derrière l’humour noir du Nobel

« Le prix Nobel de la paix a été attribué, vendredi 12 octobre, à l’Union européenne (UE), pour avoir « contribué pendant plus de six décennies à promouvoir la paix et la réconciliation, la démocratie et les droits de l’homme en Europe », a annoncé le comité Nobel. »

Certains peinent à comprendre que des mécréants de notre sorte critiquent l’attribution du prix Nobel de la paix à l’Europe. Il m’a donc semblé utile de leur mettre mon poing sur le i du mot paix.

D’ailleurs, il n’y a pas que des gauchistes atrabilaires qui tombent des nues face à cette surprenante initiative venue du froid. Que dit notre jeune ami, qui se présente comme « militant républicain » (ce qui entre parenthèses ne veut absolument rien dire puisqu’il me semble l’être aussi)  ? Il reprend trois termes appliqués à la posture européenne par le comité Nobel pour justifier cette décision :

« Paix et réconciliation », quand les tensions entre États ne cessent de s’accroître, comme en témoignent les unes des journaux allemands ou la récente visite de Madame Merkel à Athènes ?

« Démocratie », quand on refuse de consulter les peuples par référendum ou lorsque l’on passe outre leurs décisions comme lors du déplorable épisode du traité de Lisbonne ?

« Droits de l’Homme », quand la misère sociale fait son retour sur le continent, quand les inégalités explosent, quand des peuples sont mis sous tutelle et privés de leur droit à disposer d’eux-mêmes, en raison de politiques suicidaires menées pour sauver des dogmes tels que l’euro ou le libre-échange anarchique ?

Je pourrais presque reprendre mot pour mot l’ensemble de ce passage, qui résume à lui-seul ma pensée sur ce point… à un détail près : l’auteur. Au risque de passer pour sectaire comme on parrait l’être dès que l’on défend avec conviction ses idées, j’aime pas les nationalistes, et autres souverainistes qui se réfugient derrière le terme de républicain alors qu’ils ne font que se  replier sur leur sacro-sainte petite idée rabougrie de nation française pour justifier les pire horreurs, comme le passé l’a amplement prouvé. Et le présent continue de l’illustrer sur des sujets comme l’immigration qui nous amènent aux pires régressions sociales, avec la complicité d’un Valls trop content de mettre en œuvre ses idées détestables en la matière…  J’aime pas cette frange politique ambigüe qui se retrouve à la lisière d’une certaine gauche (tendance MRC), d’une certaine droite (tendance FN ou debout la République, c’est kif-kif), voire d’un certain centre… introuvable. . Comme  l’a démontré Sapir,  le thème de la sortie de l’Euro, par exemple,  dont raffolent les souverainistes, ne saurait être récupéré par le FN sans ridicule.

Mais je m’égare. Revenons au prix Nobel. Et donc, Monsieur le ronchon, trouver totalement absurde et considérer le fait que l’Europe se voie attribuer un tel honneur (oui, cela doit en rester un) relève d’un déni de réalité,  puisqu’elle contribue si bien à la ruine de nos concitoyens européens, cela vous parait si ridicule, ou incompréhensible ? N’aurais-je encore rien compris ? Veuillez éclairer ma lanterne, s’il vous plait, ainsi que celle de Lech Walesa ou Lioudmila Alexeeva et de tous les twittos et autres facebookers pour qui ce prix est désormais un sujet de plaisanterie, à présent, grâce à cette formidable idée ! Et encore, dans ma grande mansuétude,  j’éviterai de vous rappeler que  vous critiquâtes  vous mêmes fortement  autrefois l’attribution de ce même prix à Monsieur Obama. Ce qui nous opposa encore. Et encore ?

Vive le débat et la joute bloguosphèrique. J’adore. J’attends. Blogueurs (pas seulement lui, toujours le même, bordel !)  à vos claviers !

