Vive la résistance… à l’agression publicitaire !

Antonin, un résistant à l’agression publicitaire du collectif des deboulonneurs, m’a contacté récemment pour me demander de les aider à se faire connaître davantage car ils sont – je le cite – « très déçus par la couverture médiatique des médias traditionnels nationaux ». je ne sais pas si je peux faire mieux à moi tout seul avec ce blog, mais si mes collègues du front des blogs veulent relayer le message, je les y invite d’autant plus volontiers que je suis moi-même sensibilisé et acquis à la cause du collectif.

Comme il ne s’agit pas cependant de soutenir  tout et n’importe quoi, je me suis renseigné sur ces gens là. Voilà ce qu’en dit par exemple leur fiche wikpédia :

« Les Déboulonneurs est un collectif français de lutte contre la publicité, notamment l’affichage publicitaire considéré comme une dégradation du paysage et un envahissement de l’espace public. Le collectif a plusieurs antennes locales (Paris, Lyon, Lille, Montpellier, Rouen, Évreux, Amiens, etc.), et organise périodiquement des actions non-violentes de dégradations légères d’affiches publicitaires (sur lesquelles sont inscrits des slogans exprimant les revendications du collectif). Ces actes sont effectués à visage découvert et assumés devant les tribunaux. L’objectif politique principal du collectif est d’obtenir le vote d’une loi réglementant de façon beaucoup plus stricte l’affichage publicitaire en France »

Ceci me convient parfaitement. Voilà des gens qui prennent leurs responsabilités et assument ce qu’ils font.  Aussi, je m’empresse de vous livrer un extrait de la réflexion d’Antonin sur laquelle il a travaillé pour les besoins de ce billet. Elle tente de définir et préciser le rapport du collectif des déboulonneurs aux médias :

« Le collectif des déboulonneurs s’est formé en 2005 pour contester un système publicitaire de plus en plus envahissant et totalisant. Dès sa fondation, le collectif a été pensé comme une machine médiatique et politique capable de braquer les projecteurs sur l’industrie publicitaire dans l’espace public. Le mode d’action adopté a été d’emblée celui de la désobéissance civile. L’impossibilité de porter le débat par des voies traditionnelles a mené la cause anti-publicitaire à sortir de la légalité et à passer à l’action directe non violente. L’objectif de celle-ci est la mise en scène, à chaque action, de la désacralisation de la publicité par son barbouillage (=inscription à la peinture d’une réponse légitime). Cette mise en scène « spectaculaire » voire « transgressive » nous sert de fenêtre de tir pour poser un débat sur la place de la publicité autrement inaudible sans cet électrochoc. L’action est très rigoureusement préparée et un travail de médiatisation est réalisé en amont de façon à donner un impacte maximum lors du passage à l’acte. »

je ne peux pas vous livrer ici la totalité du texte que m’a fourni Antonin sur le sujet car il risquerait de dépasser le format imparti à un billet de blog, mais s’il en est d’accord je peux le fournir à tous les blogueurs qui le souhaitent, pour base de débat, de réflexion, et de diffusion de leurs idées et moyens d’action.

Concrètement, voilà ce que ça donne en quelques photos, comme ici à Lille, à Tour, ou à Rouen.

Antonin nous propose de nous informer sur l’actualité de l’action antipub, et de nous tenir au courant des rendez-vous d’actions, des procès, des projets de lois sur la publicité, ainsi que des ressources médias en avant première. Ceux qui sont volontaires savent où me trouver…   je transmettrai.

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