ce ministre du travail qui n’assume pas son #fauxcialisme… #Rebsamen

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Il n’en rate pas une. On se souviendra longtemps de ses mots malheureux envers les chômeurs qu’il ne semble que vaguement regretter et de sa tentative avortée de se faire artificiellement mousser hier au salon pour l’emploi de Paris, duquel il a été viré par des chômeurs et précaires à mon grand plaisir. Et voilà que j’apprends par Rue89 qu’il a dépublié à la dernière minute l’interview qu’il avait pourtant donnée en toute connaissance de cause et total consentement à un journal local de Bourgogne, Miroir Mag.

« on a rarement vu ministre du travail socialiste tenir de tels propos. Dans ce qui avait été présenté comme un entretien au Miroir, un magazine bourguignon, publié vendredi 3 octobre, François Rebsamen défend sans aucune retenue sa “vision libérale” de l’économie, distribuant des tacles au Parti socialiste et à son prédécesseur, Michel Sapin.

Pas de bol pour le Ministre probablement déconnecté des réalités de la technologie moderne, et de la circulation de l’information sur Internet,  comme beaucoup de ses semblables, l’interview a été conservée en ligne sur un autre site… que voilà :

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La totalité de l’interview est là.A vous de juger du niveau de gauchitude et de franchise de ce genre d’individus… qui manifestement n’assume pas tout ce qu’il dit. Aussi, j’ai décidé, dans la lignée du petit journal de Bourgogne cité ici, et de Rue89, de l’y aider un peu… Au suivant !

4 réflexions sur “ce ministre du travail qui n’assume pas son #fauxcialisme… #Rebsamen

  1. Salut,

    Ton lien cache n’est plus valide. Mais Le Miroir a republié l’entretien ici : http://www.miroir-mag.fr/64362-francois-rebsamen-je-me-bats-depuis-longtemps-pour-une-vision-liberale-de-leconomie/

    On trouvera un encadré avec un lien qui raconte le détail de la publication / dépublication / republication. C’est savoureux, un ministre et sa chargée qui twittent le lien, fiers comme des poux, avant de dire je m’ai trompé…

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  2. #Rebsamen,

    L’Etat fait un autre pas en arrière. On recule de 100 ans, pour permettre aux grands patrons d’accroître leurs profits tandis que les travailleurs acceptent n’importe quelles conditions de travail afin de ne pas rester sans emploi.

    En 1841, les réactions ouvrières sont limitées… comme aujourd’hui… car il faut travailler et la pauvreté ronge toute autre volonté que celle de gagner sa croute. La première loi sociale, celle du 22 mars 1841, interdit le travail des enfants de moins de huit ans. Il faudra attendre plusieurs vingtaine d’années avant de la voir inscrite dans la loi.

    Le 23 Mars 2015, Alexandre de Junac, PDG de Air France, diplômé de polytechnique et de l’ENA, explique comment son brillant cerveau veut inventer l’avenir. Le travail pour les enfants, l’abolition des acquis sociaux… pour lui, son seul levier à disposition est le coût du travail. Ingénieux pour un ingénieur, n’est ce pas ?

    On est loin des intentions d’Olivier Bernasson, le défenseur du mouvement des pigeons… ces petits patrons de tpe / pme:  » créer des emplois, payer des taxes, génèrer de la TVA, faire la promotion de son territoire, créer de la valeur Et aussi, un petit peu de bien-être et pourquoi pas de bonheur pour quelques familles. »

    Au lieu d’innover, de proposer des solutions alternatives, de former le personnel pour fournir de meilleures prestations et en développer de nouvelles, développer un véritable savoir faire Français… voilà bientôt 30 ans qu’on fait machine arrière. Les petits travailleurs déploient des trésors d’intelligence et les grands patrons pratiquent le moindre emmerdement : ils vendent cher en France, déclarent leurs bénéfices dans des filiales étrangères, ne paient pas d’impôts, obtiennent des subventions et des avantages, licencient malgré tout et revoient à la baisse les conditions de travail… etc.

    En 2009, c’est le grand tournant : les grands patrons sont dorénavant complètement décomplexés.
    La crise arrive et ils se font concurrence à l’échelle mondiale. C’est à celui qui gagnera le plus. Ouvertement, c’est à celui qui donnera le moins et qui exploitera le mieux les zones de non droit de la planète.

    Des pilleurs de ressources, des générateurs de guerres, des fournisseurs d’armes pour de véritables génocides, des camoufleurs de pauvreté et des spéculateurs irresponsables… voilà ceux qui possèdent. Ils sont maintenant 1% à posséder autant que ce que les 99% de la population partagent.

