Yes ! Sus aux p’tits gris ! A bas les #conspis !

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L’actualité du jour ne m’ayant pas franchement inspiré une motivation profonde à écrire quoi que ce soit de franchement utile,  je suis heureux et fier de constater que d’autres ont occupé leur week-end plus utilement, pour le plus grand bien de la gauchosphère. Je veux parler de ce billet de Socialisme critique que je ne saurais trop vous conseiller de lire. Il m’est je l’avoue très agréable de constater qu’ après Brasiers et Cerisiers, CSP, et bien d’autres (dont votre humble serviteur),  l’auteur ait jugé nécessaire de  reprendre le flambeau de la chasse aux idées grises…. Vous savez, celles de ces gens prétendument supérieurs qui, estimant se situer au delà des classifications communes de droite et de gauche, qui ne seraient le fait que des manants incultes que nous sommes, font pourtant très clairement le jeu de l’extrême-droite en surfant sur la dépolitisation et le rejet du système de démocratie représentative traditionnelle.

Aussi, merci Antoine pour cette utile contribution au dés-enfumage ambiant. Et si après t’avoir lu, d’autres veulent se joindre à la manœuvre, qu’ils n’hésitent surtout pas. Nous sommes encore bien peu nombreux à nous dresser contre cette escroquerie intellectuelle qui contamine nos flancs gauchistes. Il était donc d’autant plus important et bienvenu de saluer la pose de cette nouvelle pierre du grand œuvre de salubrité publique dans le jardin de nos adversaires : sus aux p’tits gris ! Que l’information libre circule !

29 réflexions sur “Yes ! Sus aux p’tits gris ! A bas les #conspis !

  1. Mais je t’en prie! Je suis toujours impressionné par ta capacité de synthèse et ta rapidité de réaction.

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  2. Comme beaucoup de ceux que vous appelez les « petits gris », je suis de gauche, je suis contre le fascisme, je n’aime pas beaucoup Alain Soral, je ne nie ni l’existence ni le terrible drame qu’a été l’holocauste et malgré tout, je suis pour un vrai contrôle des pouvoirs et donc contre le gouvernement représentatif traditionnel, justement parce qu’il enlève tout pouvoir politique aux électeurs et qu’il permet aux pires de gouverner sans partage.

    Chouard est un idéaliste, un radical, il refuse toutes limites à la liberté de penser et de s’exprimer et fait confiance à la capacité de chacun de faire preuve de discernement. Ainsi, il a salué le courage de gens dont les opinions sont dissidentes, et qui malgré tout, continuent de les défendre (qu’il soit d’accord ou pas avec eux).
    Je pense qu’il a raison de le penser, mais qu’il a tort de le dire. Pour deux raisons :
    La première c’est que ces gens d’extrême-droite n’hésitent pas à instrumentaliser sa bienveillance à leur profit, en jouant sur son image de démocrate raisonnable et sensé pour donner du crédit à leur pensée (souvent inverse à ce que défends Chouard).
    La deuxième raison, c’est qu’il n’a pas su deviné que les gens comme vous ne comprendraient pas le fond (personne ne devrait être persécuté pour ses idées), et ne s’arrêteraient qu’à la forme (il salue le courage politique d’un négationniste). Il vous offre la manière idéale de salir nos idées et notre combat par association. Je pense que c’est une erreur dramatique de sa part.

    Aujourd’hui, je pense que Chouard devient progressivement un obstacle à la démocratie directe et au contrôle des pouvoirs, car il incarne trop l’idée et ses prises de positions radicales ne sont pas comprises. On en vient à des situations absurdes où quelqu’un comme vous, qui en tant qu’homme de gauche devrait être parmi les premiers à soutenir nos idées (rendre le pouvoir au peuple, empêcher les abus de pouvoir), finit par nous combattre farouchement.

    Je vous laisse avec cet excellent article qui tente d’expliquer comment et pourquoi l’antifascisme est instrumentalisé pour lutter contre les alternatives de société réellement démocratiques et de gauche : http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/l-instrumentalisation-de-l-137761

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  3. @Jean Mass
    « rendre le pouvoir au peuple » n’est certainement pas ce que veut la gauche. Ce que veut la gauche ou celle qui se pretend être la gauche c’est qu’on lui rende le pouvoir tout court, qu’on donne le pouvoir à ceux qui pretendent le mieux l’incarner… Crois-moi que si la gauche voulait réellement rendre le pouvoir au peuple, il y a longtemps que cela serait fait.

