Que faire face à l’effritement du « communisme municipal » ?

332454007Le PC en 2008  :

– 726 maires, dont 81 de plus de 10 000 habitants et 28 de plus de 30 000.

En 2014, au soir du 1er tour, 26 communes de plus de 3 500 habitants avaient déjà été perdues.

Au total, le PC perd 57 villes de plus de 3 500 habitants et en regagne 5, soit un déficit de 52 villes, près de 30 % de l’effectif de départ. Il perd 7 villes de plus de 30 000 habitants sur 28 et 19 villes de plus de 10 000 habitants sur 81.

Ceci est extrait d’une excellente analyse de Roger Martelli sur le site de la revue Regards. Gauchistes – non, mesdames et messieurs les communistes orthodoxes, ce n’est pas une insulte –  de tous bords, je vous en conseille la lecture, particulièrement instructive. Très équilibrée, elle montre en quoi chacune des composantes du Front de Gauche a eu raison ou tort… Et à quel point il devient effectivement très important et urgent de proposer un projet politique qui redonne de l’espoir, et une vision novatrice en termes de transformation sociale, ce qui a parfois été un peu oublié par certains,  qui ont préféré l’adaptation si ce n’est la compromission, et un prétendu pragmatisme… qui finalement n’a pas payé, d’après les observations de l’auteur. Je ne dis pas autre chose. Merci Roger. Passons maintenant aux choses sérieuses : la construction d’un monde meilleur. Ensemble. Marre qu’on se tire dans les pattes… Cette campagne municipale 2014 fût éprouvante pour beaucoup, et d’aucuns ont perdu leurs nerfs. Qu’ils les retrouvent et les mettent au service d’une cause plus ouverte, acceptant de perdre des étiquettes et des strapontins dans un premier temps, mais pour gagner en crédibilité, en cohérence politique, et en soutien citoyen : il y a comme le dit Roger une attente forte, qui a trouvé un début de réponse à Grenoble notamment. Poursuivons dans cette voie prometteuse…