L’irrésistible ascension qui défrise Libération… (et d’autres :-)) #melenchon

gauche-caviarCertains ont donc cru, dans leur immense naïveté ou leur petite bêtise mesquine, sans grand intérêt donc, qu’il leur suffisait d’instrumentaliser  le départ de Marc Dolez du Parti de Gauche pour décrédibiliser Jean-Luc Mélenchon, comme nous nous y attendions un peu. Certains ont foncé tête baissée dans le panneau, comme une grenouille happe frénétiquement un chiffon rouge, avec bien peu d’arguments, tordant de surcroît la réalité pour la faire servir leur cause : le buzz, et rien d’autre, comme en témoignent leurs titres exagérés.

Animés en outre par leur si peu glorieux esprit de revanche,  tant les coups pleuvent il est vrai (et ce n’est pas fini) sur la politique hollandaise, ils ont donc pensé détenir là l’outil du rituel sacrificiel, déjà prêts à l’égorgement. Comme je l’ai déjà dit, à mes yeux et de bien d’autres,  si les critiques pleuvent sur ce gouvernement, c’est à juste titre. La baisse de la côte de popularité du Président, et encore plus fortement de son premier Ministre,  n’interviennent pas par hasard, aussi vite, surtout auprès des catégories d’électeurs qui ont permis à Hollande de l’emporter.

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Source

On ne trahit pas en effet l’esprit de la gauche et les promesses d’un candidat se revendiquant d’elle sans en subir fort logiquement les conséquences…

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J’ai déjà dit ce que je pensais du départ du co-fondateur du Parti de Gauche et n’y reviendrai donc pas. Par contre, l’ami Sidné vient d’attirer mon attention sur la curieuse concomitance ma foi fort arrangeante pour le parti hégémonique et ses blogueurs de gouvernement entre le succès de Mélenchon dans les sondages et la manchette de Libération qui ne fait rien qu’à le discréditer, quitte à trafiquer la réalité, en l’arrangeant un peu (beaucoup) à sa sauce.

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… Où l’on va constater que Mélenchon n’est pas si inaudible que Libération veut tenter de le laisser croire au grand public moins bien informé…

Cette réalité est qu’il y a de réelles divergences idéologiques entre Marc Dolez et le Parti de Gauche, comme il peut en exister entre tant individus et leurs partis respectifs. Par contre, Libération a clairement choisi de ne pas faire son travail en insistant d’avantage sur ce qui apparait comme un papier à charge contre Mélenchon qu’une réelle analyse des causes du départ de Dolez, et éventuellement des orientations politiques du Parti de Gauche. Dommage, ce journal autrefois de gauche a perdu une occasion de nous faire réfléchir, d’accord ou pas avec l’analyse. Nous n’en aurons pas même senti l’odeur, de cette pensée de la gauche de droite, cette gauche Cahuzac, et ses curieux rapports avec les milieux d’affaires, comme Tapie en fut un temps un exemple si frappant… si magiquement revenu sur le devant de la scène aujourd’hui, après ses déboires avec la justice.

Si Libération avait fait un travail plus sérieux de ce sujet, avec de vrais journalistes, et non des rapporteurs d’agence AFP ou Reuters, comme peut nous y habituer plus volontiers Médiapart contre lequel les gens visés par ce billet sont si remontés, et pour cause…), il nous aurait été au  moins possible de débattre, argument contre argument. Mais non, rien que des ragots, des approximations, et des on dit : Mélenchon est inaudible. Ah ?

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Désolé, M’sieurs Dames, de vous contredire…

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La vérité est ailleurs : un autre monde est possible.

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17 réflexions sur “L’irrésistible ascension qui défrise Libération… (et d’autres :-)) #melenchon

  1. Merde! Un lien? Fallait pas! Bon.
    Sinon, bonne fête de fin du monde à toi et à ta clique de « blogueur de Melenchon »…

    Amis toujours, de Gauche.

