tic tac tic tac… Après #syriza, #podemos !

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« Pour être clairs, nous ne reconnaissons pas dans les choix de François Hollande une politique de gauche » (Georges Katrougalos, ministre 
de la Fonction publique et 
de la Réforme de l’État grec)

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Capture 2Ceux qui pensaient que Syriza, au prétexte d’une prétendue réalité qui n’est que la leur ¹   ne pourrait pas tenir ses promesses, risquent d’en être pour leurs frais. Cela commence mal pour eux en effet : Yanis Varoufakis, à peine nommé ministre des finances de la Grèce, a ainsi déclaré hier lors de la rencontre avec le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, en visite à Athènes que  « la Grèce n’acceptera pas une extension du programme de sauvetage de l’UE qui prendra fin en février », rejetant ainsi la possibilité d’une rallonge de sept milliards d’euros.  « c’est cette position qui nous a permis de gagner la confiance du peuple grec » et de gagner les élections, et qu’il ne trahirait donc pas cette parole donnée, puisque c’est sur cette base que les élections ont été gagnées. Voilà qui me va bien…

Dans le sillage de Syriza et de cette même logique de réveil des peuples européens qui enfin se dressent contre une logique mortifère qui les nient et les broient, nous sommes beaucoup à espérer à travers l’Europe que ce mouvement se répande comme une traînée de poudre… Et cela tombe bien puisqu ‘aujourd’hui, Podemos, à Madrid, est en train d’envahir les rues pour protester contre l’austérité, avec en perspective les élections régionales en mai et législatives en fin d’année, dans lesquelles ils sont donnés favoris. L’illustration de ce billet montre la Puerta del Sol,place centrale de Madrid, envahie par la foule.

« Nous aimons notre pays. Notre pays, ce ne est pas une simple marque. Notre pays, c’est  le peuple a déclaré à l’instant Pablo Iglesias. Je dirais même plus, pour ce qui me concerne : je n’ai qu’une seule patrie : c’est le peuple. Qu’il soit français, grec ou espagnol…

 

¹ comme ce fut le cas hier soir encore, dans l’émission Ce Soir ou Jamais, d’un Arnaud Leparmentier, « grand journaliste » officialisant ses pratiques analytiques supérieures sur l’autel du Monde, qui m’a vraiment sidéré… Lui  qui a préféré se laisser si manifestement enfermer, au comble du ridicule,  dans son idéologie, niant la souffrance de tout un peuple sous prétexte d’un prétendu pragmatisme qui se nomme de plus en plus clairement « libéralisme ». C’est une secte, vous dis-je. Et Mr Leparmentier, la voix de ses maîtres… et gourous.