Trop de #Forbach en France ? Non, trop de #Copé, en effet !

Copéj’ai beaucoup aimé cette réaction du maire de Forbach, bien qu’il soit socialiste (nul n’est parfait…). Et comme c’est en Lorraine, forcément, un peu chauvin, je me devais de l’évoquer. L’ancien patron de l’UMP (républicains, vraiment ?) a cru bon de titrer l’un de ces billets de blog « Il y a beaucoup trop de Forbach en France« , avec le discours larmoyant qui va avec, sur fond de friche industrielle, ça va de soi. Genre, le gars costumé qui sort de sa tour d’ivoire du 16ème arrondissement de Paris, descend de sa luxueuse  limousine, serre quelques poignées de main dans une (petite) salle polyvalente emplie de quelques dizaines de personnes acquises à sa cause, étale son discours lisse plein de condescendance et de platitudes, feignant l’empathie pour des gens qu’il ne connait nullement, ni de près, ni de loin, et repart… Non sans avoir donné des consignes à son assistant com pour qu’il relaie ça sur son  blog, histoire de faire « genre peuple ». Sauf que. Le maire de Forbach l’a lu, et n’a pas aimé. Je le comprends fort bien. Ce genre de parigot parvenu qui daigne mettre les pieds près des crassiers, ici, on connait, on en a vu passer des centaines, restructuration après restructuration… Ils n’impressionnent plus personne. Pire, ils sont raillés, quelles que soient leurs intentions. Philippot, candidat du FN dans cette ville, l’a appris à ses dépends. Alors qu’il en avait fait un point clé de son ascension politique au FN,  il n’ose même plus y remettre les pieds,  6 mois seulement après les élections municipales… On n’aime guère les parachutés par ici, et on a besoin de compétences, pas de parlotes. La situation économique y est suffisamment grave pour ne pas se prêter à ce genre de vieille façon de faire de la politique, à la petite semaine, faite de bons ou, en l’occurrence,  de moins bons mots. Aussi, j’ai apprécié la réponse du maire de Forbach, Laurent Kalinovski, telle que parue aujourd’hui dans le Républicain Lorrain :

Le député-maire PS de Forbach parle d’une « vision caricaturale ». Pour le socialiste, Copé « oublie que nous savons dépasser les divisions politiciennes qui ont lourdement pénalisé la Moselle-Est. Dans les domaines économique, urbain, sécuritaire et sanitaire : nous avançons ! »

Laurent Kalinowski conclut : « Venir se servir du Bassin houiller pour épicer sa traditionnelle soupe électoraliste relève de l’indécence. Au final, il y a peut-être trop de Copé en France qui, par des jugements simplistes, éclipsent les actions politiques utiles à nos territoires. »

Cette façon de faire de la politique à la petite semaine, en effet, est indécente. A droite comme à gauche, et au centre, il y a en effet beaucoup trop de Copé en France.

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