moi, j’aime pas les dictatures… #jenesuispasmarxiste

Capture… que ce soit celle du prolétariat, d’un autocrate ou d’une oligarchie, une dictature reste une dictature. je ne comprends même pas que des jeunes puissent encore adhérer à ce genre concepts moisis. Et douteux quand on sait comment il a été mis en œuvre de par le passé…  :

La dictature du prolétariat est un concept marxiste désignant la phase transitoire de la société entre le capitalisme et le communisme.

Cette expression1 qui a été employée par Louis Auguste Blanqui2, dans le droit fil de la pensée de Jean-Paul Marat et de Gracchus Babeuf3 et parfois employée par Karl Marx, est au cœur de vifs débats concernant notamment sa mise en œuvre. Après la Révolution russe de 1917, le concept est repris par Lénine : les bolcheviks ont présenté leur gouvernement comme une « dictature du prolétariat », mais ce qualificatif est contesté par nombre de leurs opposants. Les adversaires du marxisme (y compris sociaux-démocrates, au sens actuel du terme) voient dans la notion de « dictature du prolétariat » un danger pour la démocratie parlementaire, et arguent qu’en son nom, bureaucratie et nomenklatura ont accaparé le pouvoir de manière sanglante dans les régimes politiques se réclamant du marxisme. (source)

Publié par

GdeC

"Un jour, les successeurs des fascistes d'hier arriveront à vous convaincre que les antifascistes d’aujourd’hui sont vos ennemis ". * électron libre, blogue en sniper, avec une fâcheuse tendance à graviter plus volontiers à gauche (j'ai dit à gauche... Vraiment !). Politique et société, droits humains, défense des libertés fondamentales. #athee #antifa - Lutte contre les discriminations (LGBTQphobies - sexisme - racisme - fat shaming) - Anti-autoritaire ("et avec ça, faut-il vous l'envelopper ?")

11 réflexions au sujet de “moi, j’aime pas les dictatures… #jenesuispasmarxiste”

  1. je ne me laisserai pas agresser plus longtemps. Tu me montres quant à toi que tu n’es pas au mieux de ta forme psychologique. As-tu songé à consulter ? Tu dégages.

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  2. @lepierrack : tu es qui pour m’insulter chez moi ainsi sans raison ? je serais curieux de savoir ce que tu as fait, pour te prendre pour le détenteur de la vérité unique et universelle, et pour m prendre de si haut. moi, ça fait près de 7 ans que je tiens ce blog, que je l’alimente de mes réflexions et de mes ressentis, bénévolement. ET toi ? Alors respect, même si tu ne partage pas mon avis. C’est la moindre des choses quand on vit en société. Quand à me qualifier de bourgeois, comme tant de ceux qui ne sont pas d’accord avec moi, cela me fait sourire. Je vis dans un HLM et j’ai une voiture pourrie, je suis au chômage. C’est ça ta perception de la bourgeoisie ? tu es un marrant.

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  3. On peut être marxiste et ne pas vouloir de la dictature du prolétariat, on peut être keynésien et lutter contre le capitalisme (et son cache-sexe le « néo-libéralisme »), on peut même admirer Robespierre et être contre la peine de mort…. Pourquoi devrait-on suivre à la lettre les idées d’untel ou d’unetelle sous prétexte qu’on en apprécie l’ensemble ? Il faut être fou ou complétement écervelé pour obéir à toutes les idées de quelqu’un. Nous sommes ce que nous sommes, nous pouvons admirer un homme politique, suivre les préceptes d’un philosophe, étudier avec passion les travaux d’un économiste… ça ne fait pas de nous des zombies (au sens premier du terme) obéissants et aveugles.
    Celui dit « je n’aime pas les dictatures quelle qu’elles soient » doit-il être soudainement convaincu d’hérésie anti-gauche sous prétexte que Marx a (parfois) proposé la dictature du prolétariat comme solution de transition?

