de Poutou à Bayrou, la démocratie contre Sarkozy

Si je n’étais motivé que par un esprit purement et restrictivement partisan, je raillerais avec cynisme la récente prise de position de François Bayrou, en me disant quelque chose du genre « vous voyez bien qu’ Hollande n’est pas de gauche, puisqu’il attire des gens de droite ! « .

Mais je préfère franchement me réjouir de ce que malgré bien des différences, de Bayrou à Poutou, un arc en ciel républicain soit en train de se former pour défendre notre chère démocratie, tellement mise à mal par le président sortant que plus personne, de droite à gauche,  ne souhaite se désister en sa faveur, au point qu’il apparaisse on ne peut plus isolé. Et c’est tant mieux, car cela signifie qu’on ne peut pas semer pendant tant d’années la colère, l’injustice, le mensonge et les malversations sans en subir les conséquences. Que tout ce que la France compte de démocrates se rassemblent pour sortir notre pays des griffes du sarkozysme.

Qu’il dégage !

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9 réflexions sur “de Poutou à Bayrou, la démocratie contre Sarkozy

  1. L’urgence, le premier objectif, la premiere des cibles c’est de degager l’ordure. Ensuite, on pourra s’occuper des socialauds!

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  2. « .. de Bayrou à Poutou, un arc en ciel républicain soit en train de se former pour défendre notre chère démocratie »

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    Merci.

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  3. Je dirais plutôt que Sarkozy repousse les démocrates (avec succès, et c’est une des rares choses qu’il ait réussi de bonne pour la démocratie, avec la QPC).

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  4. bon, je dois avoir un esprit (trop) partisan, car je n’arrive pas à me réjouir du « ralliement » de Bayrou à Hollande… trop cynique (?), j’y vois deux choses déplaisantes :
    – tomber, pour Bayrou, du côté du beurre, puisque l’option Sarkozy, si séduisante en 2007, semble avoir perdu tout son charme en 2012
    – l’écart de nature entre la gauche et la droite a désormais diparu au profit d’un écart de degré entre une social-démocratie et une droite centriste que pas grand’chose ne distingue, en terme de programme économique… C’est l’achèvement d’un déplacement du PS vers des valeurs de droite (oh, certes, toujours vaguement humanistes, mais tellement collées aux principes du libéralisme que ces principes sont prioritaires aux valeurs de partage et de solidarité, attachées (par facilité peut-être !) à la gauche)

    … quelle misère, toute cette campagne…

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  5. « Kadhafi a financé la campagne 2007 de Sarkozy », déclare l’ancien Premier ministre libyen.

    L’ex-Premier ministre libyen al-Baghdadi al-Mahmoudi, emprisonné en Tunisie, a affirmé que le régime de Mouammar Kadhafi avait financé la campagne 2007 du candidat Nicolas Sarkozy, ont rapporté jeudi 3 mai à Tunis ses avocats.

    Durée de la video : 01:17

    Me Bechir Essid, un des avocats de l’ex-Premier ministre libyen al-Baghdadi al-Mahmoudi, déclare :

    « Monsieur al-Baghdadi al-Mahmoudi répète que Mouammar Kadhafi, son régime, ainsi que ses responsables, ont financé la campagne électorale de Sarkozy en 2007. Cet homme a failli pleurer de peine et de douleur : « Pourquoi Sarkozy a changé après avoir conclu cette affaire avec nous ? »

    Monsieur al-Baghdadi al-Mahmoudi ajoute qu’il y a un document officiel du Fonds libyen des investissements africains. Il déclare également que le signataire est Moussa Koussa, conformément aux instructions de feu le Colonel Mouammar Kadhafi. »

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  6. Les occasions d’éradiquer le chancre sont rares. Il s’en présente une, exceptionelle, ne la ratons pas.
    Utilisons le papier du bulletin pour ne pas risquer d’en être réduit à l’illusion des armes.