    Monsieur Rebsamen, souvenez vous de Clisthène. Pour prendre le pouvoir, il a rallié et défendu l’ensemble des petits face à une oligarchie hostile. Aujourd’hui tous les citoyens sont révoltés par l’hostilité et l’impunité de ces 1%. L’ascenceur sociale ne marchant pas, nous ne sommes plus beaucoup à espérer créer de la valeur ajoutée dans les conditions normatives actuelles.

    Sylvanus Olympio, Patrice Lumumba, ou Thomas Sankara ont été tués pour ne pas avoir accepter de livrer les ressources de leur pays à nos chers grands patrons. De l’autre, Total, Eni et Shell obtiennent l’appui de l’ONU pour piller les ressources pétrolières au Nigeria. Cet ONU laisse plus de 800 000 Tutsis se faire exterminer sous leurs yeux en moins de 3 mois au Rwanda. On pourrait parler aussi de la crise des subprimes, du renflouement des banques et aujourd’hui d’un ministre du travail de gauche qui parle des chômeurs comme des assistés…

    Monsieur le Ministre, nous avons raison de ne pas être inquiet car aujourd’hui beaucoup vivent avec moins de 500 euros par mois. Il faut travailler et la pauvreté ronge toute autre volonté que celle de gagner sa croute. Aucun risque de révolte, enfin pas encore. Mais il existe une réelle opportunité pour rallier tous les citoyens, obtenir le pouvoir en montrant que quelqu’un change efficacement les choses. Nous attendons un homme courageux, visionnaire, innovant. Une alternative à la décadence éthique et morale. La meilleure loi anti-terroriste serait de lutter contre la décadence et l’injustice qui sont les premiers terreaux de la violence.

    En tant que citoyen, qu’entrepreneur, je serai toujours prêt à participer à l’effort commun. Je le fais chaque jour. Pour autant, je vous demande, avec toute humilité, de considérer :
    – à l’échelle nationale et sur la question du chômage : ce sont les procédures et les modalités d’accompagnement qui sont à revoir. Croyez moi, tous les chômeurs ou ceux qui vivent avec les minima sociaux ne sont pas que des rouages d’une machine à fric. La plupart cherche aussi et surtout une dignité, un emploi, une reconnaissance, un espoir de pouvoir se réaliser, de s’épanouir… de pouvoir participer au redressement du pays. Les procédures actuelles relèvent d’une organisation bureaucratique, visant à réduire temporairement le nombre de chômeurs par le truchement de quelques dispositifs d’exclusion. Ces procédures sont désormais inutiles aux politiques car le chômage est un chômage de masse. Une tendance lourde qui ne se rafistole pas à bouts de scotch. Ces procédures sont déconnectées du temps d’apprentissage, les accompagnements sont déconnectés des besoins en matière d’adaptation du travail aux évolutions du marché de l’emploi. Le financement de la CAF et du RSA inscrive le citoyen dans une démarche longue et chronophage, l’écartant durablement des démarches nécessaires à un retour durable à l’emploi.
    Ces procédures sont clairement définies pour décourager les citoyens honnêtes de demander de l’aide… et finissent par produire ce que nous redoutons tous: plus d’exclusion, plus d’assistanat, plus de pauvreté. Quand est ce que les services sociaux participeront réellement à l’effort commun ? Quand est ce qu’ils proposeront un accompagnement efficace au retour à l’emploi ? Quand est ce qu’ ils seront productif et efficace ? Ce n’est pas un mauvais investissement Monsieur le Ministre, si les travailleurs sociaux cherchent réellement à avoir des résultats.

    – à l’échelle nationale et sur la question de l’entreprise : il faut soutenir les députés qui défendent la fin de la souveraineté nationale sur les questions fiscales… l’économie est mondiale… les multinationales ne participent pas à l’effort national… et ce sont pourtant elles qui orientent vos décisions et vous font fléchir. Vous semblez être d’accord avec ce principe, l’inversement de la courbe du chômage repose sur nous : les tpe et les pme. Je vous demande humblement de revoir la question de justice fiscale concernant les tpe/pme… ce n’est pas en précarisant davantage les salariés que nos entreprises vont être plus performantes… un salarié heureux travaille mieux. Ce n’est pas dans un climat de défiance que les choses s’amélioreront. C’est quand les géants comme Starbucks commenceront à payer comme tout le monde, les impôts et les taxes dont l’objectif devrait être d’offrir des services EFFICACES aux citoyens. J’ai voté pour vous, car vous l’avez montré à Dijon, vous aviez le sens du social, de l’entreprise et des belles réalisations humaines.

    Je ne suis vraiment pas le seul à penser ça. Médecins, avocats, gérants d’entreprise, travailleurs zélés, kiné, et humbles citoyens partagent une même antipathie. Nous sommes de plus en plus nombreux à être scandalisé par la confection de lois fourre tout avec des titres racoleurs. L’histoire retiendra le nom des grands visionnaires. L’injustice fait gronder silencieusement le peuple. Le fossé est trop grand pour continuer à le creuser.

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