    Signé: un blogueur de gouvernement 😉

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  2. Les soc lib se sont convertis à la méthode Coué : « Le FDG explose », « Mélenchon est inaudible », « On va réguler les banques », « C’est parce que c’étaient des circos de droite », « La crise de l’euro est terminée ».

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  3. Et j’entends dire que la guerre, oui la guerre, se prépare au sein duFdG où chacun fourbit ses armes en se regardant en chiens de faïence, et bientôt, très bientôt, une bombe explosera. Et si elle n’explose pas très bientôt, ce sera pour les municipales, real politik obligeant.

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  4. @ Zap Pow
    AH bon ! Chez moi on vient de fixer le calendrier du premier trimestre pour travailler un programme des municipales. Et toute la gauche est autour de la table. Toute ? Non, manque le PS… qui cherche du côté du Modem et du côté de « personnalités » qui voudraient bien…

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  5. Voyons, Partageux mon ami, à quel moment le PS a-t-il été de gauche ? Pendant une heure ou deux, le 10 mai 1981, peut-être, emporté par un mouvement d’enthousiasme vite réprimé ? Je veux bien accepter l’hypothèse que parmi ceux qui y avaient adhéré, certains « y croyaient ».

    Pour le FdG, je regrette seulement que certains, parmi les élus PCF en particulier, restent obstinément productivistes, alors qu’une nouvelle donne plus complexe, mais avec bien plus d’avenir, est sur les rails. Objectivement, ceux-là « pactisent avec l’ennemi » comme si seule leur carrière propre comptait.

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  6. Je viens de recevoir copie d’une prise de position de la CGT 44 que me paraît fort ambiguë (voir particulièrement la fin de la dernière phrase : quel site est fustigé ainsi ? celui d’un ministère, p.ex.place Bauveau, ou ?)

    Expression de la CGT à l’occasion du Comité de Suivi des Engagements de
    l’Etat sur le projet d’Aéroport du Grand Ouest, du20 décembre 2012, en
    préfecture de région des Pays de la Loire.

    La CGT est logiquement interpellée par le projet d’aéroport sur le site de Notre Dame des Landes.

    Notre organisation ne peut se positionner POUR ou CONTRE ce projet d’aéroport : les militants ne sont pas en mesure de se prononcer sur l’opportunité économique, sociale et environnementale de cet équipement.

    Ce projet, porté par les pouvoirs publics, des acteurs politiques et économiques, suscite également de nombreuses réactions et interrogations dans la population. La CGT ne veut pas se substituer aux décideurs politiques, ni aux associations «Pro ou Anti-aéroport ».

    En tant qu’organisation syndicale de salarié(e)s, la CGT entend pourtant peser dans le débat démocratique et contribuer à la réflexion. Dans cet objectif, elle organisera en direction de ses militants des journées d’étude pour mettre à leur disposition des éléments de connaissance et d’analyse du projet sans à priori concernant sa réalisation ou son abandon.

    Dans le contexte actuel, prenant en compte l’évolution du monde et de notre société, seront abordées entre autres, les thématiques suivantes :

    • Quelle utilité de l’aéroport de Notre dame des Landes dans le cadre d’un développement humain durable ?

    • Quelle pertinence ou non de Notre Dame des Landes dans le cadre du droit et d’accès au transport pour tous (accessibilité, inter modalité, évolution du trafic)?

    • Quels engagements de l’Etat dans le cadre de l’aménagement du territoire ? Conséquences du Partenariat Public Privé pour les finances publiques et les contribuables ?

    • Quel financement des compagnies « Low-Cost » et leur implantation sur notre territoire ?

    • Quel avenir des salariés de la plateforme de Nantes Atlantique (pérennité des emplois, conditions d’un éventuel transfert)

    • Quel avenir économique et social du sud Loire en cas de transfert ? Quid du maintien d’une piste à vocation industrielle pour la pérennité du site Airbus ? Quel équilibre des territoires ?
    Quelle organisation du déplacement quotidien des salarié(e)s ?…

    • Quelles conditions de travail et qualité des emplois (statuts, rémunération, formation, reconversion) dans le cadre du chantier, si le projet aboutit ? La CGT revendique sa présence dès le début du chantier avec une implantation physique auprès des salarié(e)s sur site.

