Pour Bruno Le Roux, banquier est une race… Doit-on l’haïr ?

aneBruno Le Roux, Président du groupe PS à l’assemblée nationale, a estimé que Jean-Luc Mélenchon, interviewé à plusieurs reprises ce week-end, faisait preuve « d’une forme de racisme larvé » en surnommant le ministre de l’économie de banquier. Ce début de polémique fait suite à l’expression de grande souffrance dont  Monsieur Macron se dit  victime :

« Vouloir me réduire à un banquier, parce que c’est bien pour m’attaquer, pour me salir, je trouve ça minable. Ce n’est pas à la hauteur des enjeux. Je sais que Monsieur Mélenchon ou Madame Le Pen font ça tous les jours. Ce n’est pas l’idée que je me fais de la vie politique ».

Se complaire comme beaucoup de ses semblables si faussement socialistes à comparer Mélenchon à Le Pen alors qu’il en est l’ennemi politique le plus pugnace est de la part de Macron la caractéristique la plus évidente de son appartenance à l’esprit de caste qui marque ces hommes d’affaires plus que de raison. Par ici, on connait cet argument usé et abusif si souvent employé par l’entourage de Hollande pour nous provoquer, inutilement, et nous discréditer, alors que pour beaucoup nous nous investissons dans la lutte contre le racisme et les discriminations.

Mais pour en revenir à Bruno Le Roux, à qui il serait bon d ‘enfin rabattre son caquet tant il se montre de manière un peu trop virulente et  prétentieuse gardien du temple de l’orthodoxie libérale socialiste,  quelqu’un pourrait lui expliquer, puisqu’il est manifestement trop bête pour le comprendre, qu’être banquier n’est pas constitutif d’une race en particulier ? A moins de sombrer justement dans les stéréotypes que Macron lui-même dénonce ?

Mais que ces gens là sont bêtes… à manger du foin, assurément.