la pieuvre attaque le royaume du Danemark

Goldman-Sachs-Pieuvre-Vampire-Maguire

Parfois, prendre du recul, de la distance, pour mieux appréhender une situation donnée peut s’avérer beaucoup plus intéressant que de scruter son seul nombril… C’est en effet un peu trop souvent le travers de mes compatriotes, à mon sens, qui ont souvent tendance à ne regarder que les réalités politiques franco-françaises, sans éléments de comparaison.

Aussi, cet événement provenant du Danemark me semble digne d’inspiration :

« Opposés à la privatisation du géant danois de l’énergie, au profit de Goldman Sachs, les membres du parti le plus à gauche de la coalition ont décidé de démissionner. Explications. »

68% des Danois s’opposent à la vente de DONG Energy,  une entreprise publique qui extrait du pétrole et du gaz off-shore, produit de l’électricité grâce à d’immenses parcs d’éoliennes en mer et distribue de l’énergie. Pourtant, le gouvernement danois laisse Goldman Sachs et deux fonds de pension danois  entrer dans le capital de DONG. Cette OPA sur une entreprise publique aux activités hautement stratégiques, qui relèvent à mes yeux de l’intérêt public, et qui devraient donc échapper à la cupidité de certains, a provoqué la sortie de l’aile gauche du gouvernement, le parti populaire socialiste, le front de gauche du coin.

Aussi, je m’adresse donc à mes chères têtes de turc préférées après dans l’ordre l’extrême droite et la droite  : ceux que je nomme les fauxcialistes, ces gens qui au PS s’intitulent abusivement socialistes alors qu’ils en ont trahi les valeurs, et ne respectent plus grand chose du socialisme originel… Que pensez vous de cet exemple danois ? Doit-on se référer et respecter à tout prix – et surtout en l’occurrence à n’importe lequel, la sacralisation de l’union de la gauche, quand celle-ci ne l’est plus que si peu ? En lisant cette information, je me disais que cela faisait étrangement écho avec la manière dont était gérée un autre bien public en France : l’eau. Nous en avons un spécialiste de notre côté qui pourrait abonder dans mon sens, je présume.

Alors, les blogueurs de gouvernement, on dit quoi ? je n’entends rien…