Valls dans le noir ? Tout un symbole… (et puis, ça lui fait les pieds !).

Image exclusive Les échos de la gauchosphère du meeting du PS à Audincourt - 27.01.2015. Au centre, le premier ministre.

Image exclusive Les échos de la gauchosphère du meeting du PS à Audincourt – 27.01.2015. Au centre, le premier ministre.

Ce mardi soir à Audincourt, dans le Doubs,  Manuel Valls était venu soutenir Frédéric Barbier, candidat PS à la législative partielle de la 4ème circonscription de ce département de l’Est dont le premier tour aura lieu ce week-end. Le siège de député a en effet été laissé vacant par Pierre Moscovici, devenu commissaire européen. Le premier ministre ne s’attendait sûrement pas à autant de contrariétés… Le meeting a tout d’abord été perturbé pendant près d’une heure suite à une coupure de courant provoquée par des militants de la CGT mines-énergie qui a plongé l’auguste assemblée dans le noir… Les pauvres. Je compatis. Certains sur les réseaux sociaux se sont émus de ce qu’ils considèrent comme un sabotage et une action qui leur a semblé « d’une bêtise rare ». je revendique quant à moi,  ne leur en déplaise, le droit à cette bêtise là, tenant absolument à aggraver mon cas par le fait que je ne connaisse rien des  motifs exacts qui ont animé les auteurs de cette coupure. J’aurais pu chercher, mais en fait, ce n’est même pas ma flemme qui m’en a empêché : je m’en fous totalement. Cela m’amuse, un point c’est tout. Pour une fois que cet individu qui a tant fait de mal à la gauche et qui va continuer d’en faire par sa politique libérale (et notamment par le biais de la loi Macron discutée en ce moment à l’assemblée nationale) peut se voir inquiété dans sa toute puissance, voilà qui me ravit et pourrait constituer après tout une action à la fois éducative et pédagogique.  Il en avait franchement bien besoin, lui si peu habitué à souffrir la contradiction, pour toucher un peu la réalité de terrain de ses propres yeux…. Sa volonté hégémonique sur l’ensemble de la gauche n’a d’ailleurs pas manqué de s’exprimer aussitôt la lumière retrouvée. Le tartufe s’est même piqué d’une envolée lyrique appelant au rassemblement de la gauche  :

« Soyez fiers de cette gauche que nous incarnons, de cette gauche qui affronte le réel avec la force de son idéal »

Il  ne manque franchement pas de toupet. Je dénie à ce sombre individu qui fait avec Hollande de notoriété publique le malheur de la gauche et qui ne représente que lui-même le droit de représenter quelque gauche que ce soit, sinon cette droite non assumée et complexée, vaguement sociale pour alibi,  que je nomme fauxcialiste, qui commet ses méfaits depuis maintenant près de 3 ans et qui désespère tout un peuple de gauche (vraiment, lui).

De plus, le premier sinistre ne manque pas de culot en se permettant de tenter de récupérer  à son seul profit et à celui de son parti moribond la mobilisation du 11 janvier : « Mobilisez-vous! Soyez fiers de cette France du 11 janvier, qui s’est retrouvée et que nous chérissons. » a-t-il déclaréSans rire.  Il n’a donc aucune dignité ? Je n’ai certainement pas manifesté pour lui donner le moindre quitus que ce soit. Cette tentative de récupération est ignoble et déplacée. Si dimanche le PS se fait laminer, il ne pourra s’en prendre qu’à lui même, et à sa politique désastreuse, et devra en assumer les conséquences. L’exemple de Syriza devrait le faire réfléchir davantage.

Enfin, j’aurais aimé entendre ceux-là même qui s ‘affligent de l’action de la CGT condamner avec autant de fermeté une autre perturbation, celle des notaires qui se sont invités dans cette réunion de manière bien plus bruyante, au point qu’il ait fallu les évacuer… Voilà voila. Deux poids, deux mesures.