 

10 réflexions sur “derrière l’humour noir du Nobel

  1. moi j’attends juste de me faire traiter de con…il est ou zapatta,le mec FDG qui passe plus de temps de l’autre coté du monde,Putain JL on a besoin de toi içi,faut secher les larmes des tecnicolors,causer avec les sanof,et demonter le frerot du nain qui est en train de nous faire une secu-retraite privatisé sous des couverts médérick…Quand c’est la merde , a chacun de tuer ces mouches..reviens merde ou je donne le prix de la physique a celui qui passe par la…

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  2. Arrrggg…avec la nouvelle disposition de la page d’accueil, on reçoit les messages en caractères cyrilliques!! Et bleu clair sur beige…ça fait mal aux noeinoeils!
    Je sais, la critique est aisée….

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  3. Républicain, il faut évidemment le comprendre dans le sens utilisé par Chevènement, NDA, etc. Tout le monde n’est pas républicain. Régis Debray avait parfaitement réussi à expliquer la définition du terme : http://bit.ly/OBCMg4.

    Pour le reste, je suis assez surpris de voir cette confusion entre le patriotisme, l’amour de son pays, et le nationalisme, qui est en quelque sorte sa « maladie ». Il est d’ailleurs assez amusant de vous voir citer Jacques Sapir, lui qui dénonce sans cesse la haine des nations, qualifiant même les excès d’une certaine gauche d’ « internationalisme des imbéciles » (http://bit.ly/RLtrjv).

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  4. @Yohann : pour ma part, il n’ya pas du tout de confusion, si c’est au sens d’amalgame volontaire, mais superposition de ces différentes strates qui relèvent à mon sens d’une même émotion que je réfute en moi. On voit bien par exemple ce que vous appelez « patriotisme  » ou « amour de son pays » fait commettre à certains dans d’autres domaines que politique, comme le foot, ou l’art. Souvenez vous ainsi de cette histoire http://gauchedecombat.com/2011/06/23/pour-la-liberte-dexpression-et-de-creation-artistique-abandon-des-poursuites-contre-yohan-leforestier/. Doit-on êtrre fier de son pays selon vous en totue circonstance ? Ainsi, celle-ci ? > http://gauchedecombat.com/2011/01/28/vive-la-france/ En outre, je n’ai jamais fait l’apologie de Sapir, vis à vis duquel je suis plutôt méfiant, ne le connaissant que très imparfaitement,e t voyant de manière encore floue certaines lignes de convergence avec les théories souverainistes, que je ne m’apprécie que très moyennement… Même si elles peuvent avoir à la amrge un certain écho aus ein du front de gauche, pour de mauvaises raisons… on ne saurait donc m’en faire porter les idées de Mr Sapir, quelles qu’elles soient, sauf à penser que chaque fois qu’un blogueur ouun auteur cite quelqun, c’est qu’il adhère às es thèses, ce qui est plutôt étrange et relève pourel coup effectivement de l’amalgamed éshonne^te intellectuellement. Soyez plus cohérent et explicite,s ‘il vous plait, cher lecteur…

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  5. « Amalgame volontaire », dans ce cas je comprends mieux. Nous sommes donc simplement en désaccord.

    Pour le reste, je crois qu’on ne parle pas exactement de la même chose : vous prenez comme exemples de décisions de gouvernements, mais cela n’a que peu à voir avec le pays dans son ensemble. Quand je dis que j’aime mon pays, je parle évidemment de son histoire, de sa culture, de sa langue ou encore de ses habitants, par exemple. Pas de ce que fait Sarkozy, Hollande ou le préfet de police du coin. De la même façon : si je dis que j’aime Paris, les décisions anecdotiques de Delanoë ou de Chirac n’entrent pas du tout en ligne de compte dans mon appréciation.

