une droite de cour d’école…

à-lattention-de-cellesEn réponse au député UMP Bruno Le Maire, qui avait déclaré que le futur patron du parti devait avoir « des couilles », NKM lance ensuite : « Je suis très étonné de l’utilisation du mot « couilles » dans le discours politique. Il n’est pas prouvé que cette partie de l’anatomie soit le siège du courage. Beaucoup de femmes sont là pour en témoigner. »

Jean-François Copé ? « C’est moi qui l’ai obligé à dégager [de la présidence de l’UMP] en demandant l’organisation d’un congrès », . Et de poursuivre : « Il m’est arrivé de l’appeler et de lui témoigner mon mépris ». De quelle façon ? « Je lui dis « t’es une merde » ». (source)

A droite, le débat politique s’élève à une hauteur vertigineuse… vers l’infiniment petit. Et l’extrêmement malodorant…  Se déclarer choqué de l’utilisation d’un mot grossier pour sortir ensuite une insulte encore plus détestable, voilà qui n’honore pas du tout son auteur(e), quoi que je pense par ailleurs de l’ancien patron de l’UMP, qui ne m’est pas vraiment sympathique. Mais peut-être que la grossièreté du vocabulaire utilisé à droite est l’un des symptômes de sa décrépitude... tout comme de celui des tensions et de la guerre sourde qui y règne. Autrefois, je jubilais chaque fois qu’un événement affaiblissait la droite. Aujourd’hui, devant un tel pitoyable spectacle, je suis bien davantage attristé, et inquiet. Une droite faible et une (pseudo) gauche guère plus brillante risquent fort d’entraîner notre pays dans les bas-fonds de l’extrême droite en 2017. Comment l’éviter ? En reconquérant notre langage, notre moralité de la vie publique et donc politique, et en relançant les débats d’idées, ceux qui apportent vraiment une plus-value en termes de réflexion sur cette société nouvelle que nous appelons de nos vœux. Nous attendons de notre classe politique qu’elle nous propose un projet qui fasse vraiment rêver nos concitoyens, ce que ne savent plus faire hélas nos politiques, dont le supposé pragmatisme au réalisme augmenté est le cache-misère de leur déficience idéologique, de leur manque d’imagination, et d’ambition pour notre pays.

Un autre monde est possible, éminemment nécessaire et urgent.