Macron finira-t-il sur un croc de boucher ?

gadç’aurait pu n’ être qu’un lapsus sans gravité, comme en commettent  forcément un jour ou l’autre ceux et celles qui sont amenés à s’exprimer très souvent en public. Faut pas se moquer, en ne parlant pas, logiquement, on ne risque pas l’erreur. .. Total respect pour ceux qui doivent s’exprimer en public, moi le  timide. Mais dans ce cas là,  précisément, l’assertion est un peu plus grave, car elle révèle dans toute son indigence la perception pleine de mépris et d’élitisme qu’à ce ministre de l’économie là pour les classes laborieuses.

« Dans les sociétés qui me sont données, sur les dossiers que j’ai, il y a la société Gad. Vous savez ? Cet abattoir. Il y a dans cette société une majorité de femmes. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées. Pour beaucoup on leur explique : “Vous n’avez plus d’avenir à Gad ou aux alentours. Allez travailler à 50 ou 60 km.” Ces gens-là n’ont pas le permis de conduire. On va leur dire quoi ? Il faut payer 1 500 euros et il faut attendre un an ? Voilà, ça ce sont des réformes du quotidien. » (source)

Avec un tel parcours, c’était à prévoir… Et dire qu’on nous reprochait lors de sa nomination d’avoir des préjugés… Qui en a le plus ? Celui qui estime qu’on ne peut pas lutter efficacement contre les dérives financières en ayant fait carrière chez Rothschild, ou celui qui fait d’un problème d’illettrisme qui, bien qu’en partie réel, ne représente aucunement la majorité des salariés concernés, et encore moins celle des ouvriers et salariés français qui à travers ses propos se sentent gravement insultés ? Certes, il ne viendrait pas à l’idée de ce Monsieur si bien mis qu’une ouvrière de chez Gad, quand bien même n’aurait-elle pas accès à l’écrit, puisse se sentir insultée en le regardant à la télévision, ou même ô surprise qu’elle a accès à internet et qu’elle peut ainsi prendre connaissance de ses déclarations péremptoires et qu’alors, elle ressente une furieuse envie de le dépecer sur place… C’est humain.