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  7. Franchement, vous ne pouvez pas choisir un vocabulaire et un style moins nunuche ? Notre « chère démocratie »… on n’est pas en CM2.
    Après Didier Goux va venir vous tirer les oreilles et vous fourrez dans sa rubrique de modernœuds.
    On ira voter Hollande quand même de toutes façons, sans besoin que vous nous tartiniez de la bonté bonne.

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  8. Vendredi 4 mai 2012 :

    Sarkozy 2007 : des avocats tunisiens de l’ex-Premier Ministre libyen reparlent de fonds libyens.

    Le principal avocat tunisien de l’ex-Premier ministre libyen incarcéré en Tunisie a affirmé à son tour vendredi à l’AFP que son client lui avait dit que le régime Kadhafi avait financé la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy, une allégation démentie par son avocat français Marcel Ceccaldi.

    « Al-Mahmoudi m’a dit plusieurs fois que le régime de Kadhafi avait bien financé la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2007 », a déclaré Mabrouk Kourchid, reprenant l’essentiel des propos tenus la veille par un autre avocat tunisien, Bechir Essid.

    Me Mabrouk Kourchid, qui a assisté l’ex-dignitaire libyen auprès de la justice tunisienne, n’a pas avancé de montant, contrairement à Me Bechir Essid, qui avait mentionné une enveloppe de 50 millions d’euros pour le financement de la campagne présidentielle 2007.

    « L’ex-Premier ministre libyen est convaincu que sa détention prolongée en Tunisie était effectuée à la demande de la France et visait à taire la question du financement », a-t-il poursuivi.

    D’autres avocats tunisiens ont indiqué que l’affaire de financement de la campagne de Nicolas Sarkozy par le régime libyen avait été évoquée devant une cour d’appel tunisienne le 25 octobre 2011.

    « La question a été posée devant un juge à l’ex-Premier ministre libyen et sa réponse affirmative figure dans un procès-verbal judiciaire », a assuré à l’AFP l’avocat qui avait posé la question, Slim Ben Othman.

    « Al-Mahmoudi avait alors indiqué qu’une enveloppe de 50 millions d’euros a été remise par lui-même aux mains d’envoyés de Sarkozy à Genève », a déclaré Me Ben Othman.

    « Une mallette contenant de l’argent en espèces avait été remise à Genève par al-Mahmoudi accompagné d’autres ex-dirigeants libyens », a poursuivi Me Ben Othman, rapportant des propos tenus par son client devant une cour présidée par le magistrat Ezzedine Bouzrara.

    « Des documents attestant de l’opération ont été copiés et déposés dans plusieurs capitales européennes », a ajouté l’avocat affirmant que son client craignait une liquidation physique.

    Citant son client, l’avocat Mabrouk Kourchid a indiqué que « le régime de Kadhafi n’avait pas financé que la présidentielle française, deux autres pays de l’Europe de l’est et de l’ouest ont profité de ses largesses », a-t-il affirmé, sans plus de précision.

    « J’étais présent lorsque la question du financement a été posée », a indiqué à l’AFP un avocat du comité de défense, Me Mahdi Bouaoucha, assurant que les propos de al-Mahmoudi avaient été consignés dans un procès-verbal.

    Les trois avocats tunisiens ont assuré ne pas connaître l’avocat français Marcel Ceccaldi qui avait formellement démenti jeudi les affirmations de ses confrères tunisiens.

    « En ma qualité d’avocat d’al-Baghdadi al-Mahmoudi, et sur instruction de ce dernier, je démens formellement les allégations de Bechir Essid », a déclaré à l’AFP l’avocat français Marcel Ceccaldi, qui dit défendre l’ex-Premier ministre libyen al-Baghdadi al-Mahmoudi.

    Dans un état de santé critique, M. al-Mahmoudi avait été hospitalisé pour hémorragie interne, avait indiqué jeudi Me Kourchid.

    http://www.romandie.com/news/n/_Sarkozy_2007_des_avocats_tunisiens_de_l_ex_PM_libyen_reparlent_de_fonds_libyens84040520121710.asp

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