Valls, figure symbolique (et pourtant si marginale) du fauxcialisme autoritaire

Sans titre

je suis assez surpris, finalement, après mûre réflexion, aidée par la distance prise avec l’événement, de la sidération qui semble anesthésier les médias dominants et les analystes politiques de tous bords. Au point de leur faire perdre tout sens critique, toute capacité d’analyse minimale, et la mémoire qui leur fait d’ordinaire, à mon grand regret, tant défaut. Car enfin, ce qui est en train de se passer au plus haut sommet de l’état était largement prévisible, et nous étions nombreux à  mettre en garde contre les agissements de ce petit Sarkozy de pacotille que fut l’ancien ministre de l’intérieur, reproduisant les mêmes codes médiatiques, comme mu par les mêmes idées néfastes à la démocratie. Racisme, combat contre les roms et autres thèmes d’extrême droite qu’il reprend si volontiers à son compte,  mépris de la gauche dont il se fait volontiers le bourreau, gesticulation brouillant son incompétence, entorses multiples et variées au respect dû par tout personnage politique à la nécessaire laïcité, ce monstrueux continuateur d’Hortefeux lorsqu’il était ministre de l’intérieur ne pouvait que se prêter à l’exercice d’autorité, souffrant si peu le débat,  auquel nous venons d’assister, qui n’est guère surprenant pour un homme qui tient tellement à donner l’image de quelqu’un droit dans ses bottes… Les entendre claquer devient alors, dans le contexte, presque normal…..

je m’étonne cependant que bien peu de médiacrates relèvent ce côté autoritaire chez ce premier ministre là, qui replie ce qui reste de gauche à un pré-carré plus que limité, qui ne garantit en rien, c’est le moins qu’on puisse dire, un minimum d’adhésion pourtant nécessaire quand on gouverne…. Hollande, par ses bons soins, se trouve bien isolé… En a-t-il réellement conscience ? Laisser reposer ainsi sur les épaules d’un Monsieur qui n’a représenté que 5% des votes aux primaires socialistes m’apparait pour le coup comme un véritable camouflet non seulement envers la gauche, mais aussi et surtout envers la démocratie. Mais c’est paraît-il l’un des travers auxquels conduit assez logiquement l’esprit sclérosé de la 5ème république…

Vivement la 6ème, que le peuple ait un peu plus de voix au chapitre qui concerne directement sa vie de tous les jours, plutôt que ces oligarques si peu préoccupés de l’intérêt collectif et des intérêts populaires.