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  4. @Nops :
    Quand je parle de « la gauche », je ne parle bien évidemment pas du Parti Socialiste et de ses dirigeants, mais des gens ordinaires, comme vous et moi, qui veulent la justice sociale, l’égalité, et une économie au service des citoyens et pas le contraire.

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  5. @ Morvandiaux

    D’aucuns estimeraient que même si nous ne sommes pas d’accord avec son opinion dissidente, il faut néanmoins saluer le courage politique de cet homme, qui n’a pas à être persécuté pour ses idées, et faire confiance à la capacité de chacun de faire preuve de discernement.

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  6. à Wild ar-Rachid pouvez vous précisez où vous voyez du courage politique,si vous parlez bien de bourdouleix?cet homme ne fait que suivre la tendance actuelle qui est la montée du racisme ordinaire sans que personne ne soit choqué plus que ça.

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  7. @Jean Mass,
    Quand je parle de la gauche, je ne parle évidemment pas du parti socialiste, je parle de ceux qui se disent « être le peuple » et qui dans le même temps considère que le peuple (c.a.d eux?) est trop bête pour gouverner …

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  8. @Wild ar-Rachid,

    Il y a des lois en République et nul n’est censé (sauf nos chers élus) être au-dessus des lois. Cet élu (lol) sort du cadre de la loi contrairement aux autres personnes citées dans les commentaires.

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  9. @Wild ar Rachid : Quelle est votre position sur l’attitude à adopter vis-a-vis de ce genre d’inepties? Pouvez-vous nous expliquer ce qu’il y a de comparable en terme de courage politique entre la déclaration volée de ce crétin de député UDI et les combats de personnalités dissidentes, dont la pensée est longuement détaillée dans divers ouvrages et articles (quelque soit la qualité et le contenu de cette pensée)?

    La rhétorique et les duels de belles paroles ne m’intéressent pas. Je suis là pour comprendre, pour apprendre, pour être humble face à la vérité, pas pour imposer la mienne aux autres à l’aide de bons mots et de jolies figures de style.
    J’apprécierais beaucoup que vous répondiez à mes questions contrairement à l’auteur de ce blog qui n’a pas le courage de défendre ses opinions jusqu’au bout, préférant vouloir se « débarrasser » de ses « sangsues »/contradicteurs plutôt que d’échanger des arguments honnêtes.

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  10. @ Jean Mass: Ma position est stable. Je ne vois aucun intérêt à tenter de détailler ici les différences entre les « combats » d’un « dissident » qui nie les chambres à gaz et les « inepties » d’un « crétin » qui en regrette la fermeture. Si vous avez besoin d’arguments pour hiérarchiser leurs « courages » respectifs, c’est que votre conception de la liberté d’expression est vacillante, en tout cas que vos repères sont pour le moins confus. Continuez à chercher (humblement) votre équilibre.

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  11. @Wil ar-Rachid : Pour moi la question n’est pas de hiérarchiser les courages, mais de déterminer si il y en a ou pas. Je n’ai pas « besoin » de vous pour me faire une opinion sur la question, c’est juste que la votre m’intéresse. En effet, s’intéresser à ce que pensent les autres (en particulier ceux qui ne sont pas d’accord avec moi) est peut-être un concept devenu un peu exotique mais je suis sur que vous comprendrez.

    Oui, je soutiens qu’il faut du courage pour faire des recherches, écrire des livres, donner des conférences, lorsqu’on le fait envers et contre à peu prés tout le monde (même si on a tort).
    La petite phrase de ce député ne constitue pas, à mon sens, une pensée qui vaille la peine d’être étudiée, comprise, débattue et/ou critiquée. Il a juste dit une connerie qu’il regrette probablement. Il n’y a ni faits, ni logique la-dedans. C’est d’une vacuité intellectuelle notoire.

    Mes repères sont tout à fait clairs : si des faits historiques et des raisonnements logiques sont à la base d’une pensée, il faut accepter qu’elle apparaisse dans le débat publique, car sans débat, pas de vérité. Je trouve extrêmement dangereux de laisser penser qu’il y a des sujets sur lesquels on ne doit pas discuter car la vérité les concernant serait établie et indéniable. A ma connaissance, cette vision du monde en noir et blanc n’a jamais conduit à la concorde ou à l’harmonie dans l’histoire des humains, et à même provoqué des bains de sang à de nombreuses occasions (en fait, à chaque fois que cette logique était poussée au bout).