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  4. @GdC
    Je ne suis pas (purement) marxiste non plus, pour d’autres raisons. Je voulais juste rétablir une confusion largement répandue quant au concept de « dictature du prolétariat ». Les systèmes dévoyés que tu me conseilles de regarder n’étant pas des « dictatures du prolétariat », mais seulement de véritables dictatures (au sens commun du terme), des dictatures étatiques, des dictatures despotiques, des dictatures égocentriques, pour moi, ils n’entrent pas en ligne de compte dans la discussion sur la « dictature du prolétariat ». Les idées du Christ ont produit des horreurs telles que l’inquisition (qui se réclamait de ses principes), est-ce à dire que Jésus (qu’on croit à sa déité n’est pas le problème) n’était pas un homme charitable ?

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  5. @simply left : tu regarderas en face ce que ce genre de concept dévoyé a produit historiquement, et tu reviendras me voir. Autant je suis très intéressé par l’exemple de la commune, autant je suis très circonspect quand à ce concept qui a produit bien des vilenies… Peu-on être de gauche, vraiment, et non marxiste ? j’en suis.

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  6. @GdC
    Le concept de « dictature du prolétariat » a souvent été mal interprété, à dessein ou non. Je suis d’ailleurs surpris de lire ce genre d’attaques chez toi dont le site met pourtant en exergue cette injonction salvatrice « Laissons la peur du rouge aux bêtes à cornes ».

    La « dictature du prolétariat » n’est pas, dans la pensée de ses « inventeurs », ce que l’on entend communément par dictature, et certainement pas une dictature à la Pol Pot ou à la Pinochet. Il s’agit juste d’une forme de pouvoir politique à trouver selon le cas d’espèce (modèle voué à changer de forme selon la règle du matérialisme dialectique) qui dot être basé sur la reconnaissance et l’affirmation du caractère de classe de tout pouvoir politique.

    Pour Marx, par exemple, l’un des meilleurs modèles, pour son temps, de « dictature du prolétariat » a été la Commune de Paris : « la Commune était essentiellement un gouvernement de la classe ouvrière, le résultat du combat de la classe productive contre la classe possédante, la forme politique, enfin découverte, sous laquelle pouvait s’accomplir l’émancipation économique du travail ». Marx reconnaissait la marque propre de la « dictature du prolétariat » dans les quelques mesures que la Commune a eu le temps de prendre car elles mettaient en relief « l’esprit démocratique de cet État prolétarien ».

    La « dictature du prolétariat » est le pouvoir prolétarien centralisé et démocratique qui s’appuie sur l’autogestion locale et sur l’activité des masses (la majorité du peuple, d’où le caractère démocratique).

    Pour Lénine, la forme adaptée à son temps et à son pays de « dictature du prolétariat » a été les soviets. Encore un autre concept démocratique (également fortement détourné).

    Engels enfin, dans sa « Critique du projet de programme d’Erfurt » parle même de République démocratique comme forme spécifique possible de la « dictature du prolétariat ».

    En bref, l’un des mots qui revient le plus souvent dans la bouche de ses concepteurs pour décrire les bases d’une « dictature du prolétariat » est le mot démocratique. Bien entendu, ce n’est pas la publicité qui en est faite par ses détracteurs. Il faut reconnaître que le choix du mot « dictature » pour décrire un concept démocratique n’est pas de meilleur aloi.

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  7. @ GdeC: La finance n’est qu’un aspect du problème. Le problème est le capitalisme dans son ensemble. Le capital industriel continue à exploiter, à exposer les ouvriers à de multiples risques pour leur santé pour des salaires ridicules. Le marxisme et son étude des rapports de de domination est toujours valable. La lutte des classes a toujours lieu, et le but du capitalisme est toujours l’accumulation du capital par le biais de la plus-value. Et la finance, dans tout ça? pour obtenir des moyens de production, il faut un capital, et donc soit emprunter à la banque, soit se financer à la bourse en émettant des titres. Ceux-ci sont achetés et peuvent être revendues contre des dividendes et un pouvoir de décision dans l’entreprise. Seulement, ce système a été détourné par la spéculation, comme en 1929. Mais je le répète, la finance n’est qu’une partie du problème car le capitalisme est aussi industriel. Et l’analyse marxiste est toujours valable.

