NON, mon petit Nicolas, #Ensemble ne soutient pas les nazis ukrainiens…

entonnoirAprès avoir réagi dans l’urgence sur la forme, intéressons nous à présent au fond de ce qui m’oppose aux propos calomnieux d’ un certain petit militant communiste qu’on a compris bien pur et très dur. Puisqu’il se prend pour le nombril du monde civilisé, et ne tient nullement compte du fait que son appartenance à un parti membre du front de gauche devrait l’inciter à davantage d’indulgence envers un autre du même mouvement (une précaution élémentaire quand on respecte encore ce qui peut rester du front de gauche, grâce aux bons soins de gens comme lui), je vais donc lui mettre les points sur les i. cela me permettra de répondre par la même occasion  à certains de mes camarades d’ Ensemble qui  m’ont posé la question sur fesse de bouc.  …  Puisque ledit Petit Nicolas ne prend la peine de répondre à mon indignation quand à une accusation qui consiste pour faire simple à considérer qu’en publiant sur le site d’Ensemble un article de Zbigniew Marcin Kowalewski, nous serions coupables d’intelligence avec l’ennemi néo-nazi ukrainien, je vais lui répondre très factuellement, en tenant compte également des tweets que ce Monsieur très mal élevé m’a adressé, appuyé par ses comparses et suivistes tout aussi respectueux de la dignité humaine… Il se trouve que, pour répondre à une certaine accusation contenue dans mon précédent billet sous la forme d’un tweet de ce petit Nicolas, Ensemble est également non pas un parti, mais une formation démocratique. Qui plus est, non pas réunie dans une cabine téléphonique (à Nancy, nous étions environ une trentaine dans un café..) mais une formation naissante, qui est en train de se structurer, d’avancer, et de se démarquer nécessairement de cette lamentable guerre des chefs auxquels nous assistons pour beaucoup, au front de gauche, plus que perplexes, entre le PCF et le Parti de Gauche : consternés, par Mélenchon comme par Laurent pour appeler les chats par leurs noms. Ensemble donc, soucieux de démocratie, y compris dans sa structuration interne, tente depuis le départ de former des militants éclairés en leur fournissant des documents plus difficilement accessibles sans son intermédiaire pour des gens qui ne sont pas aussi politisés que nous pourrions l’être ici. [A Ensemble en effet, contrairement au PCF ou à d’autres partis, des militants aguerris provenant d’autres mouvements ou partis côtoient des étudiants, des membres de la société civile, c’est à dire le plus fréquemment des personnes engagées plus volontiers dans la vie associative que politique, ce que je comprends très bien pour avoir partagé leur dégout de certaines pratiques autrefois. ]  Sur l’Ukraine, les documents sont ici. Vous verrez qu’ils ne sont pas classés par ordre chronologique tout simplement parce qu’ils sont des supports de débat entre nous,et qu’une réaction ou un commentaire récent fait nécessairement remonter le sujet dans la liste… Les documents en question ne constituent pas un ensemble homogène, représentant une orientation précise et objectivée, mais la possibilité pour chacun d’améliorer sa réflexion, en provoquant du débat. Ils sont classés par thèmes.  C’est donc l’un de ces documents qu’a pris pour cible le petit militant communiste, n’ayant certainement pas l’habitude de cette façon de faire un peu plus participative peut-être  qu’au PCF… plus orthodoxe. Ce n’est donc pas un communiqué d’Ensemble, mais une pièce parmi d’autres dans le dossier ukrainien. Les communiqués, eux, sont là.  Je n’ai pas vu qu’y figurait un quelconque soutien à l’oligarchie ukrainienne, ni  de compassion particulière pour les forces néo-nazies qui, en effet, nul n’est sensé l’ignorer, sont à l’œuvre dans ce pays. Par contre, j’ai vu, dans nos documents de débat celui-ci pour seul exemple (il y en a bien d ‘autres, suffit de chercher un peu),, intitulé « Ukraine : résister à la polarisation nationaliste et à l’invasion russe. Construire un Parti démocratique de gauche. » Son simple intitulé suffit à démentir les propos de nature malveillante de ce si petit Nicolas. Et son contenu encore davantage. Mais celui qu’ a choisi d’instrumentaliser ledit « militant communiste » est plus avantageux pour les besoins de sa thèse, et suffit donc pour nous ranger dans le camp des méchants nazis… Cela est un peu court, et insulte notre intelligence collective. Le procédé est d’évidence manipulatoire, et orienté. Je vais donc répondre au Monsieur très sincèrement, bien qu’il s’en foute je le sais comme de sa première paire de chaussettes, mais j’aurai ma conscience pour moi… Loin de ces arguties spécieuses et de ces logiques d’appareils qui toujours me déçoivent fortement…Plutôt avec mes convictions personnelles sur le sujet, comme dab ici.  En ce moment, ceux qui font les frais de cette situation confuse et si complexe qu’un chat n’y retrouverait pas ses petits (que la plupart d’entre nous ne peuvent appréhender, surtout avec un regard extérieur soumis à des sources d’information si  contradictoires aux intérêts si divergents), ce sont très clairement les civils et les gens non politisés, qui n’ont aucun intérêt matériel dans ce carnage indicible et ignoble. Rappelons que depuis le début du conflit, l’ONU fait état de plusieurs milliers de morts.  Je vous invite d’ailleurs à lire attentivement ce document d’Amnesty International, contenant des témoignages de terrain, qui démontre que les violences qui ont lieu actuellement dans le Donbass, à Donestk et de Debaltseve, sont le fait des deux camps, ukrainiens « indépendantistes » et pro-russes :

Ces preuves révèlent l’horreur du carnage qui frappe les civils, tués ou blessés parce que les deux camps utilisent des roquettes et des obus de mortiers non guidés dans des zones densément peuplées. Ces attaques sont une violation du droit international humanitaire et pourraient constituer des crimes de guerre.

Et donc, à Ensemble, nous serions assez fous pour soutenir l’un ou l’autre de ces camps, plutôt que de rester à distance d’un conflit aussi complexe, sans tenter de nous informer comme nous le pouvons dans ce contexte si troublé et sujet à polémiques, grâce à notre base de données d’informations ? Nous soutiendrions des néo-nazis à l’encontre de nos convictions humanistes profondément ancrées en nous ? Nous ne préférions surtout pas condamner des massacres qui touchent avant tout des civils innocents ? Voilà qui ne résiste pas une seule seconde à l’analyse factuelle non partisane.