    La liberté d’expression doit être totale, inconditionnelle et protégée par la constitution. C’est une condition nécessaire à l’établissement d’une société dans laquelle la pensée est libre et horizontale.
    La répression des opinions par la loi ou des moyens encore plus coercitifs est contre-productive. L’histoire le démontre amplement : lorsqu’un courant de pensée est réprimé, il ne disparaît pas, et parfois même est renforcé (surtout à l’heure d’internet, voir le Streisand effect).

    Le combat intellectuel contre le négationnisme est nécessaire, important. Mais il ne peut pas avoir lieu si on bâillonne les négationnistes. Voila ma conception de la liberté d’expression. Quelle est la votre?

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  12. @Jean Mass,
    Tu disais plus haut :
    « Je pense qu’il a raison de le penser, mais qu’il a tort de le dire. Pour deux raisons :
    La première c’est que ces gens d’extrême-droite n’hésitent pas à instrumentaliser sa bienveillance à leur profit, en jouant sur son image de démocrate raisonnable et sensé pour donner du crédit à leur pensée (souvent inverse à ce que défends Chouard). »

    Tu ne crois pas que tu es en train de faire la même chose que Chouard sur cette affaire ?

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  13. @Adrien :
    Si j’avais la même notoriété que lui, probablement. Mais comme je suis un inconnu, je pense que je risque pas grand chose de ce côté là.
    Et puisque qu’on questionne la cohérence de ma position, tout à fait légitimement, je creuse, ça m’intéresse.

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  14. Je me fais réponse à moi-même, parce que c’est assez grave pour insister.

    @Jean Mass,
    Tu reconnais toi-même que Chouard a un discours qui sert l’extrême droite. Tu tiens le même discours et tu défends que c’est le meilleur à tenir. Avoue que c’est particulier comme positionnement politique. En fait, il faut que l’on soit particulièrement bienveillants pour considérer que tu es de bonne foi et pas un troll d’extrême droite.

    Tu expliques que le combat intellectuel contre le négationnisme est nécessaire et important, mais tu laisses entendre que les travaux de Faurisson sont appuyés par des faits historiques et un raisonnement logique. Bonjour le discernement ! C’est un falsificateur animé par des idées antisémites.

    Tu prétends que notre approche de la lutte contre le négationnisme est contre-productive. Après ces deux points, tu ne penses pas qu’on peut totalement retourner cet argument contre toi ?

    Tu laisses aussi entendre que la vision que l’on a a entrainé des bains de sang. Je ne sais pas à quoi tu fais référence. Mais je sais que la diffusion des thèses antisémites a entrainé la Shoah.

    Tu comprendras peut-être toi-même en quoi l’extrême droite tourne en bourrique le niveau d’exigence de tes principes. Non, la liberté d’expression n’a pas à être totale. Il est évidemment nécessaire de pouvoir punir l’incitation à la haine. Cette restriction n’enlève rien au débat démocratique. Au contraire, elle lui permet un cadre serein.

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  15. @Adrien

    Merci pour vos objections, j’espère que vous aurez la patience de lire ma réponse un peu longue, je n’ai pas su faire plus court.

    J’ai du mal à comprendre en quoi défendre la liberté d’expression et l’idée qu’il ne doit pas y avoir de limites au débat fait de moi un défenseur de l’extrême-droite. Ce n’est pas eux que je défends en particulier, mais bien la possibilité pour chacun de pouvoir s’exprimer librement, d’être entendu, et de trouver des contradicteurs honnêtes qui feront avancer un débat libre et éclairé.

    Je ne connais pas les travaux de Faurisson. Mais j’imagine que si ils font débat depuis aussi longtemps, c’est qu’ils ne s’appuient pas complètement sur du vent. Si son travail n’est pas sérieux, alors pourquoi en parle-t-on encore? Si il est si facile de démontrer que ses thèses ne sont pas solides, pourquoi est-ce qu’il y a encore des gens pour les défendre?

    Parce que ce sont des antisémites? Des idiots? Peut-être. Probable même.

    Mais comment espérer leur faire changer d’avis un jour si on décide qu’il ne faut pas discuter avec eux, juste les faire taire et/ou les laisser s’agiter dans leur coin?

    Ça ne corresponds pas à ma vision d’une société juste et éclairée : il faut écouter tout le monde, discuter avec tout le monde, être critique et juste pour faire éclater la vérité. A mon sens, c’est à cette condition que l’on peut faire société avec tout le monde, et on doit le faire si on veut vivre dans la paix et la solidarité.

    Il n’y avait pas que des thèses antisémites qui circulaient dans les années 30. Il y avait aussi de nombreux mouvements pacifistes, qui ont été anéantis, exterminés dans l’indifférence générale des foules galvanisées par les délires des leaders fascistes. Si toutes les opinions avaient été protégées et que le débat publique avait été libre, peut-être que leur parole aurait été entendue et que cette boucherie aurait pu être évitée.