    Admettons qu’une révolution sociale ait lieu et que les ouvriers et des petits employés décident de prendre possession de telle usine, telle tour de bureaux et mettent dehors leurs patrons. Pour eux, ce sera une dictature. D’où l’idée de dictature du prolétariat. Ça s’oppose à la « démocratie bourgeoise ». Derrière les apparences démocratique, ce sont les possédants qui continent de décider et par leur pouvoir d’influence, ils poussent les gens à voter contre leurs intérêts comme en 1848 et en 1871, où le corps électoral a amené avec le suffrage universel une chambre introuvable, réactionnaire. Et ceci peut encore se reproduire. Tout reste fait pour que derrière la démocratie, aucun changement radical et défavorable aux possédants ne puisse se produire. Dans la IIIème république, il faudra plus de 30 ans suivant la première proposition pour qu’il soit instauré. Voilà la démocratie bourgeoise.

    Oui, il faut dépasser Lénine et le moule de la troisième internationale. Mais dés 1918, les méthodes autoritaires de Lénine ont été critiquées par des socialistes révolutionnaires comme Rosa Luxemburg:

     » Lénine et Trotsky ont mis à la place des corps représentatifs issus d’élections générales les soviets comme la seule représentation véritable des masses ouvrières. Mais en étouffant la vie politique dans tout le pays, il est fatal que la vie dans les soviets eux-mêmes soit de plus en plus paralysée. Sans élections générales, sans liberté illimitée de la presse et de réunion, sans lutte libre entre les opinions, la vie se meurt dans toutes les institutions publiques, elle devient une vie apparente, où la bureaucratie reste le seul élément actif. C’est une loi à laquelle nul ne peut se soustraire. La vie publique entre peu à peu en sommeil. Quelques douzaines de chefs d’une énergie inlassable et d’un idéalisme sans borne dirigent le gouvernement, et, parmi eux, ceux qui gouvernent en réalité, ce sont une douzaine de têtes éminentes, tandis qu’une élite de la classe ouvrière est convoquée de temps à autre à des réunions, pour applaudir aux discours des chefs, voter à l’unanimité les résolutions qu’on lui présente, au fond par conséquent un gouvernement de coterie – une dictature, il est vrai, non celle du prolétariat, mais celle d’une poignée de politiciens, c’est-à-dire une dictature au sens bourgeois, au sens de la domination jacobine (le recul des congrès des soviets de trois mois à six mois !). Et il y a plus : un tel état de choses doit provoquer nécessairement un ensauvagement de la vie publique : attentats, fusillades d’otages, etc. »

    Il est à noter qu’il existe des marxistes anti-autoritaires:
    https://bataillesocialiste.wordpress.com/

    Pour dépasser le seul cadre proposé par Lénine et consorts, certains s’activent afin de créer un socialisme révolutionnaire ou un communisme du XXIème siècle, une démocratie ouvrière mondiale:

    https://communismeouvrier.wordpress.com/about/

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  8. @morvandiaux. Tu dis nimp. je suis altermondialiste. Et donc ? Pas besoin d’être marxiste et de croire en ce concept suranné pour lutter contre la finance, c’est aussi mon combat.

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  9. tu n’es pas marxiste : nous nous en étions aperçu ! et tu cognes sur la pancarte des « jeunes coco » faisant allusion à la dictature du fric et prônant la dérision…
    bizarre, bizarre, bizarre, j’entends de moins en moins de dénonciation de la dictature du fric bien réelle et vécue par des millions de gens réduits à la pauvreté et la misère, cette dictature du fric qui nous jette contre le mur de l’environnement et peux créer la 6ème Extinction…

    tout çà pour une petite pancarte, décidément le pamphlet devient suspect, bientôt interdit ?

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