#Libération confronté au modèle antisocial-libéral : ça fait mal, hein… !

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C’est Vogelsong qui par un tweet m’a donné l’impulsion nécessaire pour écrire ce billet :

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En effet, j’avais bien vu, et lu, la Une exceptionnelle des salariés de ce journal que de l’avis commun depuis bien des années, autour de moi, on ne considérait plus franchement à gauche… Mais par un excès de pusillanimité qui ne me ressemble guère, et de prudence face à un potentiel lectorat frileux, qui aurait pu déplorer que je ne fustige des salariés en détresse, je m’interdisais de publier ce que je pense, profondément. Merci l’ami de gauche – vraiment ! – de m’en avoir donné la force. Car je sais que je ne suis pas seul à penser ce que je pense…

Pas le seul à me dire à part moi qu’à force de croire que la politique n’est qu’une histoire de position et de  posture, il fallait bien que ceux qui ont pêché par leur excès de libéralisme, par leur soutien indéfectible, qui s’est un peu trop vu à l’occasion des présidentielles, à un candidat dont le virage à droite libéral est à présent connu, doivent se voir confrontés à la réalité de leur orientation rédactionnelle… pour l’édification des masses populaires. Quand bien même fusse, je le concède, si brutalement.

A présent, voilà que l’image donnée est celle d’une rupture consommée entre salariés et actionnaires… à travers un projet économique qui renforce l’incompréhension. Voilà qui n’augure rien de bon : dans notre bas monde, les forces du fric ont souvent le dernier mot… Et il ne faut pas compter sur un Demorand dont on connait trop bien les orientations idéologiques personnelles pour inverser la vapeur…

Aussi, malgré nos divergences politiques, salariés de Libé, au delà de votre propagande hollandaise que je vous reproche tant, tout mon soutien.

NB. Une pensée particulière pour Lilian Allemagna, qui se voit si cruellement confronté à ses prises de position si personnelles, si foncièrement anti-mélenchonnistes… 🙂

Post-scriptum : il en parle aussi, en mieux > le Sieur Sébastien Fontenelle

9 réflexions sur “#Libération confronté au modèle antisocial-libéral : ça fait mal, hein… !

  1. Comme dans tout journal, il y a une nette différence entre ce qui ressort des choix éditoriaux et de ce que pensent les journalistes à l’intérieur. Libération a vu son image accolée à de détestables éditocrates et des motions de défiances ont été faites par les journalistes. L’image de ce quotidien en a pati, notamment dans son lectorat le plus traditionnel qui a fini par jeter l’éponge. Les actionnaires n’y voient qu’un élement de lobbying et de communication et non un service d’information.
    Pendant ce temps, le vénérable New York times annonce de bons résultats avec une augmentation de ses ventes numériques, moins de publicité, même si cela reste fragile. Si refonte il doit y avoir, il faudrait écouter enfin les journalistes et les lecteurs, pas les tenants de la comm

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  2. libé un journal que j ai tant aimé et puis qui m a tant déçue
    malgré tout soutien aux journalistes peut être qu ils pourront reconstruire qqchose de mieux que la feuille propagandiste liberale que c etait devenu….et retrouver des lecterus par la mm occasion

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  3. «Je jure que je m’efforcerai de préserver et consolider la confiance dans l’industrie des services financiers. Que Dieu tout-puissant me vienne en aide.»

    Mais ça, c’est un serment de banquier.

    Un serment de banquier, c’est comme une promesse d’ivrogne.

    Lisez cet article :

    Les Pays-Bas font prêter serment devant Dieu à leurs banquiers.

    Face à la défiance générale, les patrons de banques néerlandaises doivent désormais prêter serment.

    «Je jure que je m’efforcerai de préserver et consolider la confiance dans l’industrie des services financiers. Que Dieu tout-puissant me vienne en aide.» C’est par cette phrase que se conclut la prestation de serment devenue obligatoire pour tous les dirigeants du secteur financier aux Pays-Bas, depuis le 1er janvier dernier­. Une variante sans allusion religieuse est aussi prévue, et elle ne sera pas de trop. A partir du second semestre de cette année, cette prestation devrait en effet s’étendre aux 90.000 employés de banque néerlandais.

