Joffrin, le suppôt du libéralisme décadent

 

  « Lisez l’éditorial ahurissant de Joffrin à propos de PSA pour comprendre à quel point ce système peut durcir ses méthodes d’intoxication mentale. Deux grammes de protestation avant trois couplets d’appel à la soumission aux normes dominantes et de dénonciation de l’idéologie anti-mondialisation. Le médiacrate social libéral enragé voit dans l’affaire PSA, « le cimetière des illusions idéologiques françaises »!  Intellectuellement c’est révulsif. Surtout venant de gens qui se disent de gauche » (JL Mélenchon)

 Un mois d’amour et de tendresse m’aurait-il guéri de l’agressivité dont mes billets de blog faisaient preuve autrefois ? Je n’arrive plus à trouver Mélenchon sympathique. Ses diatribes permanentes qui au pire,  avant,  pouvaient éventuellement m’agacer, aujourd’hui au mieux me navrent, voire m’ennuient. Elles ne font rien avancer, et surtout pas notre cause. Je suspecte d’ailleurs bien des sympathisants du Front de Gauche d’avoir préféré voter Hollande dès le premier tour non par adhésion à l’idéal (inexistant) Hollandais, mais par rejet de la personnalité trop violente de Mélenchon. Les gens ne votent pas toujours en effet seulement pour un programme, mais également pour une personne susceptible de les incarner. Et Mélenchon peut faire peur, je le conçois à présent. Quitte à passer pour un traître. M’en fous. J’entends bien en effet rester libre de mes propos.

 Pourtant, concernant le médiacrate en question, je ne peux que lui donner raison  quand il évoque l’intoxication mentale à laquelle se livre le dénommé Joffrin à l’aide de ses organes… de presse. Le patron du Nouvel Obs ne fait en effet dans l’article incriminé que demander l’appel à la soumission là où il nous faudrait davantage de révolte, et de volonté de rupture avec la vision économique traditionnelle dominante. Et maintenant caduque. Quand on entend le patron de PSA déplorer les conditions de salaire qui lui sont réservées en France, comment ne pas hurler en effet au scandale de voir un patron à priori français demander ainsi haut et fort à ce que les ouvriers français soient payés comme des travailleurs marocains ? L’exemple roumain ne lui a-t-il donc pas suffit ? Ne voit-il donc pas que si les entreprises ont une vision mondiale, les travailleurs aussi, et seront inéluctablement conduits, face à la généralisation du même train de vie occidental, à réclamer le même niveau de rémunération qui le sous-tend, tôt ou tard ? Dans ce contexte, la mise en place d’un SMIC européen m’apparaît donc inéluctable également, sous la pression des travailleurs eux-mêmes qui, rappelons le, nourrissent tout de même en retour une grand partie de l’économie… Le cercle vertueux de la croissance n’est en effet pas réservé aux seuls économistes et autres propagandistes à la Joffrin… qui n’y ont recours que lorsque leur seul intérêt personnel ou catégoriel est en jeu.

 La vision à courte vue de ces gens là me lance dans un abîme de perplexité quant à la qualité de leur investissement intellectuel face à des questions qui nécessitent davantage qu’une réflexion purement économique de court terme qui les a mené dans la voie sans issue dans laquelle ils sont aujourd’hui.

Un autre monde est possible, et eux seuls n’en n’ont pas encore conscience…