    Ce qu’il faut que vous compreniez je pense, c’est que si les dissidents dont nous parlons aujourd’hui ont tort et ne défendent pas l’intérêt général (extrême-droite, « complotistes » etc), ceux qui ont raison peuvent subir exactement la même ostracisation.

    Pourquoi croyez-vous que nous ayons trente ans de retard en matière d’écologie? Parce que pendant trente ans, les écologistes ont été traités comme vous traitez les négationnistes. Ils étaient considérés comme des illuminés, des « hippies », des gens pas sérieux dont les livres et les thèses n’étaient pas solides. Comment aurions-nous pu le vérifier puisque presque personne ne voulait prendre la peine de les lire et de discuter avec eux, d’étudier sérieusement leur pensée dans le cadre de débat diffusés au public?
    Aujourd’hui, nous nous en mordons les doigts, et depuis une quinzaine d’année nous réalisons à quelle point nous avons eu tort de ne pas leur avoir donné plus la parole.

    Autre exemple : les décroissants. Encore aujourd’hui, on considère dans les milieux politiques et les médias, et par ricochet, dans l’opinion publique, que ce sont des gens qui veulent retourner au moyen-age, qui proposent des solutions irréalistes, utopiques, ne s’appuyant sur aucunes données sérieuses. Leurs opinions sont dissidentes, elles font mauvais genre, elles ne correspondent pas à la tendance. Alors que lorsqu’on les étudie leurs propositions, on se rends compte qu’elles sont à la fois très techniques et extrêmement adaptées à ce qui semble être notre avenir.

    Et bien sur, le comble ! Les partisans de la démocratie directe. Le cauchemars des élus, évidemment, nous n’attendions rien de ce côté, mais je suis vraiment surpris de voir qu’on est en train de nous faire passer pour des « confusionnistes », des crypto-fascistes, qu’il ne faut surtout pas écouter, voir qu’il faut faire taire (« sus aux petits gris »). Nous sommes dissidents. Nous refusons l’ordre établi, nous proposons une alternative. Bien peu sont ceux qui veulent nous donner la parole, alors que quand cela arrive, on se rends compte que beaucoup de gens tombent d’accord sur nos diagnostiques et nos solutions. Parce qu’elles sont solides, et qu’elles s’appuient sur un travail d’analyse et de recherche minutieux.
    Mais non, ça on s’en fout, on est des « petits gris », des « confusionnistes ». Nous sommes dangereux, notre pensée est dangereuse. Il est inutile de débattre avec nous, il faut nous combattre.

    La pensée n’est dangereuse que lorsqu’il n’y a pas débat ! C’est lorsqu’on refuse le débat que l’idéologie s’installe et qu’on tombe dans le dogme et l’aveuglement.
    Tous les débats sont utiles. Avec tout le monde. C’est ma conviction.

    Et je ne place aucun espoir dans l’avenir d’une société qui n’accepte pas de discuter de tout, avec tout le monde. Au mieux ça nous fait passer à côté de progrès considérables, au pire, ça nous amène aux horreurs du totalitarisme et du conformisme intellectuel.

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  16. @Jean Mass & @ autres

    N’avez-vous pas remarqué que des choix très judicieux sont faits afin de déterminer à qui l’on donne la parole ou pas ?
    Ainsi, les décroissants et les partisans de la démocratie directe sont bâillonnés par les médias mais un « élu » incitant à la haine fait leur première page.

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  17. @nops

    Vous avez cent fois raison.

    On ne peut pas se plaindre de la marginalisation des idées qui nous correspondent tout en appelant à la censure des idées que l’on n’aime pas. Ce serait particulièrement malhonnête.

    Lorsqu’on n’est pas d’accord, il n’y a qu’une chose constructive à faire : confronter opinions et faits jusqu’à ce qu’un consensus apparaisse. C’est un mécanisme indissociable de la (vraie) démocratie, comme le résume très bien la définition de Paul Ricoeur que je me suis permis d’annoter entre parenthèses pour l’occasion :

    «Est démocratique, une société qui se reconnaît divisée, c’est-à-dire traversée par des contradictions d’intérêt (d’opinions) et qui se fixe comme modalité, d’associer à parts égales, chaque citoyen dans l’expression de ces contradictions (Isegoria – garantie pour tous d’être entendu), l’analyse de ces contradictions (vie universitaire, médiatique, littéraire) et la mise en délibération de ces contradictions (débats publiques), en vue d’arriver à un arbitrage (consensus, acceptation des différence d’opinions car comprises par tous)»

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  18. @Jean Mass,
    Je te fais une réponse plus ou moins détaillée.

