pollution politique majeure

la-commission-nationale-des-comptes-de-campagne-et-des-financements-politiquesCette nuit, je suis tombé sur cet article des Décodeurs qui se sont amusés à consulter  le dernier rapport de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP). L’information principale qu’ils nous livrent gagnerait à être davantage connue et développée. Elle souligne en effet à mon sens l’un des événements majeurs, hors toute considération idéologique, d’un constat purement factuel : en 1990, il y avait en France 28 partis. Aujourd’hui, il y en a… 408 ! Le signe d’une inventivité politique et de l’extension du domaine de l’offre politique ? Si c’était cela, j’ y applaudirais ! Mais c’est hélas davantage le signe d’une volonté de contournement de la loi de la part de formations politiques qui, pour ne pas enfreindre la législation qui  interdit à une personne de verser plus de 7 500 euros par an à un parti, ont créé une nébuleuse de micro-partis et d »associations de financement dans lesquels une chatte n’y retrouverait pas ses petits….  Je divaguerais ? Regardez donc du côté des dernières affaires politico-judiciaires, comme le fonctionnement de ces micro-partis présente un rôle de premier plan, alors qu’ils sont si souvent dans l’ombre…  Prenez, au hasard, celui de Jeanne, qui affecte le FN, et pour lequel une information judiciaire a été ouverte pour « escroquerie en bande organisée », « faux et usage de faux », ainsi que pour « blanchiment en bande organisée »… Affaire dans laquelle la justice suspecte un détournement de fonds de 6 millions d’euros. Alors, j’affabule ? je cherche la petite bête ?

Décidément, la transparence de la vie publique, et la réponse durable, morale et responsable  à l’éternelle question du financement des partis politiques, ce n’est pas pour demain. La preuve en est faite, factuellement. Je vais maintenant vous quitter temporairement pour aller voir de plus près ce rapport.  Peut-être y a-t-il quelque chose d’autre  à en tirer….

2 réflexions sur “pollution politique majeure

  1. Désormais, rares sont les ministres qui n’ont pas leur propre parti », remarque-t-on à la Commission. De fait, François Fillon a créé France 9, Christian Estrosi a lancé Alliance Méditerranée Alpes, Michèle Alliot-Marie s’appuie sur Le Chêne et Laurent Wauquiez s’affirme avec Nouvel Oxygène. Sans parler de Jean-François Copé (generationfrance.fr), Jean-Pierre Raffarin (Dialogue et initiative) ou Patrick Balkany (Rassemblement pour Levallois).
    En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/politique/micro-partis-maxi-fric_903396.html#pp1qTwciKzdLctTz.99
    Micro-partis, maxi-fric
    Par Thierry Dupont publié le 01/07/2010

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  2. «La liberté de création des partis politiques a pour conséquence de faciliter le détournement de la loi en favorisant la création de partis ‘satellites’: une même personne physique peut ainsi financer plusieurs partis, en versant à chacun le montant plafond des dons autorisés, les partis bénéficiaires reversant ensuite l’argent récolté au ‘parti central», note l’autorité en 2006. Cela fait partie des «questions en suspens» encore notées par l’autorité dans son rapport de 2009. C’est ce qu’avait révélé Mediapart, avec les différents chèques signés Liliane Bettencourt à l’UMP, Valérie Pécresse et Eric Woerth.

    Manuel Valls et son mouvement ‘Besoin d’optimisme’»

    « c’est «une subversion de l’activité politique». Qui en plus, «creuse les caisses de l’Etat», puisqu’il y a des déductions d’impôts de l’ordre de 66% pour les dons.  »

    http://www.20minutes.fr/politique/585423-20100716-financement-partis-politiques-micro-partis-peuvent-rapporter-gros

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