#directPR : plat de nouilles pour tous

 

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si j’en crois mon petit doigt, je ne suis certainement pas le seul à m’être désolé de la prestation pathétique d’un Président si normal, alors qu’à situation extraordinaire il nous aurait fallut quelqu’un(e) qui soit plus sûrement à la mesure des événements que nous vivons. Aucune annonce révolutionnaire, aucune réforme d’ampleur autre que ce que nous connaissions déjà, rien que la mécanique bien (trop) huilée d’un show dans lequel rien n’avait été – « Ô grand dieu surtout pas ! » – laissé au hasard… Même la tentative d’un Calvi venu avec ses gros sabots pour tenter de constituer un ersatz d’opposition avec des questions plus grosses que lui avaient quelque chose de figé, caricatural et ridicule. Le commencement fût d’un grotesque, entre les questions sur le casque du Vespa de Hollande et la couleur du temps, que beaucoup durent décrocher bien avant la fin devant tant de fadeur et de grand vide intersidéral.  Et sidérant : comment quelqu’un d’aussi gris, insipide et insignifiant a-t-il pu en effet se voir confier la destinée d’un pays ? Sinon pour servir de marionnette interchangeable à un spectacle orchestré par d’autres… Sûrement est-ce dû à la médisance naturelle que tout le monde me connaît, mais je n’ai vu ce soir là qu’un technocrate de haut niveau, et rien d ‘autre. Un simple rond de cuir en chef, aurait-on dit en un autre temps…

je  m’étonne d’ailleurs moi-même d’avoir écrit tant de mots sur une émission au si faible contenu, si dérisoire, avec si peu d ‘idées. Pour peu, si ma modestie  ne me l’interdisait, je me féliciterais presque de mes capacités de rédaction en me regardant ainsi, en train de tant broder avec si peu de matière…

je laisse à d’autres – ils ne manqueront pas – le soin de détailler des annonces qui n’apportent rien de nouveau, si caractéristiques d’un manque d’ambition qui ne correspond en rien à la hauteur des enjeux. Ainsi, n’avoir à proposer à des chômeurs souvent désespérés que la création de 15.000 emplois d’avenir supplémentaires en ne se posant en outre surtout pas la question de l’après, serait-ce la seule perspective que notre collectivité nationale ait à leur offrir ? Voilà qui me semble bien misérable… Mais il est vrai qu’il pourra toujours compter sur Rebsamen et son contrôle accru sur des pré-supposés fraudeurs, en prenant bien soi d’en éluder d’autres, pour diminuer le chômage en procédant à des radiations arbitraires, seul recours d’un système aux abois, à bout de course  et qui appelle de bien  plus grands bouleversements que ce petit perroquet à lunettes pérorant inutilement ne peut nous en offrir, après un autre sur talonnettes avec ses tremblements tout aussi pitoyables…

Pourtant, un autre monde est possible… Mais ensemble.  Vite la 6ème !