ce référendum qui lui n’aura surtout pas lieu… #NonAuMes !

 Demain, nos députés seront amenés à se prononcer sur le MES (Mécanisme européen de stabilité), ce dont quasiment aucun média français ne parle. Et pourtant…

 Pourtant, ce dispositif changera indubitablement votre quotidien puisque, comme nous l’explique ici très clairement le Député Européen Patrick Le Hyaric :

Le prêt à un pays en difficulté est conditionné  « à son acceptation et à l’application de toutes les dispositions prévues dans le premier traité c’est à dire à la condition  qu’il pressure les citoyens, recule l’âge de la retraite, réduise les budgets sociaux, diminue vos salaires, retraites et minima sociaux. Tout cela sans que les parlements nationaux n’aient leur mot à dire, la Commission de Bruxelles, la Banque centrale européenne et le… Fonds monétaire international disposant, eux, des pleins pouvoirs qu’ils ne détiennent pas du suffrage universel. C’est précisément ce qui est imposé à la Grèce » avec les conditions inacceptables que l’on sait…

Pourtant, la droite n’en parle absolument pas, le Président Sarkozy n’en a fait nullement référence hier, préférant appeler à des référendums sur des sujets plus que douteux et facteurs de stigmatisation des plus fragilisés d’entre nous. Un véritable déni de démocratie.

Par ailleurs, la position officielle du PS est on-ne-peut-plus ambiguë puisque les députés sont appelés à s’abstenir, attitude particulièrement courageuse s’il en est pour quelqu’un qui prétend lutter contre les marchés… (avec son sabre en bois ?) et tout en disant l’inverse à Londres. C’est donc à juste titre que le candidat du Front de gauche a interpellé le candidat dit de gauche Hollande en soulignant le paradoxe de la position socialiste : 

  Quand François Hollande dit “moi, je veux renégocier le traité”, dont acte, je peux l’entendre. Mais alors qu’il commence par voter “non” le 21 février. Parce qu’on a jamais vu qu’on renégocie quelque chose qu’on a approuvé » !

Et qu’on ne nous fasse pas le coup de jouer sur les mots… Car s’abstenir, c’est une position hypocrite qui consiste concrètement à entraîner l’approbation de ce traité auquel il faut impérativement dire NON pour sauvegarder les intérêts des citoyens européens, sans quoi ce serait bien mal les représenter…

Marie-Noëlle Lienemann, consciente du danger que représente ce traité en deux parties que l’on appelle à ratifier juste avant une élection majeure (conformément à la méthode du ni vu ni connu j’t’embrouille), est l’une des rares au PS a avoir eu le courage de s’investir dans cette bataille stratégique majeure en envoyant un courrier à tous ses collègues socialistes.

Celui-ci, intitulé sobrement « Pourquoi il faut voter contre les deux projets de lois concernant des traités européens sur le Mécanisme Européen de Solidarité soumis à ratification par Nicolas Sarkozy avant l’élection présidentielle » est visible ici. Elle y explique que « cette ratification en deux temps d’un pacte global d’austérité » est un « piège susceptible d’affaiblir la gauche ».

Sa conclusion est sans appel, elle rejoint d’ailleurs  celle du Front de Gauche, et je la partage en tous points :

« Nos électeurs et, de façon plus générale, les Français ont besoin d’un signe clair : ce qui se passe en Grèce est inacceptable et ce qui se prépare à travers les accords Merkel-Sarkozy est également inacceptable. Il faut que cela change vraiment. Nous voulons de réels mécanismes de solidarité européens adossés à une sortie de crise qui refuse l’austérité et la régression. »

C’est pourquoi, comme bien d’autres, et plus particulièrement mes amis blogueurs ci-dessous, je m’associe à ce refus d’un traité mortifère.

 Ils disent également NON au MES :

 Nathanaël, Annie, babelouest, Nico, Corinne, rêver de nouveau, un monde à gauche, Jacques Tourtaux, Lutopick, rannemarie (elle est belge mais bon, elle a le droit de se sentir concernée, non?), Eva,  Jocelyne, les vregens, Circé, et même des socialisses, comme Intox2007 ou Gérard Filoche et bien d’autres…

 Et pour terminer, Les moutons enragés, qui publient la liste des mails des 546 députés à qui envoyer un texte de leur composition afin de vous permettre d’exprimer votre désaccord.

Place au peuple !