les chiens de garde du capitalisme #fauxcialiste montrent les crocs ? Montrons nos poings !

1809207370_1Il est assez hallucinant de constater à quel point la grève des cheminots cristallise une haine féroce assorti d’un mépris assez grossier et insupportable pour les grévistes comme pour les syndicats quand ils ne sont pas d’accord avec les intérêts dominants. Devraient-il éteindre tout sens critique pour complaire au gouvernement, comme c’est le cas de la CFDT, prêt à tout signer pour une bouchée de pain ?

Que ce registre réactionnaire et méprisant envers les grèvistes vienne de la droite, ça, on le comprend, c’est normal : comme je l’expliquais avant hier, des intérêts financiers sont menacés et comme la droite n’a d’autre valeur que l’argent, si ce n’est l’ordre et l’autorité, ça en devient logique et conforme à leur culture.  Mais venant de ce que les médias ont coutume de nommer gauche alors qu’il ne s’agit que d’une certaine frange du PS, voilà qui apparait comme bien plus surprenant. Le socialisme, ce ne serait donc plus défendre les intérêts des plus démunis, des classes laborieuses, des salariés, des ouvriers ? Manifestement, que nenni, si l’on en croit Le Guen, bouledogue bien français et assez caricatural du fauxcialisme que je ne cesse de dénoncer… (ne rangeant pas tous les socialistes en effet dans le même sac, contrairement à ce que tentent de laisser accroire mes détracteurs qui prétendent que je ne fais rien qu’à taper sur eux avec acharnement et sans discernement comme une bête sans cervelle, une brute épaisse que je ne suis pas).

« Jean-Marie Le Guen, le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, dénonce sur France Inter avec force les «jamais-contents» qui n’en ont «jamais assez» et prennent «en otages» les voyageurs. Selon le responsable socialiste, il s’agit d’une «petite minorité de gens» qui «ont des problèmes entre eux». Autrement dit, le conflit a lieu «pour l’essentiel à l’intérieur d’organisations syndicales, avec une radicalisation d’une petite minorité qui prend certes en otages la vie quotidienne de nos concitoyens», mais c’est «un phénomène marginal».

Nous allons voir dans les mois qui viennent si le phénomène est si marginal que Mr Coué/Le Guen tente de s’en convaincre… Car enfin, lui et les gens de sa sorte semblent bien vite oublier qu’une convergence des luttes pourrait bien être en train de se jouer sous nos yeux, sans qu’ils ne s’en aperçoivent, tant ils sont coupés de la réalité sociale. Déja, se déroule concomittament la grève des intermittents, tout aussi justifiée, qui paralyse déjà un certain nombre de festivals et pourraient bien en toucher d’autres, si rien n’avance, comme cela semble le cas puisque sur ce dossier là aussi, le gouvernement joue un jeu dangereux… L’Assemblée Nationale vient en effet de ratifier le texte incriminé sans tenir compte d’aucune manière des revendications des acteurs professionels de la culture, qui ont manifesté massivement hier partout en France. Demain, et après demain, un certain nombre des secteurs publics appellent également à la grève, et là encore, toujours le même mot d’ordre : la fermeté, au risque de solidifer la contestation, qui se fera de plsu en plsu radicale à force de n’être pas écoutée, mais méprisée.

Il n’y a pas que sur le registre syndical, mais également politique que le mépris fauxcialiste s’exprime avec rudesse. Pour poursuivre sur le registre « je suis droit dans mes bottes et je n’écoute personne », Valls montre également les crocs à la vue de la probable contestation de ce que l’on a coutume à présent de qualifier de « députés frondeurs »… Le Guen va même jusqu’à les qualifier de « députés soi-disant socialistes »…. (c’est celui qui el dit qui y est ! Fauxcialiste !)Il voudrait faire taire, voire étouffer dans l’oeuf (les pressions vexations et intimidations sont en effet en train de se multiplier…) toute tentative de mettre la barre à gauche, préférant probablement complaire à un autre électorat que celui de la gauche traditionnelle…

Messieurs les faucialistes, croyez-moi : il vous en cuira.

Post-scriptum : j’apprends à l’instant que le gouvernement s’est senti obligé de brandir la menace du 49-3 à l’endroit de ses propres troupes…. De plus en plus pitoyable, franchement. Le ridicule ne tue pas, heureusement :  ils seraient déjà morts….