, un vrai Grec qui fait des documentaires et est « Syriza » bien sûr… pas collabo ;o)

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  2. « Ces derniers jours et ces dernières heures on a enregistré un déluge d’ingérences grossières dans le processus démocratique du référendum, proclamé pour la première fois en 41 ans depuis la fin de la dictature des colonels, à l’instigation du Premier ministre, puis sur proposition du gouvernement et décision du Parlement.

    Les représentants d’hier, les co-responsables de la destruction du pays et du peuple, et leurs partenaires nationaux et étrangers, ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour empêcher l’expression de la volonté populaire. Pour empêcher ou annuler le référendum.

    Et maintenant, puisqu’ils ont échoué dans cette tentative, ils font tout ce qu’ils peuvent pour en modifier le résultat, rendre floue et dénaturer la question très claire, en adressant au peuple un nouveau chantage :

    Que soi-disant, si les citoyens disent « non », nous devrons quitter l’Union Européenne ou la zone euro

    Que s’ils disent « non », il n’y aura aucune nouvelle négociation

    Que si ils disent « non », cela signifiera qu’ils « ne veulent pas d’aide ».

    Certains, chefs d’État mais aussi représentants de la Commission et d’autres institutions et organismes, n’hésitent pas à interférer grossièrement dans les affaires internes du pays et à suggérer au peuple ce qu’il doit voter au référendum, en modifiant la vraie question.

    Ce qui est important c’est non seulement ce qu’ils disent, mais qui le dit.

    Le disent les représentants des gouvernements qui se sont alliés aux gouvernements qui ont détruit le pays et ont fait des échanges avec eux.

    Le disent les représentants d’organisations internationales qui ont participé à des programmes catastrophiques qui ont décomposé la société et causé d’ indicibles malheurs.

    Le disent des dignitaires, qui ont admis s’être trompés dans le cas de la Grèce, encore et encore.

    Mais le disent aussi les représentants du système politique corrompu des anciens partis, de la corruption et des combines, ceux qui ont créé une dette illégale, honteuse et insoutenable et qui veulent la mettre sur le dos du peuple, de la jeunesse et des générations futures, sans rendre de comptes.

    Le oui ne signifie pas oui à l’Europe.

    Il signifie oui à l’ultimatum adressé par la Troïka au gouvernement grec.

    Le oui signifie oui aux mémorandums, à la soumission et à la servitude.

    Oui à des diminutions supplémentaires des salaires et des retraites,

    Oui au chômage et à la précarité de l’emploi,

    Il signifie oui à l’abandon de la souveraineté et de la démocratie, au bradage des biens publics, à de lourds impôts sans fin.

    Il signifie aussi oui à la dégradation de la Grèce de pays membre à part égale de l’UE en pays paria et en colonie de la dette.

    Le non signifie non aux tactiques et pratiques antidémocratiques

    Non aux chantages anti-européens et aux ultimatums

    Non aux blocages artificiels

    Non à l’asphyxie du peuple, avec les banques fermées

    Non à l’asservissement d’États-membres par d’autres États-membres

    Non à la soumission économique et politique.

    Le Gouvernement s’est redressé. Il n’a pas cédé, il n’a pas capitulé en trahissant la confiance des citoyens.

    Le Parlement en 2015 a été à sa hauteur. Il n’a pas fait loi d’État les mesures qui ont condamné de nombreuses générations à un esclavage mémorandaire.

    Pour la première fois le peuple peut réellement décider de son avenir. Pour la première fois il peut repousser lui-même, par son vote, le dernier chantage. Pour la première fois, le peuple peut lever la tête et avec son vote, avec le non, secouer le joug des mémorandums.

    Qu’il vote et se batte pour sa dignité et son avenir.

    Et qu’il défende le seul gouvernement qui lui a fait confiance et lui a rendu le pouvoir qui lui appartient et qu’il défende le Parlement qu’il a lui-même élu et qui lui a rendu le pouvoir qu’il en tire et exerce en sa faveur.

    Qu’il ne permette pas le renversement du gouvernement par ceux qui, depuis des mois élaborent des scénarios de déstabilisation et de détournement, pour remettre le pays et le peuple aux forces de la corruption, des combines et de la tromperie, qui ont tirer profit des mémorandums sur le dos de la société.

    Et qu’il envoie le message retentissant et optimiste aussi aux autres peuples d’Europe, que la démocratie est l’affaire des hommes et des peuples, non des banques, des banquiers et des marchés.

    Les « non » du peuple grec ont, dans l’Histoire, rendus fiers non seulement les Grecs, mais l’humanité toute entière.

    Un tel « non » rendra fières les générations futures et défendra la véritable âme de l’Europe, qui ne se base pas sur des ultimatums et des chantages, mais sur une coexistence égalitaire, la démocratie et la solidarité. »

    Zoé Konstantopoulou, présidente du Parlement Grec, le 1er juillet 2015.

    http://www.bastamag.net/Un-non-rendra-fieres-les-generations-futures-et-defendra-la-veritable-ame-de-l

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  3. Ce qui est bien c’est qu’on voit déjà à quel point le restant de démocratie ennui les technocrates et gène même assurément leurs plans, à les voir énervés et pressés d’en finir avec le référendum qui va déboucher sur la victoire du NON. J’ai hâte de voir la suite… CC

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