méfions nous des lois d’exception…

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La France serait-elle en train de se « Bushiser » sous la patte du tandem infernal Hollande/Valls ? Nos libertés fondamentales ont toujours beaucoup à redouter d’une justice d’exception, et des lois qui se passent si volontiers du consentement du peuple. Oh certes, les intentions sont louables : il s ‘agit de lutter contre le terrorisme bien sûr,  sous l’impulsion de l’horreur absolue qu’est l’état islamique, en empêchant doctement nos petites têtes blondes de se jeter dans la gueule du loup… Mais sous l’attitude paternaliste de notre classe politique réputée si bienveillante pour ses concitoyens pourrait bien se dissimuler un réel cheval de Troie :

Lutter contre le terrorisme est indispensable, mais cette cause ne doit pas céder aux objectifs des terroristes : attaquer nos libertés et l’État de droit, c’est justement faire le jeu des terroristes, de leur programme de terreur. Défendre nos valeurs coûte que coûte, développer des réponses fortes sur le fond et irréprochables sur la forme, porter des contre-discours, restaurer l’envie de démocratie : c’est sur cela que le gouvernement devrait travailler, plutôt que de faire voter des lois qui rendent Internet et les libertés individuelles responsables de la poussée radicale. (source)

Rappelons nous de l’indignation générale des responsables européens de tous bords lorsque fut découvert le système Prism d’écoutes généralisées mis en place par la NSA. Souvenons nous des cris de vierges effarouchées que poussèrent nos dirigeants politiques alors devant cette incroyable violation des droits de l’homme, dont le plus inaliénable devrait être son intimité. Il ne faudrait pas que nous assistions là à un double discours de la parole politique qui consisterait à s’affliger de certaines pratiques inacceptables ailleurs, pour les mettre en œuvre pareillement ici…. Sans quoi il deviendrait alors difficile si ce n’est impossible de respecter la force publique coupable de duplicité, et de grave manquement à l’esprit et à la nécessité démocratique.  Qui peut de plus accepter de vivre sous un contrôle permanent de tous ses faits, gestes, paroles, écrits, consultations sur internet et déplacements, à moins de n’être plus qu’un mort en sursis ? Si nous arrivions à ce point là, alors, en effet, les terroristes auraient gagné.