    Enfin, concernant Jacques Sapir : je n’ai nullement laissé entendre que vous partagiez toutes ses idées (c’est même très loin d’être le cas, semble-t-il). J’ai juste relevé un paradoxe intéressant et totalement en lien avec le sujet, puisque c’est à propos de la sortie de l’euro et du protectionnisme qu’il emploie ces termes. Ne voyez pas de la malhonnêteté là où il n’y a – dans le pire des cas ! – qu’une petite taquinerie.

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  6. Mardi 16 octobre 2012 :

    Un risque d’insurrection pan-européenne.

    Les grandes manoeuvres de la Suisse.

    Face à cette montée des tensions sociales et à l’inquiétant accroissement des inégalités dans l’Europe Club Med qui, on l’oublie un peu vite, a été précédée de brusques poussées de fièvre ponctuelles en Angleterre et de ce côté-ci de la Manche, le tout accompagné d’une résurgence du risque terroriste, et craignant sans doute leur extension à l’ensemble du continent, les Suisses qu’on ne prend jamais au dépourvu, s’organisent tranquillement.

    Forte de son armée de 200 000 hommes, elle a organisé du 6 au 21 septembre 2012, un exercice militaire désigné sous la charmante appellation de « Stabilo Due » destiné à vérifier « sa disponibilité opérationnelle ».

    Y ont participé comme l’indiquait le 11 septembre Daniel Reist, le responsable de la communication de la Défense : « …le chef de l’armée et son état-major militaro-stratégique, l’Etat-major de conduite de l’armée (échelon opératif), les commandants et les états-majors de la région territoriale 4, la brigade d’infanterie 5, la brigade blindée 11 ainsi qu’une formation d’engagement ad-hoc des Forces Aériennes et le commandement des Forces Spéciales (échelon tactique)… »

    Stabilo Due, l’entraînement à la contre-insurrection helvète.

    Au ministère, désigné chez nos amis helvètes comme le « Département Fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports » on ne faisait nul mystère que « …le concept d’exercice STABILO DUE repose sur un scénario supposant l’instabilité d’une partie de l’Europe spécialement délimitée pour l’occasion. La Suisse connaît également des troubles, des attentats et des actes de violence. Ce scénario de situation extraordinaire vise notamment à vérifier l’appui fourni aux cantons dans le domaines des engagements subsidiaires ainsi que la conduite et l’engagement de la réserve opérative de l’armée, en l’occurrence de la brigade blindée 11 ».

    Vu de l’autre rive de l’Atlantique par John R. Schindler, qui enseigne les affaires de sécurité nationale à l’Ecole Navale de Guerre US, le jeu de rôle helvétique était récemment expliqué en ces termes :

    « Les exercices militaires suisses de septembre désignés sous le nom de Stabilo Due reposent sur l’hypothèse que l’instabilité de l’Union Européenne devienne incontrôlable. Les suisses sont restés hors de l’Union Européenne – une chose de plus dont ils se félicitent ces temps-ci – et la dernière chose qu’ils souhaitent c’est que les problèmes de l’Union débordent dans leur petit pays pacifique »

    Entrant dans le vif du sujet il ajoute : « Il est communément admis par les spécialistes européens de la sécurité que si le prochain Anders Brievik s’attaquait à des musulmans, les choses prendraient une très sale tournure dans des proportions inimaginables. Il est difficile d’imaginer que les modestes armées européennes puissent faire face à des troubles civils massifs… »

    Le savoir faire français.

    Comme en écho aux propos de Schindler, la communauté des experts en sécurité intérieure US manifeste un regain d’intérêt pour l’ouvrage du Colonel Philippe Coste, publié en avril 2010 sous le titre « Doctrine de Contre-Rébellion » par le Centre de Doctrine d’Emploi des Forces de l’Armée de Terre.

    Un petit ouvrage dont l’idée a du notamment prendre racine dans l’expérience des troupes françaises en Afghanistan, engagées comme chacun sait dans une guerre sans nom aux côtés d’un état fantoche qui devrait se voir attribuer le Nobel toutes catégories de la Corruption, contre un adversaire sans visage qualifié « d’insurgé » par les services de propagande des armées présentes sur place.

