je suis un collabo

présumé coupableBon, on va planter le décor vite fait bien fait. Vous connaissez ma hargne indubitable à géométrie non variable et à persistance durable pour les racistes, les homophobes, les sexistes et autres fachos de tous poils, quand bien même fussent-ils de ma « propre » famille politique… Les conspis ont en effet le don de se fondre dans la masse, quelle qu’en soit la couleur…

Aussi, las de lutter isolément contre les hordes fascisantes soutenues par les journaux d’information continue, j’ai proposé ma candidature – avec des propositions collectives dans la manche – à un réseau d’antifas ayant pignon sur rue. Si j’avais su, j’aurais pas v’nu…

je me suis vu en effet opposer le fait que j’affichais mon appartenance au front de gauche – j’aurais pas dû –  lequel n’était pas tout blanc tout blanc… Et René Balme (que je ne soutiens pas) et patati et patata… Bref, alors que je tendais une main secourable et absolument désintéressée envers des gens que je pensais comme moi uniquement mus par la recherche de la vérité et de l’efficacité de la lutte contre notre ennemi commun, bien mal m’en a pris… Voilà le (triste) résultat : dans un article consacré à un certain Nicolas Bourgoin, que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam (sinon qu’il a fait une fois un commentaire sous l’un de mes articles qu’il  reblogué… et de cela, suis je comptable ou coupable ? ) je me vois soudain traduit sans sommation préalable devant le tribunal populaire de cet auguste au sens le plus clownesque du terme :

« Il est aussi blogueur, on ne va pas mettre de lien vers son blog puant truffé de liens pointant vers égalité et réconciliation ou gauche de combat… »

Me voir rangé sur le même registre qu’égalité et réconciliation, forcément, ça me fait mal… Moi qui ne cesse de lutter contre ce genre d’idées discriminatoires. Merci d’ailleurs à l’ami d’OPIAM de s’étonner de cette inqualifiable diffamation. Mais le procès d’intention ne s’arrête pas là :

Capture
Collabo…. bien bien bien.  Je note. Une marque d’estime et d’objectivité, très probablement. Sauf que. Sur le cas Eva R-sistons, j’ai très vite pris mes distances avec cette personne qui résume à elle seule à mon sens les dérives de l’anti-sionnisme primaire… pour ne pas dire pire.  La preuve ? je l’ai bloquée depuis longtemps. Quoi d’autre ? Ce genre de procès me fait penser à celui – du même tonneau de mauvais vin – réservé au journal Fakir et à François Ruffin, qu’on ne peut pourtant pas décemment ranger dans le camp de l’indignité nationale, dans lequel ces individus qui ne représentent qu’eux-mêmes voudraient si abusivement nous ranger. Mais chez ces gens là, Madame, Monsieur,  débusquer des rouges/bruns partout et s’y coller comme des morbacks de manière aussi obsessionnelle devient tellement vital pour leur propre survie qu’ils en perdent toute raison…  Et comme moi, je me fais soigner…  je ne tomberai jamais dans ce travers qui consiste à ranger tout un chacun potentiellement dans le même sac d’opprobre, sous prétexte d’ignorance. Car dans ce cas, cela en revient à mépriser la terre entière. Et moi, j’aime les gens, et ne peut me résoudre à les trouver suspects à priori.

Cohérence, avez vous dit ?

Serviteur….

µ… 🙂