Macholand, une femme à barbe ?

macholand

40 000 visiteurs, 100 000 pages vues, plus de 5 000 mentions j’aime sur Facebook, les créateurs du site se disent “extrêmement satisfaits de ces chiffres“.

Abonné à leur liste de diffusion et parrainant leur action par principe, je voulais faire un billet le jour de leur lancement. Mais pour cela, il me fallait juger sur pièce du contenu. Pas de bol, il m’a fallu plusieurs heures avant de pouvoir accéder au site, qui n’avait finalement rien de particulièrement subversif, et dont les quelques (rares) sujets étaient des redites d’anecdotes déjà exploitées ailleurs. Déçu, j’ai donc laissé tomber. j’ai lu quelque part qu’il aurait été victime d’un hacking…. Mon œil, je crois plutôt que le truc est géré par un gars (une équipe, vraiment ? Des noms !) inexpérimenté qui n’a pas anticipé la surcharge de la fréquentation à l’instant T (le 14 octobre à 14H00) et le serveur n’a pas suivi, voilà tout. Qu’ils aient reçu des mails d’insultes, par contre, je le crois volontiers, les machistes sont en effet de gros cons, appelons un chat un matou, qui pratiquent le sexisme comme les racistes s’adonnent à leur passion favorite. Ce sont d’ailleurs souvent les mêmes, à l’esprit étroit, pour qui la discrimination leur sert de seul point d’accès au monde, alors que cet angle mort ne leur permet pas de l’appréhender pleinement. Mais pour le comprendre, il faudrait que certaines connexions de synapses fonctionnent.

Ce matin, un article de Marianne me l’a remis en mémoire. La critique me semblant assez dure, je suis donc retourné sur le site pour me rendre compte par moi-même de son bien fondé. Pour le moment, il me semble bien difficile de juger du type de féminisme qui animerait selon l’auteuse (ben oui… Marie Huret) le site Macholand. Pas d’antériorité suffisante, et un nombre d’actions trop restreint pour se faire une idée. Au passage, je me suis arrêté sur cette histoire, que certains ont jugée ridicule et surfaite :

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Pour ceux qui suivent les débats à l’assemblée, quand on sait l’insistance et l’ironie avec lesquelles ces gens là se livrent à ce genre de joutes verbales, je n’y vois pas quant à moi quelque chose de si banal que certains veulent se le laisser croire, et en convaincre d’autres. J’y vois une manière et une intention faite à la fois d’esprit de domination en effet assez machiste, et d’opposition idéologique d’essence réactionnaire. La preuve en est que les 142 députés en question (dont vous trouverez la liste ici) sont de droite, et dans leur immense majorité des hommes.  CQFD. Le féminisme est un combat. Je le soutiens. Et donc,  j’ai partagé cette action.

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Sur ce même sujet, je tiens moi aussi (merci au site) à vous renvoyer à l’excellent billet du collectif La Barbe (que j’ai découvert à cette occasion, et qui avait déjà brocardé le machisme plus qu’aigu qui sévit à l’UMP) qui évoque cette histoire de féminisation des fonctions sur un registre littéraire et un ton humoristique assez succulent je dois dire. ça nous change de l’ordinaire et de son vocabulaire d’une pauvreté assez affligeante, et desséchante pour l’esprit, qui risque fort à ce seul contact quotidien des mass médias de devenir désert… car inculte.

Pour en revenir à Macholand, malgré le contenu encore assez limité que je reprochais au début de ce billet, ils ont pourtant réussi à me faire agir, à la fois par le partage de cette action, et par le présent billet. Voilà donc un effort qui n’est pas vain. En outre, c’est un site participatif, il nous appartient donc de le nourrir. Comptez sur moi. Et vous ?

NB. Je dois également dire, comme je l’ai fait en commentaire de son article,  à Marie Huret que ma maman n’était pas féministe… Hélas.