la Suisse malade de l’extrême-droite

Immigration-non

Voilà le genre de choses qui me fait douter de la démocratie. Car ce n’est pas parce qu’une majorité de gens prennent une mauvaise décision qu’elle devient bonne par la seule vertu du plus grand nombre.

Le fait que le oui l’ait emporté à 50,3% (une bien courte majorité en vérité) quant à la question de la restriction de immigration, y compris intra-communautaire, en Suisse, n’est pas sans conséquences. En effet, une décision allant dans ce sens (et le gouvernement a déjà fait avoir que ce serait le cas) serait en grave contradiction avec le droit européen qui inclut la liberté de circulation des personnes dans son espace communautaire.

« La libre circulation des personnes, droit fondamental garanti aux citoyens de l’Union européenne (UE) par les traités, se concrétise par l’espace de liberté, de sécurité et de justice sans frontières intérieures.« (source)

J’attends avec impatience les réactions des instances européennes, si promptes à la fermeté quand il a s’agit d’appliquer des politiques d’austérité qui ont appauvri nos cousins grecs ou espagnols… Seront-ils aussi fermes avec les suisses ? la suite nous le dira.

En tout cas, il faut être logique, ils ont choisi délibérément, par pur égoïsme,  de se mettre au ban de l’Europe, qu’ils en assument les conséquences.

NB. C’est le FN qui doit jubiler, en ce moment… Et dire qu’on est en train, en France, de montrer du doigt ceux qui luttent contre ces gens là… Et pas que par de belles paroles, qui ne servent à rien. Quelle inversion de valeurs… Qui sème vent récoltera la tempête. Faut pas pousser.

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