Don Quichotte Montebourg attaque les hauts fourneaux de Mittal Florange

Face aux déclarations tonitruantes de Montebourg, je vois mal comment le gouvernement va pouvoir se sortir de l’affaire Mittal, et de Florange, sans créer de nombreuses désillusions. A moins qu’il ne déjuge quelqu’un qui sent déjà le Sapin ? Lui qui a déclaré il y a peu qu’un projet de nationalisation, pourtant demandé par beaucoup d’élus, notamment lorrains, n’était pas d’actualité. 

 Pour avoir connu de près ou de plus loin  un peu trop de plans de restructuration de la sidérurgie lorraine, et avoir du en accompagner les effets sociaux sur des licenciés économiques, dans différents cadres professionnels, je sais et je sens qu’il ne suffira pas de beaux discours pour contrer une famille au pouvoir financier si colossal, à côté desquels les Wendel feraient presque figure de vulgaires Dupont-Lajoie.  Face à leurs pouvoirs et leurs appuis géopolitiques, la France ne pèse en effet pas bien lourd…  Trouver une solution nationale à une crise et à une stratégie mondialisée de la distribution de l’acier sur la planète m’apparaît de surcroît comme une fausse bonne idée, même si je pourrais y être à priori favorable. Il semblerait que l’on s’achemine vers cette solution, mais de manière transitoire, prennent soin de préciser les rares informations qui filtrent sur le sujet. Ne serait-il pas plus logique toutefois (à moins que la solution envisagée ne soit une première étape vers un autre projet inconnu à ce jour ?) de trouver une solution concertée au niveau européen, en se servant par exemple techniquement du projet Ulcos comme support et médiateur de la captation de fonds européens ? Est-ce cela qu’Hollande et son équipe ont en tête, avant de rencontrer Mittal demain ? Ou autre chose ? En tous les cas, Montebourg aurait dû y réfléchir à deux fois avant de mettre de l’huile sur un feu qui n’avait pas besoin de cela pour se concentrer… et  se transformer en poudrière qui risque bien de nous exploser à la figure. Et surtout à celle des principaux concernés, qui n’ont plus grand espoir, et plus grand-chose à perdre. A espérer ? C’est tout le mal que je leur souhaite. La suite demain ? Je crains que ce ne soit encore prématuré… Mais bon. Demain est un autre jour. Qui vivra verra.

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