François de Rugy : « le vote, c’est comme le pinard, ça devrait-être OBLIGATOIRE ! « 

(ah, mince, c’est pas lui !…)

Devant l’ampleur du désastre démocratique dont on a pu mesurer les dégâts  lors des dernières élections, certaines bonnes âmes relancent donc la tarte à la crème du vote obligatoire. Cette fois, l’entarteur en chef est François de Rugy, l’une des têtes de proue du fauxcialisme vaguement teinté de vert favorable au retour de ses congénères au gouvernement  malgré l’inefficacité probante de leur action en matière de défense environnementale… On comprend face à ce genre d’individus grisâtres, qui ne font pas franchement rêver le quidam dans la rue qu’on n’ait pas très envie de voter. L’idée n’est cependant pas inintéressante, et je ne l’écarte pas à priori. Simplement, elle ne peut être à mon sens opérationnelle que si et seulement si certaines conditions sont réunies. Tout d’abord,  la sanction en contrepartie doit être suffisamment dissuasive, et  ne  pas donner le droit par un montant insignifiant à ceux qui en ont les moyens de s’en abstraire, le coût étant forcément plus difficile à supporter par les pauvres, à montant égal. Ensuite, je ne conçois cette mesure qui si  le vote blanc est vraiment reconnu, et non pas, comme c’est le cas aujourd’hui, simplement comptabilisé. je prône depuis longtemps  l’idée que si l’on dépasse un  certain pourcentage critique de vote blancs, l’élection devrait être annulée, et recommencée. Le problème de fond est en effet à mon sens celui de l’offre politique, qui aujourd’hui a un peu trop tendance à se limiter à trois partis dont les programmes ne revèlent pas vraiment d’alternatives sociétales et économiques positives, surtout pour le peuple français modeste. Le système médiatique et d’information de notre pays est d’ailleurs à mon sens complice de cette polarisation politique excessive qui ne reflète aucunement la diversité des opinions de mes concitoyens. Alors, peut-être, si une proposition de loi allait dans ce sens, et remplissait ces conditions, pourquoi pas. je doute toutefois qu’elle soit adoptée, les intérêts de chacun des partis politiques en lice seraient en effet bien trop perturbés au goût de certains plus avides de pouvoir que d’intérêt collectif.