Valls doit valser

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La défaite du PS et de ses alliés à ces élections départementales ne souffre aucune tergiversation. De l’avis de nombreux analystes financiers, il est évident que c’est l’action du gouvernement qui a été sanctionnée. Or, qui est le chef de ce gouvernement ? Manuel Valls. Et qu’en dit l’intéressé ? Cette débâcle  ne serait en rien de sa responsabilité…CBSvQ7uWEAAKU7M.jpg largeSi on l’écoute, c’est grâce à lui, fanfaron aux petits pieds, que le FN a été maintenu à bonne distance. C’est dans la division de la gauche qu’il faut rechercher les coupables, ce qui est un comble puisqu’il  en est le principal facteur. Rappelons tout de même –  c’est important et je ne me lasserai jamais de le marteler – que cet homme représente à peine 5 % des sympathisants socialistes. Souvenons nous que sa désignation à la fonction de premier ministre a été vécue par l’autre gauche comme une provocation, tant il incarne si peu nos valeurs. Aussi, de la part d’un tel homme, appeler à l’unité, surtout quand on voit de manière aussi flagrante la politique qu’il conduit si massivement rejetée, c’est vraiment se moquer du monde. Quand on a été si durement sanctionné, et qu’on a de l’honneur, on prend ses responsabilités, et on démissionne, plutôt que de s’octroyer un mérite dont on se demande où il peut bien se trouver, ou qui n’est pas le sien. Quant à prétendre poursuivre la politique économique qui est menée, alors qu’elle est si visiblement contestée, cela relève d’un incroyable aveuglement qui précipite notre pays aussi sûrement dans le mur qu’ Andreas Lubitz a précipité  l’A320 de la Germanwings contre une montagne dans les alpes… Quand le co-pilote de la France s’entête dans son projet suicidaire, il devient urgent de le stopper net dans sa course folle motivée par sa seule ambition personnelle.