le site @BVoltaire prend les femmes pour des demeurées, et il faut que ça se sache.

CaptureSuite à un article bâclé de Grazia.fr sur de jeunes écervelées du FN que le site a cru bon de banaliser outrancièrement, y compris dans le design des photos qui illustraient cette daube, ainsi que par la mise en valeur de propos relevant d’un révisionnisme insupportable, j’ai donc écrit un billet pour le dénoncer. Je considère en effet que ce genre de presse peut avoir un pouvoir de nuisance qui n’est pas insignifiant à l’endroit de toutes celles qui fréquentent les salons de coiffure ou attendent interminablement dans les salles d’attentes de leurs dentistes, leurs médecins, etc..  Mon blog, dans la foulée, a aussitôt été ciblé par Boulevard Voltaire (ce qui en dit long sur ses accointances…) me désignant ainsi à la vindicte de leurs lecteurs bien franchouillards, particulièrement grossiers, identitaires de toutes natures, qui se reconnaissent si volontiers, sans le moindre complexe, dans les idées si discriminantes qui me sont insupportables du FN et de cette France rance qu’il représente,  que je combats. J’ai honte pour eux. Quand on connait comme c’est mon cas le contenu idéologique de ce site fascisant (le grand public me semble d’ailleurs insuffisamment averti de sa nocivité), on ne peut qu’en être meurtri, si l’on est démocrate, ce qu’il n’est manifestement pas. Je leur ai demandé  de retirer la référence à mon blog, bien qu’être désigné nommément comme l’adversaire de ces gens là pourrait être considéré par tout autre comme un trophée de guerre (idéologique) ma foi fort honorable…  Mais je doute d’obtenir gain de cause. Depuis, les trolls d’extrême droite me comblent de leurs faveurs indécentes…  j’ai l’habitude. Et après, on me demande pourquoi mon blog est à priori modéré, les commentaires filtrés, la liberté d’expression, toussa toussa… Bande d’abrutis. Pas envie que cet endroit virtuel qui m’est si cher soit pollué par vos traces brunes terriblement inélégantes.

Le site gauchedecombat.net fustige un « torchon » et « des péronnelles sans cervelle », comme si la presse féminine donnait habituellement dans la revue de fond à destination de grandes intellectuelles.

Cette mise en cause de Grazia est évidemment inepte – il serait aussi peu professionnel, pour un journal féminin, de ne pas enquêter sur un parti en pointe dont les deux leaders sont des femmes, que pour un magazine d’aéronautique d’occulter les retards de livraison de l’A400M ou, pour une revue d’histoire, de faire l’impasse sur les commémorations de 14-18 -, mais plus qu’inepte, elle est très éclairante, apportant un début de réponse à une insondable question :

Pourquoi nos féministes si vigilantes laissent-elles proliférer sans moufter une presse féminine terriblement « genrée », autrement plus dégradante pour la femme que la couleur du cartable, la tenant, licou serré, dans l’enclos étroit des « 3 M » – Mode, Maquillage, Mec – et laissant supposer par une mise en pages infantile que celle-ci, comme au cours préparatoire, a besoin, pour réussir à lire, que ce soit écrit gros et qu’il y ait beaucoup d’images ?

On voit bien là où vont les préférences politiques de l’écri-vaine… Parler du FN comme d’un parti en pointe, ce n’est plus de la dédiabolisation, mais du prosélytisme. Passons. Plus grave, prendre les lectrices de la presse féminine pour des imbéciles, immatures et sans morale (« comme si la presse féminine donnait habituellement dans la revue de fond à destination de grandes intellectuelles »)  tout en prétendant faire œuvre de féminisme, voilà un paradoxe qui ne rebute pourtant pas Gabrielle Cluzel, qui se présente sur ce site méprisable comme « Ecrivain, journaliste ». Non, non, je ne ris pas… Car avec un peu de recherches, on en sait facilement plus sur cette péronnelle là.  Généralement présentée comme « éditorialiste sur Boulevard Voltaire » (un bien grand mot pour bien peu de choses..), elle collabore (sic) également avec Familles Chrétiennes, et à Radio Courtoisie, qui relaie tant d’intégristes et de traditionalistes proches de l’extrême droite… C’est bien sûr, au vu de ce positionnement, une fervente militante contre la loi sur le mariage pour tous. Une combattante pour l’inégalité, donc. Triste combat que celui là… Tout semble être dit. Cette femme particulièrement ouverte, si soucieuse d’évolutions sociétales et démocratiques, qui lutte si volontiers contre tant de discriminations,  tente contre toute attente dans la suite de l’article de se revendiquer du féminisme… je suis hilare.  Pourfendant les féministes authentiques, elle  se prétend ainsi indignée de certaines références « genrées » du Magazine Elle.  Voilà qui me fait sourire… Car on a pu l’apercevoir début 2014 dans l’émission de Taddéï, Ce Soir ou Jamais, à propos d’une loi visant à faire reconnaître la diversité des modèles familiaux (ce contre quoi bien sur, elle se bat toutes griffes dehors), début 2014, et relayée par un site du même réseau de la fachosphère, FDesouche. Voilà voilà… Et pour dévier la calomnie que constituerait mon billet envers les idées qui lui sont manifestement si chères, elle ne trouve rien de mieux que de dévier mes accusations envers Grazia.fr sur le journal Elle, qui serait selon elle (suppôt de Satan !), pour avoir parlé de manière trop élogieuse de Taubira et de Najat Vallaud Belkaccem,  un journal de gauche… Toujours les mêmes cibles, la même ignominie, dans cette famille politique là…. Cette courte démonstration (ça ne vaut pas davantage…) suffira à souligner si besoin en était la bêtise de cette prétendue journaliste là, et l’inanité d’un tel site, qu’on ne risque guère de suspecter d’intellectualisme. Il convenait que je le signale à ma modeste façon, pour contribuer à l’édification du public non averti : Boulevard Voltaire, contrairement à ce que son nom pourrait laisser présupposer, n’est pas le site des lumières… Juste une zone d’ombre dans la fachosphère. Voilà qui méritait d’être signalé. Voilà qui est réglé. Dossier clos.

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’ là, petite précision utile pour cette personne et ses suiveurs, il est nécessaire de souligner au stabylo : je me moque.  Au cas où elle ne comprendrait pas (ce qui est du domaine de l’envisageable, l’humour n’étant pas le trait d’esprit le plus caractéristique de l’extrême droite..), c’est de la raillerie de bas étage, de l’ironie…

Post-Scriptum : je viens de recevoir un charmant commentaire… Ahhhh les belles méthodes de ces gens là. je vous laisse juge, regardez l’adresse mail….

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