#Bricmont, un scientifique injustement suspecté ? Ou pas ! #antisémitisme #confusionnisme

Il y a des scientifiques qui, sortant de leur domaine d’excellence, font œuvre utile de contribution à la paix sociale,  à la  sagesse populaire, et à la nécessaire stimulation collective, utile socialement. Et puis d’autres qui feraient mieux de se cantonner à leurs chères études, à leur domaine de recherche privilégié… C »est  le cas de Jean Bricmont,  « défenseur de la rationalité scientifique », nous dit sa page wikipedia,  dont on aimerait qu’elle s’étende également – et peut-être davantage – aux autres domaines dans lesquels il ose s’aventurer si imprudemment.  Surtout quand on connait l’ensemble de son œuvre (au noir, oserais-je dire, si je ne craignais le mauvais jeu de mots..), et qu’ils ‘aventure si imprudemment hors des sentiers battus de sa science favorite, que mon insuffisante intelligence mathématique ne saurait maîtriser. Je lui demande la pareille, dans le sens inverse. Moi, c’est la sociologie, la psychologie sociale, et la politique, bien que de manière plus modeste.

Une deuxième recherche me renverra cette fois sur le site du réseau Voltaire, sinon d’extrême droite, du moins extrêmement réac, et visiblement complotiste, qui voit l’illustre chercheur défendre le cas Balme, quand bien même celui-ci a été pris la main dans le sac en flagrant délit d’antisémitisme. C’est pas de bol.

Capture

Une troisième recherche me conduit cette fois sur Mariane. Là, je peux enfin mettre un lien puisque ce n’est pas un site complotiste ou de fachos notoires dont je ne voudrais pas renforcer la viralité … et la propagande.  La citation en exergue de cet article d’ Aude Lancelin est de premier ordre pour illustrer la pensée de ce genre d’individus, dont un article récent (particulièrement orienté) tente de nous faire croire qu’ils n’existent pas et que le fait de les combattre serait absolument ridicule. Jugez vous mêmes :

C’est l’antifascisme qui crée le fascisme, l’antiracisme qui crée le racisme, et «la gauche morale qui est devenue l’extrême droite»bricmont antisémitisme, ne craint pas d’écrire Bricmont. Un tour de bonneteau idéal.

Un tour de passe-passe que partagent pourtant plusieurs illusionnés, adeptes de la confusion ou un peu trop proches de leurs thèses nébuleuses, que cela arrange bien. Je connais en effet pour l’avoir maintes fois expérimenté à mon propre détriment l’argument selon lequel quand on est contre on est pour  (le racisme, le fascisme). J’appelle cela dans mon jargon personnel de la contre-rhétorique inversée, caractéristique spécifique de l’extrême droite. Ainsi, pour eux, les défenseurs des droits de l’homme (quoi de plus noble pourtant) sont des droits-de-l’hommistes, et ceux qui réfutent la thèse fumeuse du grand remplacement des collabos…   Cela leur permet en effet de ne pas bousculer leur petit confort idéologique personnel et leurs petites certitudes discriminantes. Des gens qui, dans ma propre famille politique hélas, ne maîtrisent guère le sujet, et s’en font donc inconsciemment les complices.. Pourtant, l’antisémitisme de Bricmont est clair, net, sans ambiguïté, et ceux qui prétendent qu’il en est injustement accusé ne sauraient persister en lisant ceci :

Une fois encore attaché à pourrir le débat français, le scientiste belge s’en prend cette fois-ci à la façon dont l’Hexagone entoure de trop de respect à ses yeux le souvenir de la Shoah et persécute ceux qui le bafouent. Ainsi, Bricmont considère-t-il que c’est la censure qui crée la pulsion, le devoir de mémoire qui enfante les haines du passé, la loi Gayssot qui crée Faurisson : «Ceux qui n’ont voulu écouter ni Noam Chomsky ni l’abbé Pierre ont maintenant face à eux Dieudonné.» Où l’on observe d’ailleurs une fascinante radicalisation perverse du principe sartrien selon lequel «c’est l’antisémite qui fait le juif» : pour M. Prudhomme physicien, en effet, c’est la lutte contre l’antisémitisme qui fait l’antisémite.

Vient ensuite dans mes recherches plusieurs articles d’@si, dont  l’un d’entre eux me laisse pantois. On y voit en effet Bricmont prétendre que ses propos auraient été décontextualisés, et qu’il n’y avait pas matière à polémique sauf à être de mauvaise foi (comme je le suis probablement aux yeux de ces gens là), que de considérer que l’on pouvait objectivement s’interroger sur la légitimité d’ « un magistrat d’origine juive », à traiter de l’affaire Dieudonné… Oui, vous avez bien lu. On pourrait ici céder à la facilité en sous-titrant dans un médicore esprit faussement inspiré de Magritte :

« ceci n’est pas de l’antisémitisme« ..

Pour résumer, quand vous entendez ou lisez ce patronyme, Bricmont, un conseil : à moins d’avoir envie d’étudier la physique théorique, si vous êtes attachés à la rationalité des sciences humaines,  au principe d’égalité des droits, et que vous êtes contre le racisme, alors… Restez loin.

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