des pirates à l’assaut des législatives

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« On ne demande qu’à partager de l’information, de la culture et ils nous traitent de pirates ? Et bien, on a qu’à monter notre parti politique et l’appeler Parti pirate ! » (Rick Falkvinge, informaticien suédois).

Le Parti Pirate est né le 1er janvier 2006, sur la base de cette simple blague. Mais celle-ci va très vite dépasser l’initiative un peu potache de son créateur puisqu’en  un peu de temps, « des centaines de milliers d’internautes prennent d’assaut le site pour demander comment participer, œuvrer pour cette nouvelle formation politique de défense des libertés, des droits de l’internaute et de la « légalisation du partage hors marché« . »

Niant d’emblée la nation même de nation et de Frontière, qui n’a aucun sens dans leur logique de partage et d’échange qui se veut sans entraves,  leur implantation en France reste limitée. En Allemagne, cependant, ils sont en train de devenir une force politique qui compte, et même paraît-il sur le point de devancer les écologistes, c’est pour dire ! On aurait tort de les limiter, comme c’est souvent le cas, à la seule sphère numérique, et à leur action pour les libertés sur le Net, puisqu’ils s’intéressent à bien d’autres domaines, comme les brevets sur le vivant, les médicaments, la transparence des institutions publiques… Tous domaines qui pourraient ne pas m’interdire d’y adhérer. Mais quel est leur objectif politique réel, plus clairement défini ?  « Protection des droits et des libertés fondamentales, aussi bien dans le domaine numérique qu’en dehors, la légalisation du partage hors marché, la lutte contre le fichage abusif, l’indépendance de la justice, la transparence de la vie politique et l’ouverture des données publiques » résume Maxime Rouquet, l’un des co-pésidents (chez eux la notion de hiérarchie politique n’a que peu de place),  dont le blog est ici.

Malgré la jeunesse de cette formation politique atypique, on devrait en entendre parler d’ici peu, puisqu’ils ont déclaré récemment lors d’une conférence de presse, leur intention de présenter des candidats aux législatives dans toutes les régions dans lesquelles ils sont implantés. Leur liste est ici. Leur programme est . Et leurs idées ne sont pas de prime abord incompatibles avec les nôtres, et rejoignent notre souhait essentiel de voir émerger des alternatives au capitalisme, bien que ce soit davantage chez eux par le biais de l’accès démocratique aux connaissances et aux savoirs par les citoyens pour mieux exercer leur pouvoir de décision, si j’ai bien compris… Mais je vais aller y voir de plus près, et ne manquerai pas de vous faire connaitre mes observations par la suite.

Pour en savoir plus :

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7 commentaires

  1. S’ils jouent le vieux jeu du NI.NI, c’est qu’ils sont de droite. Merci de votre commentaire, Brice Lacoste..

    JSB, sociologue des médias

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  2. À première vue ce parti rappelle le PARTI RHINOCÉROS, parti québécois (et canadien) auquel j’ai adhéré de 1966 à 1988. Le parti avait été fondé et inspiré par Jacques Ferron, un excellent médecin et un écrivain de grand talent.

    Comme je ne veux pas m’attarder et ennuyer les éventuels lecteurs je dirai que le parti, souverainiste et «socialiste», fonctionnait «à l’ironie». Nous étions toujours plus fédéralistes canadiens que les plus enragés des fédéralistes canadiens et nous étions toujours plus à droite que les pires réactionnaires du Québec et du Canada.

    Jacques Ferron a fondé ce parti après avoir lu dans un journal qu’en 1958 les habitants de Sao Paolo avaient élu Cacereco, l’hippotame du zoo de cette ville.

    Pourquoi choisir le rhinocéros? Parce que comme les fédéralistes et les «droitistes» cet animal aime se vautrer dans la boue.

    Ce fut un parti mobilisateur qui a enchanté et fait rire de nombreuses personnes.

    Depuis 1988 un nouveau groupe, différent des premiers «rhinocéros» a pris le «contrôle» du parti, parti que j’ai alors quitté pour me diriger vers de nouveaux horizons sociaux et politiques.

    Alors, le Parti Pirate m’intéresse, même si je n’arrive pas à bien saisir leurs objectifs et idées.

    AU PLAISIR, AMIS FRANÇAIS ET EUROPÉENS!

    Jean-Serge Baribeau, sociologue des médias

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