dernier Conseil des ministres d’une République « irréprochable »…

Dernier Conseil des ministres : « ce n’est pas un jour triste », affirme Sarkozy

(je confirme)

Le dernier conseil des ministres de l’ère sarkozyste a eu lieu ce matin à 10H00. Morceaux d’anthologie :

« J’ai rappelé que l’engagement principal de Nicolas Sarkozy en 2007 avait été tenu. Cet engagement, c’était de remettre la France en mouvement », a fait valoir le premier ministre, François Fillon. « Nous l’avons fait avec un nombre de réformes qu’aucun autre [gouvernement] n’a engagées, et nous l’avons fait dans un climat de crise ».

Nicolas Sarkozy est apparu comme « un homme apaisé qui accepte la loi de la démocratie, qui a le sentiment d’avoir fait tout ce qu’il devait faire pour son pays » selon le frontiste Longuet.

(source)

Tous ou presque sont repartis avec un petit mot dédicacé de Nicolas Sarkozy sur le petit carton à leur nom. « Je le transmettrai à mes enfants et à mes petits enfants », a confié Nadine Morano à la sortie du Conseil des ministres (source)

« Le Premier ministre remettra au président de la République la démission de son gouvernement demain » (source)

On devrait donc connaitre avant la fin de la semaine le nom du premier ministre.

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4 réflexions sur “dernier Conseil des ministres d’une République « irréprochable »…

  1. Comme je l’ai déjà dit si j’étais Hollande j’inviterais Sarkozy a devenir mon premier ministre! Pour la rigolade quoi!

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  2. Mercredi 9 mai 2012 :

    EXCLUSIF. Karachi : le document qui embarrasse le camp Balladur.

    Les juges ont retrouvé un bordereau, preuve du retrait en liquide de 10 millions de francs le 7 avril 1995. Une pièce confortant l’existence de rétrocommissions.

    Le 7 avril 1995, un prête-nom de l’intermédiaire en vente d’armes Ziad Takieddine, a retiré 10 millions de francs en liquide dans une banque suisse. Une somme qui correspond au montant déposé sur le compte de campagne de Balladur le 26 avril 1995. 34 réactionsRéagir C’est une pièce capitale. Depuis deux ans, le volet financier de l’affaire Karachi n’a qu’un but : rechercher l’origine douteuse d’un versement de 10 millions de francs (1,5 million d’euros) sur le compte de campagne du candidat Balladur, le 26 avril 1995. Selon la thèse suivie par les juges, cet argent proviendrait du détournement de commissions — les rétrocommissions — issues de contrats d’armement signés sous le gouvernement Balladur.

    Une piste plus que jamais crédible depuis la découverte, le mois dernier, d’un bordereau de retrait en liquide effectué en Suisse par un prête-nom de l’intermédiaire Ziad Takieddine. Sa date : 7 avril 1995. Son montant : 10 millions de francs. Bref, tout colle.

    Les juges Van Ruymbeke et Le Loire étaient sur les traces de ce document depuis le mois de mars. A cette époque, un banquier de Genève fait une révélation : un cheikh saoudien a mis à la disposition d’un prête-nom de Takieddine une somme de 10 millions de francs « courant avril 1995 » sur un compte de transit. Les magistrats ignorent alors si cet argent a bien été retiré et, surtout, à quelle date précise. « Sans le bordereau, il était impossible de savoir si le retrait avait été effectué, si oui comment, et s’il était antérieur au dépôt effectué le 26 avril sur le compte de Balladur », souligne une source proche de l’affaire. Ce bordereau mettra plusieurs semaines à être déterré par les enquêteurs suisses, son contenu confirmant finalement les soupçons des juges. Plus troublant encore, la somme a été mise à disposition pour une période allant « du 7 au 25 avril », soit la veille du dépôt suspect à Paris, selon un fax adressé le 5 avril par le cheikh saoudien à son banquier, que nous avons pu consulter.

    L’homme venu chercher l’argent n’est pas un inconnu. Durant l’enquête, Mustafa al-Jundi est apparu en tant que détenteur d’actions d’une société luxembourgeoise de Ziad Takieddine. « Un prête-nom », selon les propos du juge Van Ruymbeke lors de l’audition de l’intermédiaire franco-libanais le 11 avril dernier. Ce dernier a reconnu connaître Al-Jundi, mais a nié toute relation d’affaires ou amicale. Il sera entendu par le juge ce matin.

    Deux questions restent en suspens. D’abord, d’où vient l’argent? Un premier indice apporte une réponse : les enquêteurs ont découvert un virement de 5 millions de francs effectué par Abdul Rahman al-Assir le 5 avril sur le compte du cheikh. Cet homme d’affaires libanais fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par l’Espagne. Impliqué dans différents contrats d’armement entre la France et le Moyen-Orient, il était un proche de Takieddine. Ce virement confirme qu’il pourrait être le véritable commanditaire du retrait, comme l’a suggéré Takieddine aux juges à plusieurs reprises.

    Enfin, la destination finale de la somme reste incertaine. Deux témoins du dossier ont décrit de nombreux allers-retours de Takieddine et Thierry Gaubert, alors chef adjoint du cabinet du ministre du Budget Nicolas Sarkozy, entre la France et la Suisse en 1994 et 1995. Ces voyages auraient eu pour but de récupérer de fortes sommes d’argent en liquide remises ensuite à Nicolas Bazire, alors directeur de campagne de Balladur. Un scénario dont les juges n’ont toujours pas la preuve irréfutable, mais qui apparaît aujourd’hui plus crédible que jamais.

    http://www.leparisien.fr/faits-divers/le-document-qui-embarrasse-le-camp-balladur-09-05-2012-1991757.php

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