#DPDA : du journalisme couché. Au pied du lit du #pauvrepetitmacronriche

2012_09_22_calimero_trop_injusteje ne sais pas ce qui m’a pris. Je sais, j’aurais pas du. On m’avait pourtant prévenu… Mais dans un instant de solitude, emporté par ma passion pour la politique, et mon souci de ne pas céder à mes horribles préjugés populaires (éventuellement populistes, et donc antisémites, compte-tenu de ce que l’on propage ignoblement sur les banquiers, de l’avis même de blogueurs plus augustes que moi… ), j’ai regardé l’émission de France 2, Des Paroles et Des Actes (DPDA pour les intimes). je n’ai pas résisté longtemps… j’ai zappé la première partie, las de voir le Monsieur se complaire dans sa posture de victime du mépris social (d’où la teneur du hashtag : #pauvrepetitmacronriche que j’ai véhiculé pendant le live tweet de l’émission). Une posture bien étudiée par, très certainement, une quelconque agence de com pour le moins médiocre. Ils savaient bien qu’il allait être tancé sur ce terrain là…  Mais il en a fait tellement franchement trop que c’en devenait indécent. Comment veulent-ils que le commun des mortels puisse compatir avec ce type là ? Ce n’est franchement pas sérieux. Et je suis revenu sur Antenne 2 quand, enfin, le monologue qui a vu s’endormir un nombre significatifs de téléspectateurs a cessé…. Enfin, je le pensais, puisqu’il avait alors un interlocuteur, fraîchement élu secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, pour lequel c’était son baptême du feu, puisqu’il n’avait jamais rencontré ce gentil petit ministre de l’économie là.  Je m’attendais donc à de la bienveillance, je voyais bien son trac, profondément humain, qu’il a rapidement cassé par la force de ses convictions. Mais j’ai vite déchanté. Ce à quoi j’ai assisté, incrédule, puis franchement en colère, c’est le manège indécent de prétendus journalistes incroyablement serviles, prévenants et soucieux de ménager le ministre de l’économie, prêts à lui dérouler le tapis rouge,  permettant à ce dernier de savourer le luxe incroyable de dérouler son argumentaire rigoureusement huilé, alors qu’il ne cessait de couper sans la moindre considération (ou celle d’avoir toujours raison et de ménager confortablement ses certitudes) le représentant de l’une des plus importantes centrales syndicales de France. Le pauvre gars n’a pas pu en placer une, on ne lui permettait même aps de terminer ses phrases… j’ai assisté ce soir là à une incroyable leçon de mépris social  assortie d’un critiquable appareil médiatique qui m’a profondément écœuré. On ne m’y reprendra plus.  La connivence de classe de ces pseudos journalistes avec les libéraux, de droite ou d’une prétendue gauche, est dans ce cas indéniable, et absolument insupportable. je pense ne pas être le seul à l’avoir remarqué…  Faut que ça cesse. Y en a marre. Drôle de conception oligarchique du débat, d’une démocratie usurpée, et d’un prétendu dialogue social à l’évidence tronqué. Et à force de dénier aux salariés le droit d’être représentés, je sens que ça va mal finir…