un 1er mai pourri…

urlCe n’est pas du temps dont je veux parler ici, mais  du climat social. Alors qu’il n’a jamais été aussi urgent et important de se montrer soudés et combattifs pour faire face à l’incroyable démolition du code du travail à l’œuvre actuellement, les syndicats n’ont rien  trouvé de mieux à faire que d’appeler à manifester chacun de leurs côté…  De quoi encourager Macron et Rebsamen à poursuivre leur entreprise de démolition, puisqu’ils ne rencontrent aucun front uni pour leur résister. Et permettre à  tous les  détricoteurs professionnels de droits sociaux, des fauxcialistes au Medef, réunis en un même élan libéral si tristement consensuel pour les valeurs de gauche, de terminer la destruction du code du travail déjà entamée par Sarkozy.  Notons que le syndicat facteur de discorde actuellement est l’allié traditionnel des fossoyeurs du droit du travail depuis des années, à savoir la CFDT, qui a refusé de signer l’appel unitaire. Même l’UNSA, son allié habituel, a préféré manifester avec la CGT plutôt que de manière isolée, c’est dire… La CFDT croit-elle qu’en organisant un  « Working Time Festival » (à l’américaine, s’il vous plait…)  pour les jeunes de 18 à 35 ans à Paris, elle va faire œuvre de progrès pour les droits des salariés, lesquels sont pourtant de plus en plus régressifs ? La CFDT est définitivement devenue à mes yeux (les miens seuls ?) un syndicat de compromission plutôt que de combat pour l’acquisition de nouveaux droits, dont notre époque  a tant besoin. Le rapport de force entre forces de production et minorité financière prédatrice ne nous a jamais été aussi défavorable. Et après, on s’étonne face à ce spectacle pitoyable que les français soient de moins en moins syndiqués… Faux pas les prendre pour des idiots. Ils sont tout simplement terriblement lucides. Ceci étant dit, on met souvent à bas les syndicats quand on n’en a jamais eu besoin…. Mais quand un conflit éclate, qu’il soit personnel ou collectif, on est bien content de les trouver.