un(e) blogueur(gueuse) est-il/elle un être humain comme les autres ?

blogRappelons quelques évidences. Le moment est en effet venu. Les tensions de notre société sont visibles, papables, mesurables, et réelles. Le blogueur (ou la blogueuse) qui écrit sur les sujets politiques et de société en est, plus souvent qu’à son tour,  le fusible, et malheureusement le réceptacle. Question de visibilité. En effet, il (elle) est celui ou celle qui prend le risque de sortir de son trou, de son silence, de réagir, d’exprimer ses pensées, ses émotions, ses sentiments, et sa perception de la réalité telle que sa sensibilité personnelle la reçoit, quelle que soit son intelligence  par ailleurs. Si elle est là, c’est mieux. Mais cela n’apparait pas être le centre de préoccupation de tout un(e)  chacun(e).  Pourtant, sur internet, comme dans la vie,  la palme semble être donnée à ceux qui ne font rien, n’agissent pas, ne produisent surtout rien, qui se planquent, ne prennent surtout pas le risque de dire, et d’écrire qui il sont, d’où ils viennent, et en quoi ils croient. Mais aussi ce qu’ils détestent, ce contre quoi ou qui ils luttent et,  comme moi, infatigablement, les motifs de leurs combats. Car s’ils se manifestaient plus visiblement sur la toile, à l’instar d’un blogueur, d’une blogueuse, ils courraient  le danger de se voir contredire, ou jugés, ou pire, comme c’est notre lot quotidien : insultés, bouleversés, contrecarrés, méprisés, balancés, rejetés, discriminés… ou aveuglément suivis, et forcément confirmés mot pour mot, ce qui n’est pas toujours  mieux. Alors, ils se contentent de faire ce qu’ils savent le mieux : juger l’Autre, le descendre chaque fois que sa parole n’est pas conforme à la leur, et lui rentrer dans le lard, sûrs d’être protégés par l’impunité que leur procure si magiquement leur écran interposé… Sauf que derrière, il y a un homme, une femme, qui saigne et qui souffre, comme son cœur bat ou se réjouit de tous ces merveilleux moments de l’existence qui le renforcent bien davantage, contre lesquels, misérables trolls ou faux amis, vous ne pouvez strictement rien. Alors, avant de poster un commentaire, demandez vous au fond de vous-mêmes : s’il/elle était là, devant moi, lui dirais je la même chose que ce que j’écris là ? Mérite-t-il que je le qualifie ainsi de « gros porc sexiste« , de « Chouard qui s ‘ignore« , ou de « merde de gauchiste à la con » ? Nous sommes nombreux en effet à nous demander si notre effort quotidien en vaut vraiment  la chandelle…. Nous qui nous tuons (pour certains…) à la tâche au quotidien sans compter ni notre temps ni notre effort, ni notre investissement intellectuel, psychique, affectif, et moral…  Et cela bénévolement, sans aucun intérêt,  financier, de pouvoir, et encore moins moral… Car je le répète, persiste et signe,  le dernier mot semble un peu trop promis aujourd’hui à ceux qui ne font rien et ne prennent aucun risque. ça suffit comme ça. Foutez le camp, bande de cloportes, qui n’attaquez qu’en meutes… je vous conchie.

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