    Ce dossier prend aujourd’hui, dans notre organisation, une dimension confédérale au regard de son envergure nationale.

    La CGT exige un débat serein dans le respect des voix d’expression démocratiques et légales pour toutes les parties et une totale transparence des processus en cours.

    Elle condamne toutes les violences et n’accepte pas la militarisation du site qui génère ces violences.

    Nantes le 20 décembre 2012

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  7. Vendredi 21 décembre 2012 :

    La commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a décidé de rejeter les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy pour l’élection présidentielle.

    Un incroyable coup de théâtre suscité par la réintégration de certaines dépenses antérieures au 15 février 2012, jour où le président sortant avait officiellement déclaré sa candidature, au journal télévisé de 20 heures de TF1.

    Nicolas Sarkozy (dont le mandataire était le député UMP d’Indre-et-Loire, Philippe Briand) avait déclaré un total de dépenses de 21 339 664 euros, alors que le plafond pour un candidat se qualifiant pour le second tour avait été fixé à 22 509 000 euros. Dès lors que des dépenses supplémentaires, liées notamment à des réunions publiques, sont réintégrées, le candidat UMP dépasse le plafond autorisé, ce qui entraîne le rejet de son compte.

    La décision de la CNCCFP, présidée par un ancien président de la Cour des Comptes, François Logerot, va être notifiée à Nicolas Sarkozy et transmise au Conseil constitutionnel. Elle peut faire « l’objet d’un recours de pleine juridiction formé par le candidat devant le Conseil constitutionnel dans le délai d’un mois suivant sa notification ».

    Si le rejet des comptes de Nicolas Sarkozy est confirmé, son parti, l’UMP, se verra privé des quelque 11 millions d’euros d’aide publique. Et Nicolas Sarkozy rejoindra… Jacques Cheminade, seul autre candidat à l’élection présidentielle dont le compte fut invalidé. C’était en 1995.

    http://www.lexpress.fr/actualite/politique/presidentielle-2012-les-comptes-de-campagne-de-sarkozy-rejetes_1201855.html

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  8. @ GdeC : je suis vachement d’accord avec bab quand il dit : « Pour le FdG, je regrette seulement que certains, parmi les élus PCF en particulier, restent obstinément productivistes, alors qu’une nouvelle donne plus complexe, mais avec bien plus d’avenir, est sur les rails. Objectivement, ceux-là « pactisent avec l’ennemi » comme si seule leur carrière propre comptait ».

    Je suis bien contente que la gauche radicale progresse en popularité mais je ne suis pas absolument sûre que je la veuille au pouvoir en raison de son productivisme et de sa maigre conscience écolo. Si j’ai un peu milité pour Mélenchon aux élections c’est parce que je n’attendais rien de Hollande à part qu’il serve de pelle et de balayette à ramasser le Sarko. Mais finalement il s’est mis à sa place sur le fauteuil élyséen pour y couver le même oeuf ou à peu près.

    @ babelouest : j’essaie de commenter sur ton blog mais cela ne marche pas du tout. Pourrais-tu adopter un autre système ? Genre sans fenêtre spéciale commentaires mais juste un champ sous l’article comme ici ? Merci d’avance ! 😉

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  9. l’océan se vide, moins de libération,ça se tient non? Vu qu’on emballe plus le poisson avec cette feuille de chou, reste plus qu’a se torcher le C… avec….

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  10. Mon commentaire sera peut être considéré comme étant hors sujet et ne sera peut être pas publié mais je tenais à dire que je passe plus de temps sur ce blog à lire les commentaires que l’article lui même et je félicite l’ouverture d’esprit qui règne dans la modération des commentaires. Ce n’est pas parce qu’on est en totale contradiction avec l’administrateur qu’on n’est pas publié. J’apprécie fortement. Bonne continuation.

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