    Sa remarquable traduction (« Doctrine for Counterinsurgency at the tactical level ») réalisée par le colonel Antoine Treuille assisté des lieutenants-colonel Patrick du Tertre, Christian Millet et Stanislas Magnien de Magnienville), en fait un produit « vintage » que s’arrache peut être l’entourage de Janet Ann Napolitano entrée en croisade sécuritaire le 20 janvier 2009 comme Secrétaire à la Sécurité Intérieure de l’administration Obama.

    Un rapport du parlement européen sur le contrôle des foules.

    Est-t-il même utile de rappeler dans un tel contexte, que le Parlement Européen ( !) avait déjà envisagé en juin 2000 que les peuples rassemblés sous la tutelle bienveillante de l’Union puissent un jour se rebeller faute de pouvoir exprimer démocratiquement leur ras le bol.

    C’est en tout cas ce qu’il n’est pas déraisonnable de conclure à la lecture du passionnant rapport titré « Crowd Control Technologies : an appraisal of technologies for political control » qu’on traduira pour les lecteurs de Bakchich toujours fâchés avec la langue de Shakespeare par : « les technologies de contrôle des foules : passage en revue des technologies destinées au contrôle politique » …. !

    Sans commentaire…

    http://www.bakchich.info/international/2012/10/14/un-risque-dinsurrection-pan-europeenne-61812

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  7. Mercredi 17 octobre 2012 :

    Les banques genevoises ont reçu de l’argent venant d’Espagne.

    « Les banques et gérants de fortune genevois ont reçu depuis le début de l’année de l’argent venant d’Espagne, transféré par des clients inquiets de l’état du système bancaire espagnol », a indiqué mercredi le président de la Fondation Genève Place financière, Bernard Droux, au cours d’une conférence de presse.

    « C’est de l’argent fiscalisé, ces clients ont choisi délibérément de placer leur argent en Suisse car ils n’ont plus confiance dans les banques espagnoles », a indiqué M. Droux, en ajoutant que les banques anglo-saxonnes observent le même phénomène d’arrivée de capitaux espagnols.

    (©AFP / 17 octobre 2012 13h49)

    Mardi 9 octobre 2012 :

    La crise de la zone euro, commencée il y a près de trois ans avec la Grèce, s’analyse comme une vaste fuite de capitaux privés auxquels les institutions européennes, BCE en tête, ont dû se substituer, souligne le FMI. Les banques privées ont ainsi diminué de moitié leurs engagements sur les cinq pays de la périphérie, les ramenant à environ 750 milliards.

    Les mouvements sont devenus gigantesques. Entre juin 2011 et juin 2012, l’Italie et l’Espagne ont enregistré des sorties atteignant 235 milliards et 296 milliards d’euros respectivement (soit 15% et 27% de leur PIB). Ces chiffres recouvrent à la fois les désengagements des investisseurs non résidents, qui ont vendu leurs titres d’État, mais également des sorties de capitaux de la part des épargnants.

    En revanche, les établissements du «cœur de la zone euro», autrement dit l’Autriche, la Finlande, l’Allemagne et les Pays-Bas, selon le classement du FMI, ont vu leurs dépôts s’envoler, de l’ordre de 350 milliards d’euros depuis l’été 2011. Ces mouvements de capitaux qui divisent la zone euro expriment les craintes d’une «redénomination de la monnaie» (sic), en clair un retour aux devises nationales. «La fuite des capitaux et la fragmentation du marché (interbancaire) qui en ont résulté ont fragilisé les fondements mêmes de l’Union, à savoir des marchés intégrés et une politique monétaire commune effective», avertissent les experts de Washington.

    http://plus.lefigaro.fr/article/le-sauvetage-de-leuro-a-deja-coute-1100milliards-20121009-1277579/commentaires/12508769

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