Pourquoi Macron et Baylet sont lamentablement ridicules dans leurs habits du dimanche

Sans titreD’ordinaire, les dimanches en politique sont plutôt calmes. Mais celui-ci échappe à la règle. Je passerai assez vite sur la nouvelle provocation en forme d’élément de langage puisque répété trois fois par des personnes différentes (Rebsamen, Valls, et aujourd’hui Macron) qui – alors que Cambadélis persiste à tenter de nous faire croire de nouveau que ce ne serait qu’ une maladresse – ressemble de plus en plus à une manière de préparer le public à une nouvelle réforme tout en testant la patience des syndicats. D’autres évoquent également une stratégie délibérée pour rassurer la commission européenne sur l’orthodoxie parfaitement libérale du budget de la France. Qu’importe. Je veux parler de cette ignoble stigmatisation permanente des chômeurs, de plus en plus insupportable. J’ai même entendu un représentant de FO sur France Info aujourd’hui dire que cela lui apparaissait comme nauséabond de faire reporter ainsi la responsabilité du chômage sur ses victimes. je confirme. Mais ce que je voudrais dire à Monsieur le ministre de l’économie et à ses semblables, c’est que lorsqu’on est capable de dépenser  un milliard d’euros sans raisons et en pure perte, et cela en commettant l’exploit de ne pas du tout se sentir responsable de la gabegie en question, on ferait mieux de  se la fermer. Voilà une somme qui aurait bien mieux servi aux plus démunis…

Mais ce dont je voulais parler surtout,  c’est de cette menace assez ridicule de Baylet, sénateur déchu et si peu vierge de toute critique quant à sa respectabilité, de quitter le gouvernement. Il nous avait déjà fait le coup avec la réforme territoriale qui n’avait pas l’heur de lui plaire. Il récidive avec cette fois tout un tas de mesures : renoncer à la suppression de la 1ère tranche de l’impôt sur le revenu et suppression pure et simple de quatre nouvelles mesures de la politique familiale (baisse des aides à la garde d’enfant, réduction de la prime à la naissance pour le 2e enfant, décalage de la prime d’accueil au jeune enfant et partage du congé parental). Tiens ? Heureusement que mon petit doit  me parle en écrivant ! j’avais totalement oublié qu’il n’y pas eu un seul mais deux précédents de chantage à la sortie du PRG du gouvernement cet été. C’est dire le sérieux de l’ultimatum. Pour un parti qui pèse si peu, c’est plus que  risible. On pourrait même accentuer, si l’on était méchant (et je veux l’être devant un  parti si terriblement hypocrite jusque dans son appellation) le côté  grotesque du PRG en évoquant comme cela en passant le titre d’un site d’information que je n’ai hélas pas retrouvé qui laissait à entendre que si le PRG voulait quitter le gouvernement, c’est parce que ce dernier n’était pas assez de gauche…  On ne rit pas. On s’esclaffe.