    Exotique vue de France, cette pratique est la première de son genre en Europe. Et elle n’a pourtant rien de symbolique, puisque des sanctions sont prévues pour les contrevenants à partir du 1er janvier 2015. Le patron de l’association bancaire néerlandaise indique que les banquiers pourront alors se voir infliger des amendes, ou même temporairement suspendus. Un «comité de discipline indépendant d’experts» sera chargé de mener des tests en rapport à la fonction et la responsabilité de la personne concernée, et des plaintes pourront être reçues en cas de non-respect aux règles de conduite.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0203303688738-les-pays-bas-font-preter-serment-devant-dieu-a-leurs-banquiers-648965.php

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  4. Dimanche 9 février 2014 :

    Baroin : « Hollande fait la politique de Sarkozy »

    L’ex-ministre UMP François Baroin, interrogé ce dimanche sur le pacte de responsabilité présidentiel, a jugé que François Hollande appliquait la politique de son prédécesseur, mais avec « beaucoup moins de talent » et sans majorité.

    Lors du « Grand Rendez-vous » (Europe 1, i>télé, Le Monde), le député-maire de Troyes a assuré : « que le consensus sur la baisse du coût du travail existe, je m’en félicite, c’est ce que nous avions porté en janvier 2012 avec la TVA sociale ».

    « François Hollande applique la politique de Nicolas Sarkozy avec beaucoup moins de talent, beaucoup moins d’énergie et pas de majorité, 18 mois après avoir démonté, déstabilisé, démoli l’économie », selon l’ex-occupant de Bercy.

    Pour lui, le pacte de responsabilité (baisse de charges contre emplois) proposé par le chef de l’Etat aux entreprises, « c’est ce qu’il faut faire ».

    « Mais François Hollande est comme un joueur d’échecs devant son échiquier. Ce qu’il fait avec la baisse du coût du travail, c’est ce qu’on appelle un coup forcé. Il a tellement perdu ses pions et ses pièces qu’il n’a d’autre choix que de faire ce mouvement », a encore dit le responsable d’opposition.

    On dirait des frères jumeaux :

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  5. Une démonstration sinistre du nouvel ordre oligaco – féodalqui se veut mondial.
    Les journalistes de Libé en sont les victimes depuis que les actionnaires prioritaires et
    leurs propagandistes, euh, communicants ravagent une profession et rabaissent des journalistes à qui va tout mon respect.
    Les chiens de garde du système et leurs maîtres sont nos adversaires, voir nos ennemis,
    tant leur servile veulerie s’avèrent IMMONDE !
    Ceux qui se laisseront prendre à leur propagande seront victimes de la voracité et l’élitisme féroce d’une caste de hobereaux accroché au « pouvoir » et à leur cupidité.
    Où que le plan Marshall a échoué, nos « zélites vendus » sont en train de le réaliser.
    Bien qu’hypocrisie et coup bas soient moins spectaculaire qu’un coup d’Etat, cela n’en
    reste pas moins efficace. Comme rappelé par Broarf, F Baroin dit ouvertement ce que bon
    nombre de baruns de droite ne reconnaissent pas ouvertement.
    Notre roitelet FHôllande applique une politique de droite. Il me rappel ses propos en
    fin des années ’70, où il fustigeait les socialistes et le programme commun.
    Il militait alors au RPR. D’où ma question : A-T-IL JAMAIS ETE DE GAUCHE ?

    Le des temps de combats à commencé et il reste devant nous !
    Restons donc fière de nos idées, nos idéaux et nos projets dans toute leur diversité et leur complémentarité.
    Car voila une chose que nos « zélites » néo-libérux redoutent : la DEMOCRATIE REELLE.

    Plus que jamais adepte d’une 6° République à construire.
    Pablo

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  6. Libé liberal ?

    euh…. pas vraiment. Un vrai libéral vous signalerai que Libé a bien vendu la soupe du gouvernement a sujet de la liberticide LPM et de toutes les lois du même moule (donc anti-liberal dans le sens philo). Tout comme Libé applaudit quand Montebourg veux contrôler le marché (gros étatisme)… bref pas des masses libéral tout ça.

    Le problème de Libé viens d’ailleurs en partit de ça a mon sens : leur positionnement « Q entre deux chaises ». Un coté libéral / libertaire pour les question de société, un coté étatiste pour l’eco; et un coté très a gauche pour environnement.

    Problème : vous en connaissez beaucoup des gens qui sont à la fois front de gauche / liberaux et ecolo; le tout en même temps ? et comme les lecteurs repèrent en premier ce qui leur déplait…. ne restent plus que les lecteurs parisiens attachés aux pages culture.

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