Kerviel, drôle de symbole pour une gauche anticapitaliste !

0Et dire que j’ai été au Parti de GaucheChoisir ce trader comme symbole de la lutte contre la finance, voilà qui prête à sourire… N’en déplaise à Mélenchon.  Cela relève vraiment du foutage de gueule. Car enfin, voilà quelqu’un qui a donné une partie de sa vie à la recherche du profit à tout prix. Et qui donc aujourd’hui, si j’ai bien compris, soudain touché par la grâce divine, s’aperçoit qu’il a fait fausse route…. Et fait pénitence par la marche, en se rendant vers Rome,  s’arrêtant à Vintimille, d’où il nargue la justice,  une fois passée  la frontière italienne.  C’est vraiment trop facile. je ne saurais cautionner ce genre de tartufferie. Il serait enfin temps qu’il assume ses conneries. Sans vouloir ici exonérer la Société Générale, tout aussi responsable, dans l’histoire…

Et j’en profite ici pour me demander, au risque de passer pour un traître : où en est la sacrosainte laïcité du Parti de gauche, dans l’instant même où Kerviel souhaite rencontrer le pape ?  je dis ça…

12 commentaires

  1. @Pascal non ce n’est pas ce que j’ai voulu dire. Bien entendu que les dérives bancaires sont tout à fait à combattre mais faire du poujadisme anti-banquiers et accueillir un escroc à bras ouvert à la Fête de l’Huma, j’avoue que je trouve ça indécent et ridicule!

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  2. Mélenchon NE compare PAS Kerviel à Dreyfus. Il compare les difficultés que peut rencontrer un parti de gauche à faire comprendre son soutien à certains « ennemis de classe » (à l’époque, un militaire bourgeois), dans une curée médiatique organisée pour défendre des institutions qui ne sauraient être en tort. Selon Mélenchon, Eva Joly, Médiapart, etc., Kerviel est seulement innocent de *ce dont la SG l’accuse*, à savoir de manoeuvres frauduleuses malveillantes dans le but de s’enrichir. L’enquête de Médiapart tendrait à mettre en lumière une manipulation de la SG pour compenser des opérations hasardeuses.

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  3. Comparer Kerviel à Dreyfus est indécent. Dreyfus était innocent. Kerviel s’est rendu coupable d’abus de confiance pour un montant de 50 milliards par pur appât du gain. Ce type n’avait aucun scrupule quand il s’agissait de gagner de l’argent en spéculant sur notre dos. Il a beau jeu de prétendre regretter maintenant qu’il s’est fait piquer. Sans dédouaner la Société Générale, il est normal qu’il soit sanctionné. Il est par ailleurs très probable qu’il ne devrait pas être le seul à aller en prison.

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  4. Ben oui Aurélien, surtout ne nous mêlons pas de ce qui ne nous regarde pas et qui nous dépasse, les Banques et les Affaires, ce n’est pas notre monde, circulez ya rien à voir…

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  5. Cette affaire, bien expliquée, est symptomatique et met en évidence la maladie du système. Il ne faut pas la prendre comme la défense « d’un petit contre le système », mais s’en servir pour expliquer et dénoncer la dérive du système.
    Par le passé, peu importe que Dreyfus, Sacco et Vanzetti, les Rosenberg, etc. aient été coupables ou innocents, ces affaires à elles seules illustraient l’antisémitisme, le racisme et l’anticommunisme primaire !
    Là on s’en fout de la responsabilité ou non de Kerviel, l’affaire à elle seule montre bien la bétise des flux financiers disproportionnés par rapport à l’économie réelle.

    ————-

    Que Mélenchon et Corbieres aient pris (à contre-courant !) la défense de Kerviel ne date pas de cette semaine, ce n’est pas du tout une opportunité saisie, mais l’actu qui fait que c’est cette semaine qu’il doit être incarcéré.

