Travailler jusqu’à crever, un idéal socialiste ?

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(cette illustration est empruntée à l’ami du cri du peuple, dans un billet qui nous propose une autre vision de la réforme des retraites, vue du côté de la vraie gauche…)

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La fausse gauche signe un nouveau recul social : la mort pour seule retraite…

Cela pourra paraître naïf aux cyniques qui peuplent les couloirs étroits de notre époque désabusée, mais je suis de gauche parce que je veux transformer la société, la rendre meilleure non pas seulement pour moi, mais aussi et surtout pour nos enfants. Or, l’assemblée nationale vient de signer aujourd’hui un nouveau recul social qui me rend d’autant plus amer qu’il est l’oeuvre d’un gouvernement que l’on qualifie couramment dans les médias comme étant à priori « de gauche »… Cette (fausse) gauche là fait donc pire que la droite en adoptant définitivement une réforme des retraites qui me fera travailler personnellement jusqu’à 67 ans, alors que j’exerce un métier moralement difficile, qui n’est pourtant pas reconnu coomme pénible. Merci le PS…

Il est donc couramment admis qu’on pourra et devra travailler jusqu’à la mort, et qu’il n’y a pas d’autre alternative possible, alors que tout un chacun peut constater tous les jours que les revenus des patrons quant à eux ne cessent d’augmenter vertigineusement, et que la crise ne touche pas tout le monde de la même manière… Voilà l’oeuvre de celui qui prétendait lutter contre la finance : il rend coupables de la crise ceux qui par leur labeur ont contribué à leur richesse…. Encore merci, Monsieur Hollande. On saura s’en rappeller.

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Oui, aujourd’hui est vraiment un jour très noir pour l’avenir de nos retraites…

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11 réflexions sur “Travailler jusqu’à crever, un idéal socialiste ?

  1. C’est franchement ridicule, il n’y a même plus assez de travail pour les jeunes pleins de vigueur car dans le monde capitaliste, tout travail doit absolument générer des profits et le travail qui devrait socialement être fait n’en rapporte pas et est toujours remis à plus tard car les dettes publiques ont atteint un niveau astronomique.

    La productivité est aujourd’hui des dizaines de fois plus élevée qu’il y a 50 ans, toute la production dans les pays industrialisés est confiée à des machines automatiques ultra-sophistiquées et lorsque ce n’est pas possible, à la main-d’oeuvre à très bon marché des pays en voie de développement comme le Bangladesh et le Pakistan … C’est pour ça qu’il y a de moins en moins de travail dans les pays « riches et développés ». Décidément, Karl Marx avait bien raison lorsqu’il disait que le capitalisme était plein de contradictions … 😉

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  2. Aujourd’hui, j’ai exactement l’âge de la carrière que je vais devoir remplir pour partir à taux plein… Et je suis déjà trop vieille pour le marché du travail.
    Cherchez l’erreur!

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  3. C’est idiot.
    Je n’arrive pas à me représenter un pompier rhumatisant sur son échelle à 65 ans, une hôtesse de l’air avec ses varices souriant de tout son dentier à 67 ans, et ainsi de suite. Il n’y a que les députés, finalement, qui peuvent tenir le coup jusqu’à 75 ans, c’est pas un job trop fatigant.

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