La justice suit son cours… De Madoff à BNP Paribas #Banksters

Voici un tournant majeur dans l’enquête sur le volet français de la fraude Madoff : selon de très bonnes sources, une mise en examen de BNP Paribas est désormais plus que probable. C’est un arrêt en date du 30 janvier 2012 de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris, dont Mediapart a eu connaissance, qui est à l’origine de ce spectaculaire rebondissement. Faisant référence à la plainte du liquidateur américain du groupe Madoff, cet arrêt – que nous avons pu lire grâce à une source au Palais de justice de Paris mais dont nous n’avons pas pu conserver une copie – souligne que la banque BNP Paribas a perçu, au travers de certaines de ses filiales gestionnaires et dépositaires de certains fonds Madoff off shore, des commissions considérables. (Une version anglais de l’article peut être lue ici).

La suite est ici.

Où il est prouvé que la banque française avait, tout comme UBS, de nombreux indices lui permettant de connaitre l’existence de la fraude, et qu’elle aurait pu alerter ses clients… si elle n’avait pas touché des millions d’euros de commissions afin de les aider à fermer les yeux sur les agissements de Bernard Madoff.

Quel rapport avec la politique, me direz-vous ? Tout simplement ceci :

« Proche de Nicolas Sarkozy, dont il a concocté, avec le patron d’Axa, Henri de Castries, le programme économique en 2007, le président sortant, Michel Pébereau, avait fait de son établissement la banque de la « Sarkozie » et avait même été l’un des piliers de la mise en œuvre de la très controversée Révision générale des politiques publiques, plus connue sous le sobriquet de RGPP. Et son successeur, Baudoin Prot, est resté l’un des pivots de ce régime. Mais voilà soudainement que les vents tournent et que BNP Paribas va devoir affronter une sérieuse épreuve judiciaire qui risque de ternir fortement son image. Et tout cela à cause d’une plainte que la banque au début a pris de très haut…« 

Merci à Laurent Mauduit et à médiapart pour ce travail de (vrai) journaliste… Lui. Suivez mon regard

 

Une réflexion sur “La justice suit son cours… De Madoff à BNP Paribas #Banksters

  1. Vendredi 2 mars 2012 :

    L’IIF chiffre une faillite de la Grèce à plus de 1.000 milliards d’euros.

    L’organisation bancaire internationale IIF a chiffré à plus de 1.000 milliards d’euros le coût pour l’économie internationale d’un défaut incontrôlé de la Grèce, dans un rapport remis en février aux dirigeants européens, indique vendredi l’hebdomadaire grec Athens News.

    Selon Athens News, l’Institut de la Finance Internationale – qui a négocié avec le gouvernement grec au nom des créanciers privés un accord de restructuration et de réduction de la dette grecque – juge que la Banque centrale européenne sera particulièrement touchée, de par son exposition à la dette grecque et les actions qu’elle devrait prendre pour éviter une contagion de la crise aux autres maillons faibles européens.

    Selon l’IFF, un défaut de paiement de la Grèce menacerait directement de déstabiliser le Portugal, l’Irlande, l’Italie et l’Espagne, victimes suivantes les plus probables.

    L’organisation bancaire internationale évalue les recapitalisations bancaires nécessaires à environ 160 milliards d’euros. Elle estime aussi, selon Athens News, que l’économie européenne paierait une faillite grecque par un ralentissement, réduisant les revenus fiscaux.

    Ce rapport a été remis, d’après l’hebdomadaire, le 18 février aux dirigeants européens, avant qu’ils ne décident, jeudi soir, de finalement lancer le 9 mars un plan de renflouement et de désendettement du pays élaboré en octobre, si entre-temps les créanciers privés d’Athènes acceptent d’effacer un peu plus de 100 milliards de créances.

    Au vu de ces traumas financiers, il est difficile de concevoir que la Grèce pourrait rester un membre fonctionnel de la zone euro en cas de défaut désordonné, note le rapport cité par le journal.

    L’IFF juge également que les retombées sociales et politiques d’un défaut compromettraient l’effort de réforme mené par la Grèce à la demande de ses créanciers.

    http://www.romandie.com/news/n/_L_IIF_chiffre_une_faillite_de_la_Gr_lus_de_1000_milliards_d_euros__RP_020320121046-27.asp

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