le parachute doré de François Chérèque

UNIVERSITE D'ETE DU MEDEF
… Où l’on apprend que ces deux là sont cousins… ça ne s’invente pas ! (cliquez sur l’image pour accéder à la source)

Bien que certains termes puissent en paraître excessifs, je ne peux que reprendre à mon compte l’article de Sophie sur l’excellent site actuchômage, que je suis assidûment. J’ai relevé pour vous ce passage qui va à la rencontre de ma propre réflexion sur le sujet. Les délégués nationaux de la CFDT ont effectivement, de manière assez troublante, toujours bénéficié de très bons reclassements (comme je le prévoyais déjà dès l’annonce de son départ) pour services rendus… Certainement pas aux salariés. La collusion notoire (même à droite) de certains avec le patronat le plus libéral qui soit ne rend franchement pas service non plus à la lutte des classes dont parle Stef, effectivement…. tant il est favorable aux pires déréglementations qui soient.

L’ex-secrétaire général de la CFDT — qui a quitté ses fonctions fin novembre, passant le témoin à Laurent Berger — a été nommé jeudi en Conseil des ministres « inspecteur général des affaires sociales » sur proposition des ministres Marisol Touraine et Michel Sapin. A compter du 7 janvier, ce social-traître notoire, qui estime qu’augmenter le Smic pénalise les entreprises (les salariés, il s’en fout), « évaluera les politiques sociales afin d’éclairer la décision publique »…

L’IGAS, nouvel employeur de M. Chérèque, est un service interministériel de contrôle, d’audit et d’évaluation des politiques sociales qui réunit 130 experts de la « cohésion sociale » (famille, protection de l’enfance, lutte contre l’exclusion, travail social…), de la protection sociale (Sécu, prestations…), du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et de la santé. L’IGAS est, avec le Conseil d’État, la Cour des Comptes et l’Inspection générale des finances (IGF), l’un des grands corps administratifs de l’État où la patrie reconnaissante recase ses « fleurons » : ainsi Fadela Amara, déplorable secrétaire d’État chargée de la Ville du gouvernement Fillon 2, y fut nommée en janvier 2011 avec un salaire d’entrée de 8.000 € par mois hors primes. Pour la petite histoire, un inspecteur général en fin de carrière perçoit en moyenne 124.144 € annuels.

De quoi assurer une retraite dorée et confortable à celui qui ne s’est pas particulièrement illustré par sa position de combat frontale avec le MEDEF et les théories socs dem (au point qu’on puisse parler de lui pour présider la boîte à caca) ni par l’arrachage pied à pied de droits salariaux nouveaux, à mon humble connaissance…

La gauche de combat ne lui dit pas merci.

.

12 réflexions sur “le parachute doré de François Chérèque

  1. Il y en a qui, avec pareilles têtes de charcutier repu, lesté de touffes de persil dans le groin feraient d’assez bonne tronches de porc assaisonnées à la vinaigrette de la Guerre Sociale…Le voici promu à un poste médiatiquement moins « exposé » d’où il pourra sévir impunément, dans l’ombre de ses employeurs sans qu’il ne nous offre l’occasion publique de lui tanner la couenne…
    Elle est belle la « lutte des places ».

    Chiendicaliste hier, to morrow bacaon!!!

    Steph

    J'aime

  2. Entre le refus du compromis de certain et la compromission d’autres, nous avons là toutes les explications de l’échec de l’action syndical en France et de son peu de représentativité. Comment, après cela, faire pour convaincre quiconque de se syndiquer?
    Hélas, ce n’est pas d’hier puisque déjà dans les années 30-40, on en a vu de belles…. triste 😦

    J'aime

  3. Bon vent au fossoyeur des mouvements sociaux… Il sera moins nuisible dans ses nouvelles pantoufles.
    C’est un gars comme Edouard Martin qu’il faudrait à la tête de la CFDT. Mais bon ,ne rêvons pas…

    J'aime

  4. Beuh…. aujourd’hui la place de secrétaire confédéral de la plupart des centrales syndicales est plutôt déjà une prébende qu’un poste « de choc ». A plus forte raison sans doute dans le fief de cette scission dans un syndicat confessionnel, mais qui fut militant à ses heures. On est loin de l’union sacrée du CNR. Beaucoup plus près du caricatural syndicaliste de « Moi y’en a vouloir des sous » (incarné à l’époque par Blier).

    J'aime

Les commentaires sont fermés.