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  6. Camarade, l’affaire Dreyfus était pareille, à quoi bon soutenir un militaire, un militaire n’est fait que pour défendre le capitalisme et dans le contexte de l’époque participer aux guerres impérialistes … Rhétorique identique. Et pourtant, il a été soutenu face au faux-jugement qu’il a reçu.

    Je crois, que la justice n’a pas été faite sur son sujet, nous avons vu un jugement expéditif, falsifié, partiale et mensongé. Un seul homme ne peut être condamné pour toute l’activité d’une banque, pire d’une système financier au courant et d’accord avec ses actes. C’est un bouc-émissaire, au final. La crise continue, les dividendes continuent de tomber et l’état se fait encore dépouiller. Les délinquants continueront de spéculer sur nos vies, jusqu’à qu’une autre affaire tombe.

    Kerviel n’est pas une victime, mais une démonstration de la manière dont fonctionne le système capitaliste vis-à-vis de la justice. Tout est permis pour faire du profit, mais s’il y a une erreur alors tout est monté à charge quel que soit le moyen. C’est cela qu’il faut combattre.

    Quand à la marche, franchement, j’ai vu les images d’Alexis Corbière, j’ai bien rigolé, une chemise pour marcher !

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  7. Au risque de me répéter, ni le PG ni aucun de ses soutiens n’en font un « symbole » de quoi que ce soit. Sur son blog, Méenchon dit même : « Pourquoi se préoccuper de Jérôme Kerviel ? Il n’est en rien une figure symbolique de notre camp. » Ces personnalités et organes de presse s’engagent pour une cause, dans le cadre d’une enquête citoyenne qui dépasse largement la défense de la personne elle-même. La réduction de leur discours à une opération de communicants en quête d’une « figure symbolique » d’on ne sait trop quoi permet de détourner l’attention du fond de l’affaire: une énième escroquerie en bande organisée au coeur du pouvoir grâce aux institutions de la Ve République. Dans ce cadre précis, et non dans un espace symbolique fumeux, Kerviel n’est pas le coupable, mais l’instrument du crime.

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  8. @Wild ar-Rachid : n’empêche. Drôle de symbole…
    @morvandiaux : ais je dit du mal des cadres bancaires dans cet article ? Je ne crois pas ! je parle uniquement de Kerviel, dont la victimisation me fait doucement rigoler. Faut pas pousser.

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  9. oui, mais….c’est un peu méprisant pour tout ces cadres de banque qui ont refusé la complicité, de se fondre dans les miasmes, de l’entre-soi, et qui ont lutté à visage découvert dans leur syndicat pour dénoncer les méfaits de la finance…(dont j’étais)

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  10. Ce n’est pas « le PG » qui défend un « symbole », c’est une campagne lancée par beaucoup de gens raisonnables (dont l’Huma, Mediapart, Eva Joly, Denis Robert…) pour faire la lumière sur ce qui est en train de se révéler comme un beau scandale poltico-financier. En résumé, il semble bien que la SG a accusé Kerviel avec des preuves truquées pour masquer ses propres opérations hasardeuses, et pour récupérer sans le moindre contrôle des milliards d’euros sur le dos des contribuables avec l’aide du gouvernement de l’époque.

    Les rendez-vous judiciaires de Kerviel (prud’hommes, etc.) sont autant de possibilités de porter le sujet à la lumière. Les anecdotes de la marche, la pénitence, les curés… sont du pain bénit pour la presse bien intentionnée, qui saute sur l’occasion pour se moquer de l’opportunisme supposé de Mélenchon tout en évitant soigneusement de parler du fond.

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  11. OSEF de Kerviel, ce n’est pas de lui dont il s’agit, il n’est qu’un grain de sable, comme nous tous, et il peut bien rencontrer qui il veut ; ce qui nous intéresse ici c’est de dénoncer la duplicité du système à travers lui, c’est de cela dont il est le symbole.

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