Cacahuzac

cahuzac-jerome-20120126_0177Ma parole étant libre, il  m’importe peu de me voir éventuellement reprocher par les solfériniens (dont le sens critique s’est atrophié depuis un an) d’avoir des points de connivence avec la droite, du moins dans cette histoire. Car enfin, si la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Cahuzac avait pu faire normalement son travail, les députés UMP n’auraient pas pu saisir aussi facilement  l’opportunité qui lui a été donnée d ‘en claquer la porte, alors que certains dans le mouvement droitier sont probablement tout aussi concernés par le sujet que l’ancien ministre du budget. Et même s’ils peuvent sembler donner l’impression de surjouer l’indignation, ce qui est de bonne guerre, je comprends tout à fait leurs griefs. Voilà une belle erreur de communication, une de plus. Car enfin, effectivement, il aurait été bien normal et légitime que cette commission entende le premier ministre, dans la mesure où elle a pu constater une divergence de versions entre Moscovici et Cahuzac au sujet de la fameuse réunion du 16 janvier qui se serait tenue à l’Elysée entre François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Pierre Moscovici et l’évadé fiscal… Une différence de versions qui ne permet pas de faire la lumière sur les véritables responsabilités du gouvernement. En refusant l’audition de Jean-Marc Ayrault, les membres du gouvernement accréditent d’emblée la thèse du « tous mouillés ». Et ce n’est pas très sain en une période où une avalanche d’affaires donne le sentiment grandissant du « tous pourris ». Le sentiment démocratique ne peut s’en porter que plus mal.

 

4 réflexions sur “Cacahuzac

  1. Alors là, je suis bien d’accord! Ils emploient des mots qui ont du sens comme la volonté de transparence, sauf que c’est très limité dans les actes. C’est transparent mais jusqu’à quel point?
    C’est ainsi que le mot transparence en politique n’a plus aucun sens. A chaque fois c’est pareil. Autre élément, qu’il eut été judicieux de préciser, c’est le poste de directeur qu’occupait le frère de Cahuzac à HsB©. Comment peut-on imaginer que ce n’est pas un élément à tenir en compte? Tu mets un ministre au budget dont le frère bosse dans une banque qui lave plus blanc que blanc. On nage en plein délire…

    J'aime

  2. Son père Aymard de Courson était résistant. Il fut maire de Vanault-les-Dames de 1953 à 1985 et conseiller général d’Heiltz-le-Maurupt de 1958 à 1986, sous l’étiquette MRP. Léonel de Moustier, le grand-père maternel de l’élu, était le député du Doubs. Il fut l’un des 80 parlementaires à avoir refusé les pleins pouvoirs au maréchal Philippe Pétain en 1940. Il mourut en déportation. Charles de Courson est également un descendant de Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau, qui vota pour l’exécution de Louis XVI1….
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_de_Courson

    rien que pour cela : celui-ci me parait plus sympathique que nombre de « solférinien »

    J'aime

Les commentaires sont fermés.