Valls/Medef : l’axe du mal

imagesActuellement, l’arrogance du Medef n’a plus guère de limites. Normal, face à ses exigences outrancières, il n’y a plus vraiment de pouvoir. Là où l’état jouait autrefois un peu plus efficacement son rôle de garde-fous entre des grands patrons d’une cupidité amorale et le reste de la population, il n’y a plus maintenant qu’une clique de ministres libéraux qui ont choisi leur camp en se livrant à une chasse aux sorcières gauchistes dans leurs propres rangs, et pris fait et cause pour les plus aisés, au détriment le plus clair des droits des salariés, remis en cause les uns après les autres. Alors, quand on assiste, affligés, à ce triste spectacle de ministres qui à défaut de vaincre le chômage, s ‘en prennent aux chômeurs, on n’est pas très étonnés d’apprendre que ce syndicat de prédateurs souffle sur les braises pour que l’incendie qu’ils ont eux mêmes allumé ne s’éteigne pas. Il leur suffit d’attendre  que passe l’orage, et prennent déjà position pour un retour du débat sur la réforme de l’assurance chômage en janvier prochain. Les loups, dans le poulailler, ne sont pas très inquiets : le fermier va bien finir par retourner se coucher… Puisqu’il le fait tout le temps. Et alors, ils pourront en profiter pour faire gober à cette majorité gouvernementale pourtant si minoritaire au vu de ses origines politiques tout ce qu’ils veulent. Et même pousser la provocation jusqu’à exiger la suppression pure et simple du compte pénibilité, cache-misère de la maigre contrepartie d’une réforme des retraites profondément injuste, qui ne leur suffit encore pas, dans leur gloutonnerie sans limites. Et si des voix s’opposent à leurs prétentions démesurées,  il leur suffira de se livrer à leur habituel chantage à l’emploi. Avec la bénédiction des instances européennes :

si la commission européenne retoque – la réponse interviendra avant le 30 novembre – le projet de budget français 2015, alors les vannes s’ouvriront et « l’axe » Valls/ Medef aura un boulevard pour mener au pas de charge les fameuses réformes structurelles puisque la France n’aura plus d’autre choix face à la décision de la Commission européenne. (source)