    « J’ai du mal à comprendre en quoi défendre la liberté d’expression et l’idée qu’il ne doit pas y avoir de limites au débat fait de moi un défenseur de l’extrême-droite. Ce n’est pas eux que je défends en particulier, mais bien la possibilité pour chacun de pouvoir s’exprimer librement, d’être entendu, et de trouver des contradicteurs honnêtes qui feront avancer un débat libre et éclairé. »
    Là, tu es malhonnête. Regarde bien. Je n’ai pas dit que tu étais un défenseur de l’extrême droite. J’ai simplement rappelé que selon tes propres propos ton discours servait l’extrême droite. J’avais soigné la nuance.
    Mais le pire, c’est que tu me permets d’aller plus loin. Tu dis ne pas les défendre en particulier, mais en occurrence c’est uniquement eux, les négationnistes et les racistes, qui ont des loi sanctionnant la diffusion de leurs thèses. Par conséquent, quand tu prétends défendre tout le monde sur ce point, tu défends bel et bien l’extrême droite en particulier.

    « Je ne connais pas les travaux de Faurisson. Mais j’imagine que si ils font débat depuis aussi longtemps, c’est qu’ils ne s’appuient pas complètement sur du vent. Si son travail n’est pas sérieux, alors pourquoi en parle-t-on encore? Si il est si facile de démontrer que ses thèses ne sont pas solides, pourquoi est-ce qu’il y a encore des gens pour les défendre?

    Parce que ce sont des antisémites? Des idiots? Peut-être. Probable même. »
    Ben voyons ! Je suppose que tu ne connais pas davantage ses contradicteurs. C’est donc avec une rare honnêteté que tu défendais son courage politique. Bravo ! Est-ce que ça suffira pour comprendre la naïveté de ta position ?
    Je t’ai trouvé un petit lien pour t’instruire : http://www.phdn.org/negation/faurisson/chambrescamps.html

    « Mais comment espérer leur faire changer d’avis un jour si on décide qu’il ne faut pas discuter avec eux, juste les faire taire et/ou les laisser s’agiter dans leur coin? »
    Attention, la loi Gayssot n’interdit nullement de mettre en lumière la malhonnêteté des discours négationnistes.

    « Il n’y avait pas que des thèses antisémites qui circulaient dans les années 30. Il y avait aussi de nombreux mouvements pacifistes, qui ont été anéantis, exterminés dans l’indifférence générale des foules galvanisées par les délires des leaders fascistes. Si toutes les opinions avaient été protégées et que le débat publique avait été libre, peut-être que leur parole aurait été entendue et que cette boucherie aurait pu être évitée. »
    J’imagine que tu appuies ton récit sur un travail historique particulier. Ou j’ai un doute. Et quand bien même tu dirais vrai, qui aurait protégé les opinions pacifistes ? La constitution avec ses petits bras musclés, contre les leaders fascistes et la foule galvanisée ?

    Regarde bien. Je ne dis absolument pas que toutes les restrictions à la liberté d’expression sont valables. Ne mélange pas tout. Je dis que punir l’incitation à la haine est une nécessité de salut public.

    Pour ce qui est de l’écologie, des décroissants et de la démocratie directe, je considère que tu vas trop loin. Les écologistes n’ont en aucune manière été traités comme les négationnistes. Tu délires totalement et c’est grave. Tu relativises tout et n’importe quoi.
    Le négationnisme n’est pas sanctionné parce qu’il est considéré comme étant « mauvais genre » et hors de la « tendance ». Il est sanctionné parce que c’est un discours qui incite à la haine raciale et qui a déjà servi à un génocide.

    Inutile de jouer la victime. Tu n’es pas un dissident, tu n’es pas poursuivi par la loi contrairement aux négationnistes. Il ne faut pas confondre ton combat de « boudé de l’opinion » avec celui des négationnistes qui sont un réel danger pour la société et considérés comme tel par la loi. Nous sommes simplement en désaccord avec toi, et tu n’as à obliger personne à débattre avec toi.

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  19. Tu m’as donné à réfléchir, merci. Hélas les argumentations ad hominem ont tendance à me décourager. Ça donne juste des postes fleuves ou je répète grosso modo ce que j’ai déjà écrit, ça sert pas à grand chose. Je te laisse donc le dernier mot.

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