Prism, une affaire de points de vue ? Non. Un scandale planétaire.

PRISM_logo_(PNG)C’est un blogueur de droite. Pourtant, je l’appréciais, malgré tout. Il me semblait rigoureux et intègre. Ses analyses m’apparaissaient intéressantes, même si je ne les partageais pas. Oui, je l’avoue, je lui vouais même une certaine admiration. Notamment en lisant des billets comme celui-ci, dont il peut s’enorgueillir. Et puis soudain,  comme disent d’aucuns, « c’est le drââme« … Je l’ai remarqué depuis un certain temps, au fil des billets, quelque chose en lui a changé, un je-ne-sais-quoi d’inexprimable qui fout tout le bazar en l’air. Cette expression autrefois si savante , agréable et mélodieuse sans être obséquieuse se met depuis quelques mois à partir en couilles dans l’incohérence et l’illogisme. Tous ces textes bien agencés tendent à déraper dans l’incongruité idéologique, sortes de petits mégalithes lunaires qui viennent s’écraser sur le mur de ma compréhension probablement trop limitée pour accéder à un tel au-delà du réel…  (Puisqu’il est de notoriété publique qu’au front de gauche, nous l’avons forcément bas, n’est-ce pas ?).  Les qualités d’écriture maquillent de plus en plus mal le vide intersidéral,  et la belle façade haussmannienne commence à se fissurer…. pour laisser entrevoir au vil peuple dont je suis un (petit)  intérieur bien fade. Un exemple. Celui de son dernier billet. Attendez, faut que je mette mes lunettes… C’est sur quoi déjà ? Ah oui. Prism. Chacun sa vision, sans mauvais jeu de mots. De quoi s’agit-il ?

En juin 2013, le quotidien britannique The Guardian affirme, suite aux révélations de Edward Snowden, que la NSA dispose d’un accès direct aux données hébergées par les géants américains des nouvelles technologies, parmi lesquels Google, Facebook, YouTube, Microsoft, Yahoo!, Skype, AOL et Apple. Barack Obama le présente comme un outil de lutte antiterroriste. (source)

Le Monsieur quant à lui ne voit pas où est le problème. Ah ?! C’est vrai, nous sommes donc tous des idiots de nous étonner de cette affaire d’ espionnage planétaire, et « prétendre découvrir cela maintenant relève de la candeur…« . je suis effectivement réputé pour mon manque de lucidité et d’acuité intellectuelle,  ça tombe bien. Mais je vais faire un effort surhumain pour comprendre la suite. Qui par maintes périphrases concentriques ¹ tend à minorer le problème et surtout l’intérêt pour les USA de pratiquer une telle quête frénétique d’informations dans le monde entier.

je ne suis pas certains que les USA aient été si bénéficiaires que cela avec PRISM, surtout maintenant  que² le monde entier est au courant.

Puisqu’ enfin, ma bonne dame, cher ami, le coût probablement faramineux d’un tel programme paraît à Mônsieur déraisonnable en regard des résultats. Et que de surcroît la qualité des informations laisse à désirer. Ah ? Saurait-il quelque chose que nous ne savons pas, sur le contenu de cette grande collecte ? Dans ce cas, aurait-il l’amabilité de nous le faire partager, afin que nous en jugions nous aussi, apportant ainsi à notre sagacité légendaire des éléments qui pourraient parfaire notre jugement erroné et nous permettre de le rejoindre dans son  donjon informationnel baigné d’une aura de lucidité exemplaire ? (Ouffff… Ici, pause).

Mais je suis mauvaise langue et voilà qu’à la fin de son noble billet le petit Samuel ³ consent à sortir de la dimension technocratique dans laquelle il s’était précédemment empaqueté dans un trop long billet pour nous  dispenser ce docte enseignement, que je lui aurais été reconnaissant de nous délivrer bien plus avant : « si ce scandale arrive à « prendre » dans le grand public, c’est un pas important dans l’éducation à la sécurité sur internet« . « Ben v’la ! « , comme on dit dans le 54… Pour sûr ! Mais donc, le sujet de son billet n’était donc pas celui qui en a occupé les deux tiers ? j’ai encore rien compris !  Moi qui pensais en tous les cas que ce que révèle bien davantage cette pratique inquisitrice et omniprésente était bien davantage le problème de nos libertés fondamentales.… Et par delà « le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes« …. Des peuples qui, à travers leurs institutions respectives, en Europe comme aux États-Unis, se réveillent indignés par l’histoire et demandent, à juste titre, des comptes… Mais puisque le Monsieur me dit qu’il n’y a pas de problème, nous allons en rester là, et je vous épargnerai mes considérations morales, en termes de défense des droits humains, juridiques, et  tutti quanti. Pour cette fois. Le dossier est en effet  complexe et conséquent, donc à suivre, ici ou ailleurs…

NB. Accessoirement, sur ce sujet, lisez donc Jean-Marc Manach, que je suis quant à moi depuis des années sur son blog mais aussi ailleurs avec grand intérêt,  cela vous sera bien plus profitable. Quand on est blogueur politique, on ne peut pas être spécialiste de tout, n’est-ce pas…

NB2 : Pour info, Snowden, dont la presse française aime à faire le nouvel Assange, n’est pas le seul à être inquiété pour ses révélations sur le sujet dont on cause ici… D’autres lanceurs d’alerte seront probablement également inquiétés par les acteurs de cette volonté hégémonique à visée totalitaire et à mon sens totalement hystérique. A suivre.

PS : si ce qu’écrit ici le Nouvel Obs est vrai, Désir est un imbécile : il emploie le conditionnel. Mais Fleur Pellerin n’est pas en reste en termes d’ignorance crasse et je remercie Bluetouff de faire quant à lui un peu mieux son boulot de blogueur que d’autres… Je ne donnerai pas de noms.

PS2 : D’aucuns s’interrogent, à mon sens à juste titre, sur la possibilité de telles pratiques sans quelques complicités internationales, gouvernementales. Hypothèse utile à la compréhension du problème.

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¹ comme l’eau qui tourbillonne dans le siphon de la baignoire dans laquelle je ne suis pas puisque j’ai – hélas – une douche et qu’il est plus difficile d’y écrire… (it’s a private joke !)

² rajouté par moi-même… Samuel, rectifie, bon sang !

³ c’est son prénom, et non Autheuil, non pas comme les apprentis du même nom, bande d’ignares,  qui n’a pas de h, mais comme  la commune de basse Normandie qui,  elle, si.